Cambriolage au Lycée Scientifique Ama de Boy-Rabe : un gardien tabassé, du matériel volé

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Le Lycée Scientifique Ama de Boy-Rabe a été cambriolé dans la nuit de jeudi à vendredi. Les voleurs ont battu le gardien et emporté plusieurs équipements de l’établissement.
“J’ai trouvé le gardien ligoté”
Vendredi matin, le Proviseur Godfrey Kolor arrive comme d’habitude à son travail. Devant la bibliothèque où dort le gardien, il voit du monde rassemblé. Le spectacle le choque : le gardien a été battu, ligoté et abandonné là.
“Quand je suis arrivé très tôt le matin, j’ai vu une foule devant la bibliothèque là où loge ma sentinelle. Il était dans un piteux état“, raconte le professeur à Radio Centrafrique. L’homme a été emmené d’urgence à l’hôpital.
Bureau saccagé, matériel emporté
Après s’être occupé du gardien, le Proviseur veut vérifier son bureau. La porte s’ouvre toute seule, elle a été forcée. À l’intérieur, tout est sens dessus dessous.
“L’ordinateur a été emporté, le régulateur aussi. Mon ventilateur a été renversé”, détaille-t-il. Le Proviseur attend la police avant de faire l’inventaire complet. D’après les premières constatations, les voleurs ont pris du matériel bureautique et peut-être même du matériel biologique.
“Des malfrats rôdent dans le quartier”
Cette attaque inquiète le responsable de l’établissement. “Il y a des malfrats qui rôdent autour, qui sont même dans le milieu, et qui s’évertuent vraiment à commettre des forfaits. Et leur présence m’a été signalée par la population même”, explique le Proviseur Kolor.
Il demande aux autorités d’agir rapidement : “J’aurais aimé que les forces de l’ordre puissent vraiment s’investir pour que mon lycée soit sécurisé. Sinon, je ne sais pas ce qui pourrait arriver par après“.
Une enquête ouverte
Ce cambriolage s’ajoute aux nombreux cas d’insécurité qui touchent Bangui. Les écoles deviennent des cibles faciles pour les voleurs, privant les élèves d’équipements nécessaires à leur formation.
La police a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de cette agression. En attendant, le lycée doit reprendre ses activités malgré les dégâts et l’absence de matériel volé….
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
