Une foule immense, un message clair : fini le troisième mandat pour Touadera

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Ils étaient des milliers, ce vendredi, à marcher dans les rues de la capitale. Une foule humaine, spontanée, portée par une seule idée : Touadéra doit partir. Le message est lancé, impossible de l’ignorer.
Pas de bus affrétés, pas d’argent distribué pour gonfler les rangs, pas de promesses creuses pour acheter les consciences. Cette fois, les Centrafricains ont marché par conviction. Parti de l’avenue Boganda, le cortège a grossi, impressionnant, jusqu’à saturer les artères de la capitale. Des visages fatigués mais déterminés, des voix qui portent loin, des pancartes qui claquent au vent : tout dans cette foule disait la vérité d’un peuple qui en a assez. Les applaudissements fusaient, même de ceux qui, restés chez eux, saluaient en silence ce courage collectif. C’est ça, une manifestation naturelle, pas une mise en scène payée par les poches du régime.
Mais avant ce jour J, Touadéra et son clan ont tout tenté pour étouffer cette colère. Ils ont sorti l’artillerie lourde, pas celle des armes, mais celle de la manipulation et de l’intimidation. Sur les réseaux sociaux, un audio a circulé, une voix de partisan transformé en pseudo-sorcier, un soi-disant “médecin traditionnel, un marabout comme cette voix aime le dire “. Ce charlatan annonçait des visions apocalyptiques pour le 4 avril : des morts, des dégâts, un chaos sanglant si la marche avait lieu. “Restez chez vous, ne bougez pas, j’ai vu la vérité dans mon esprit satanique “, lançait-il, jouant sur les superstitions pour semer la panique. Une tactique minable, digne d’un pouvoir aux abois.
Et ce n’était pas tout. Blaise Didatien Kossimatchi, griot fidèle de Touadéra, a lui aussi joué son rôle dans cette comédie grotesque. Dans une vidéo, il palabre avec quelques taxis-motos, prétendant qu’on leur avait promis 25 000 francs CFA pour manifester, tout en les incitant à rester à l’écart. Du bluff, encore du bluff, pour faire croire que l’opposition achète ses soutiens, alors que c’est le camp présidentiel qui a l’habitude de remplir les poches pour remplir les rues. D’autres encore ont menacé, via des vidéos sur internet, de traquer les manifestants, de frapper à chaque porte. Mais le 4 avril, ces intimidations sont tombées à plat. Les Centrafricains ont répondu par leurs pieds, leur présence, leur nombre.
Touadéra, lui, reste fidèle à son image : un homme qui ne réagit pas, qui ne parle pas, qui laisse faire. Ses soutiens russes, Poutine en tête et les mercenaires de Wagner dans l’ombre, doivent se frotter les mains. Ils ont trouvé en lui le pion idéal : docile, silencieux, prêt à tout accepter pourvu qu’on le maintienne en place. Mais ce silence, cette faiblesse, c’est justement ce que les Centrafricains rejettent. Ils ne veulent plus d’un président qui se cache derrière ses alliés étrangers, qui laisse le pays s’enfoncer pendant qu’il rêve d’un trône éternel. S’il avait un minimum de conscience, il regarderait cette foule et dirait à ses “amis” russes : “C’est fini, ils ne veulent plus de moi”. Mais Touadéra a-t-il seulement des oreilles pour entendre ?
Le BRDC mérite un grand coup de chapeau. Organiser une marche pareille, dans un climat aussi tendu, avec un régime prêt à tout pour garder la main, ce n’t pas rien. Ce mouvement a su rassembler, mobiliser, donner un cadre à la colère populaire. Ce vendredi, il a prouvé que l’opposition n’est pas juste un bruit de fond, mais une force vive, capable de faire trembler le palais. C’est un premier pas, un message clair : les Centrafricains ne se laisseront plus faire.
Alors oui, tout ce que Touadéra a tenté – la peur, les sorciers, les griots, les mensonges – s’est effondré comme un château de sable. Cette manifestation, c’est une claque, un avertissement. La quasi-totalité des Centrafricains, à travers cette foule immense, a dit qu’elle ne voulait plus de lui, ni de son troisième mandat, ni de sa gestion désastreuse. S’il persiste, s’il s’accroche, il devra expliquer à ses mentors russes pourquoi le peuple le rejette. Mais surtout, il devra affronter une vérité qu’il refuse de voir : son temps est compté. Les Centrafricains ont parlé, et leur voix, ce 4 avril, a résonné plus fort que toutes les combines de son clan….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)

