Professeur Gaston Mandata Nguérékata : “La Centrafrique est livrée aux bandits”, le 4 avril 2025, c’est le jour J de la mobilisation

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La Centrafrique est livrée aux bandits, dénonce le Professeur Gaston Mandata Nguérékata dans un cri du cœur. Entre corruption, misère et barbarie, notre nation agonise sous un régime indigne. Mais l’espoir renaît : le 4 avril 2025, jour J, le peuple est convié à se lever. Ce sursaut pacifique est une urgence pour restaurer la dignité et la vie de nos compatriotes.
Voici ci-dessous la déclaration du Professeur Gaston Mandata Nguérékata:
Déclaration intégrale :
Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,
Notre patrie, la République centrafricaine, va mal, très mal. L’heure est grave, très grave.
Les mains auxquelles nous avons confié la gestion des affaires de l’État pour un temps se sont révélées peu expertes et dangereuses. Elles ont érigé la corruption, la concussion et le tribalisme en mode de gouvernance. L’histoire retiendra que les autorités actuelles, plus qu’aucunes autres, ont livré le pays à la mafia, détricoté le tissu national et hypothéqué l’avenir de millions de nos concitoyens, des jeunes en particulier. Notre pays s’est transformé en une arrière-cour pour des individus peu recommandables, des bandits de tout acabit et les plus dangereux repris de justice. Les manœuvres les plus abjectes et les plus éculées, le mensonge éhonté, le non-respect de la parole-donnée ainsi que le double-langage sont devenus les principales caractéristiques du régime qui est à la tête de notre pays.
Nous ne voulons pas faire offense à nos compatriotes en dressant ici la liste des actes et des actions que ce régime mène au quotidien et qui relèvent de crimes de haute trahison. Pour preuve, nos compatriotes de l’arrière-pays sont livrés à eux-mêmes quand ils ont de la chance, sinon ils sont impunément massacrés par les groupes armés que le régime a laissé prospérer et les Mercenaires russes, dont la barbarie n’a d’égal que leur cruauté. Le seul crime de ces compatriotes c’est d’être nés sur la terre de leurs ancêtres et de posséder la nationalité centrafricaine.
La misère a gagné toutes les couches sociales. La capitale nationale, jadis appelée Bangui la Coquette, est devenue une poubelle géante, une ville sans électricité, sans eau, sans attraits, bref une ville sans vie, sans âme, classée parmi les villes les plus chères du monde, une ville où il ne fait pas bon vivre.
Le 4 avril 2025, le BRDC appelle à une manifestation pacifique et citoyenne pour rappeler aux dirigeants du pays leur devoir envers le peuple, celui d’apporter des solutions concrètes à nos problèmes existentiels, à savoir l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé primaire, à une alimentation saine et régulière.
De nombreux compatriotes et associations ont spontanément répondu à cet appel. Je suis de ceux-là. Car il ne s’agit pas de politique politicienne. Non. Il s’agit de notre droit à la vie, une vie décente, une vie normale, pour nos enfants, nos sœurs, nos mamans, nos parents. C’est maintenant ou jamais, chers compatriotes. Le moment est unique. Il est historique. Ensemble, prenons notre destin en mains. Tous, Banguissoises, Banguissois, participons à cet événement. Fonctionnaires, chômeurs, boubanguérés, wali gara, étudiants, syndicalistes, citoyens de bonne volonté, tous, dans la fraternité et la concorde, rendons-nous massivement à l’heure et lieu indiqué par le BRDC ce vendredi 4 avril 2025….
Professeur Gaston Mandata Nguérékata….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)

