Au cœur des geôles de l’OCRB à Bangui : conditions de détention, activités des prisonniers

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Créé pour combattre le fléau du banditisme, l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) de Bangui est devenu une institution qui inspire la terreur. Son évolution, de force de sécurité à outil de répression politique sous les régimes successifs et l’influence grandissante du groupe Wagner, est une sombre illustration de la dérive autoritaire. Morts suspectes, arrestations arbitraires, tortures : le modus operandi de l’OCRB est implacable. Nous vous proposons une incursion inédite au cœur de cet appareil d’État où la dignité humaine est la première victime.
Il est important de signaler qu’auparavant, la communauté internationale, l’Office des Droits de l’Homme et d’autres organisations dénonçaient ces activités. Toutefois, depuis l’arrivée du groupe Wagner en Centrafrique, les organisations de défense des droits de l’homme n’ont plus accès à ces lieux. Wagner bloque tout, et l’office est devenu une machine de guerre au service du pouvoir. Arrestations arbitraires, tortures, assassinats y sont monnaie courante, le tout dans la clandestinité la plus totale.
Pour cet épisode, nous allons expliquer comment fonctionnent les cellules de l’OCRB et comment les Centrafricains et les étrangers qui y sont arrêtés y vivent au quotidien.
Lorsque vous êtes arrêté et que vous arrivez à l’OCRB, après avoir éventuellement été entendu (ce qui n’est pas toujours le cas), vous êtes dirigé vers une cellule. La taille des cellules varie, mais la plupart mesurent généralement trois mètres de long sur environ deux mètres de large. À droite et à gauche, il y a une banquette en béton d’environ 40 cm de large, qui s’étend sur toute la longueur. En face, on trouve également une banquette en béton. Ces banquettes sont disposées en forme de “U”. Elles mesurent environ 40 cm de large et leur longueur correspond à la taille de la cellule (trois mètres de long et deux mètres de large).
Sur ces banquettes, les détenus dorment. C’est leur lit. Un détenu dort sur la banquette, et un autre dort en dessous, à même le sol. Il en est de même pour les banquettes de gauche, de droite et d’en face. Ainsi, une cellule de trois mètres sur deux (soit six mètres carrés) peut accueillir un minimum de six détenus, et au maximum huit. Dans ces conditions, les détenus dorment les uns au-dessus des autres et les uns à côté des autres. Si par exemple deux personnes dorment sur la banquette de trois mètres, il peut y avoir aussi deux personnes sur la banquette de gauche, deux sur celle de droite, et deux autres en dessous de chaque banquette. Il peut donc y avoir facilement dix détenus dans une seule cellule, qui est surpeuplée. Il y a de nombreuses cellules similaires, numérotées de un à six.
Les conditions d’hygiène sont extrêmes. Il n’y a ni toilettes ni douches à l’intérieur des cellules. Pour uriner ou déféquer, les détenus doivent utiliser des sacs plastiques que leur famille doit leur apporter. Si un détenu veut faire de kaka, il s’écarte un peu et le fait, sous le regard de tous, car il n’y a aucune intimité. L’odeur se répand inévitablement dans toute la cellule, et les autres détenus aspirent l’odeur. Pour uriner, le même sac plastique est utilisé, puis il est bien fermé. Parfois, les détenus utilisent également des bouteilles en plastique fournies par leurs parents pour uriner. Les kaka et l’urine restent dans la cellule avec les détenus, qui doivent en supporter l’odeur, avec les conséquences qu’on connait.
Parfois, à midi, les détenus sont autorisés à se laver. Ils disposent d’une ou deux minutes pour entrer dans la douche, se déshabiller, se laver rapidement, puis un geôlier ou un policier leur signale que le temps est écoulé et qu’ils doivent retourner dans leur cellule. Un autre détenu prend ensuite sa place. Parfois, les détenus ne se lavent pas bien.
Pour évacuer les sacs contenant les kaka et l’urine, le matin, la cellule est ouverte et les détenus sont invités à jeter rapidement le contenu. Un détenu prend les sacs et les jette, puis retourne immédiatement dans la cellule.
C’est ainsi que se déroule la vie quotidienne dans ces cellules. Des anciens ministres, des directeurs financiers, des coordinateurs, des députés et d’autres personnalités sont incarcérés dans ces mêmes conditions. Il n’y a pas de cellules de luxe à l’OCRB, sauf à la prison du camp de Roux et Ngaragba.
Les organisations de défense des droits de l’homme ne s’expriment pas sur ces conditions, en particulier sur la façon dont les gens défèquent et dorment. Si un détenu n’a pas de proche pour lui apporter une natte, il dort à même le béton, ce qui entraîne des problèmes de dos et de cou. L’objectif n’est pas de les maintenir en vie, mais de les éliminer en douceur.
Quand la famille d’un détenu arrive, ils ont accès à un petit coin aménagé, similaire à ce qu’on voit dans les prisons américaines à la télévision. Ce parloir est équipé de grilles. La famille reste à l’extérieur et parle au détenu qui reste à l’intérieur. Ces parloirs ne durent que quelques minutes.
Il y’a lieu de noter que l’OCRB (Office Central pour la Répression du Banditisme) a été créé en 1965 à Bangui, en République Centrafricaine.
Son objectif principal était de lutter contre le grand banditisme, notamment les braquages à main armée, les vols à main armée, les cambriolages et d’autres formes de criminalité urbaine.
Au fil des années, l’OCRB est également devenu un organe de sécurité très redouté, notamment sous certains régimes. Selon plusieurs rapports de défense des droits humains, il a été utilisé pour des arrestations arbitraires, des détentions extrajudiciaires et des actes de torture….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
