L’ancien député Mara répond à la radio Ndéké-Luka suite à son reportage sur l’enseignement secondaire à Mala
L’ancien député Mara répond à la radio Ndéké-Luka suite à son reportage sur l’enseignement secondaire à Mala” width=”300″ height=”450″ />
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
À Mala, dans la préfecture de la Kémo, les études s’arrêtent souvent après la classe de seconde faute de collège d’enseignement secondaire, comme l’a rapporté la radio Ndéké-Luka le 24 mars 2025. Les élèves, livrés à eux-mêmes, abandonnent ou échouent à Dékoa. Jean-Pierre Mara, ancien député, dénonce cet abandon et pointe la responsabilité du gouvernement Touadéra.
Voici l’extrait de sa réponse :
Je souhaite réagir en tant qu’initiateur et premier contributeur à l’effort qui a conduit à la construction du collège de Mala.
En tant qu’ancien député de Mala, je connais bien la situation. Le collège de Mala, qui couvre les niveaux de la 6e à la 3e, ne dispose que de deux professeurs titulaires. Il n’y a ni professeur de mathématiques, ni professeur d’anglais, ni professeur de français. Les élèves orientés en classe de seconde, qui doivent pour cela se rendre ailleurs, principalement à Dékoa à 62 km, n’ont pas le niveau requis et échouent inévitablement.
Il faut se souvenir qu’autrefois, les ressortissants de Mala fréquentaient le collège de Sibut ou le lycée de Bambari, et c’était une source de fierté (suivez mon regard).
Transformer le CEG en CES pour permettre aux élèves de rester sur place n’est pas une solution miracle et n’offre aucune garantie de succès. D’ailleurs, que deviennent ceux qui obtiennent le baccalauréat aujourd’hui à Dékoa, Bambari, Bouar, Berbérati, etc. ? À part grossir les rangs des chômeurs ?
Non, le niveau de l’enseignement en Centrafrique en général est un bilan qui ne justifie pas un nouveau mandat pour les actuels détenteurs du pouvoir. Le collège de Mala illustre l’effort d’une population qui construit des écoles et d’autres établissements scolaires. Mais cette population ne peut pas former les professeurs. Former des enseignants qualifiés, dotés des compétences pédagogiques nécessaires, et assurer régulièrement leur rémunération sont des obligations régaliennes auxquelles l’État, dirigé par le professeur Touadéra, a failli. Nous savons que Ernest Mada n’a pas justifié l’utilisation des aides accordées par la Banque mondiale pour le paiement des maîtres-parents et des professeurs des collèges en province.
C’est pourquoi nous disons NON à un autre mandat de Touadéra. Le peuple dit NON à un nouveau mandat et demande à Touadéra de respecter simplement son serment. Par deux fois, il a juré sur la Constitution du 30 mars 2016 de la respecter. Il ne peut donc plus se présenter comme candidat.
Jean-Pierre Mara
Ancien député
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
