Le nouveau collège de Cantonnier démarre dans la difficulté

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
À peine ouvert en 2024, le nouveau Collège de Cantonnier fait déjà face à des défis majeurs, notamment le manque d’infrastructures. L’établissement d’Enseignement Général (CEG) partage actuellement trois salles de classe avec l’école Mixte Fondamentale 1 de Cantonnier.
“Ces difficultés renforcent notre détermination à améliorer la qualité de l’enseignement“, affirme Rodrigue Pako Panandé, directeur du collège de Cantonnier. “Nous transformons ces obstacles en opportunités pour consolider le niveau d’études de nos élèves“.
Malgré l’absence de bâtiments dédiés au collège de Cantonnier, la direction maintient son engagement à assurer la continuité de l’enseignement. Le partage des locaux avec l’école primaire impose une organisation rigoureuse des emplois du temps.
Cette situation précaire du collège de Cantonnier souligne le besoin urgent d’infrastructures scolaires dans cette ville frontalière avec le Cameroun, où la demande éducative ne cesse d’augmenter avec l’arrivée de populations déplacées.
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
