Ndélé (République centrafricaine ) – avec ses 14 000 habitants, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran est devenue depuis quelques jours une ville fantôme après les derniers affrontements entre deux groupes armés rivaux issus de l’ex-coalition Seleka. Des centaines des habitations ont été incendiées, des ONG internationales quittent la ville, et les populations civiles ont également quitté leur domicile pour les camps des déplacés. Pendant ce temps, des rumeurs circulent faisant échos de la mort du préfet de Bamingui-Bangoran, tandis que le sous-préfet de Ndélé, disparu il y’a quelques jours, est revenu dans la ville sain et-sauve.
Depuis le déclenchement des hostilités la semaine dernière entre les groupes armés à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, la ville est vidée d’une partie de ses populations qui se sont retranchées dans les camps des déplacés repartis dans la ville.
Mais avec les derniers combats qui ont eu lieu mercredi, la sous-préfecture de Ndélé ressemble parfaitement à une ville fantôme. La totalité des habitants est désormais regroupée dans un seul camp des déplacés situé devant la base militaire de la Minusca ( Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ). Aucun civil n’est visible dans la ville. Même certains combattants rebelles du RPRC , ou encore du FPRC ont du jeter leur arme pour se retrancher dans ce camp des déplacés proche de la Minusca, désormais unique à Ndélé après le dernier massacre.
Ce qui est exceptionnel dans cette histoire, c’est que tous les commerçants tchadiens et soudanais du marché central ont dû déménager avec tout leur commerce dans le camp. Certains ont même transformé une partie du camp à une sorte du parking pour leurs camions CBH et autres. Les sites des déplacés de Ndah et de l’OIM (Organisation internationale de migration ) sont définitivement fermés en raison du dernier massacre des civils perpétré par les rebelles du RPRC et leur allié du MLCJ.
Alors qu’une mission des enquêteurs des Nations unies est arrivée à Ndélé jeudi vers 11 heures pour des éventuelles investigations sur le dernier événement ayant occasionné la mort de plusieurs dizaines des civils, on vient d’apprendre, d’une source proche du RPRC que le préfet de Bamingui-Bangoran, blessé dans les derniers événements de Ndélé, est finalement décédée de ses blessures. Une information difficilement vérifiable en raison de la complexité actuelle de la situation sur le terrain.
Entre temps, le sous-préfet de Ndélé, disparu la semaine dernière, est retrouvé sain et sauf. Selon ses proches, il serait actuellement en sécurité dans la ville.
Au même moment, le RPRC et ses alliés Janjawid du MLCJ ont tenu, ce jeudi 12 mars, une réunion au village Mianmani, situé à une dizaine de kilomètres de Ndélé. Tandis qu’au centre Ndélé, un renfort des rebelles du MPC est arrivé pour prêter main-forte à leurs alliés du FPRC en difficulté après le dernier massacre.
Du côté de la Minusca, aucun dispositif militaire n’a été pris dans la ville comme à Birao la dernière fois. Comme si tout a été fait pour protéger le MLCJ et ses alliés, et exposer le FPRC afin de l’affaiblir comme souhaite le gouvernement.
Affaire à suivre…
Moïse Banafio
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![Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l’opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l'opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika, invité du débat Patara du 27 juin 2026 sur la radio Ndékè-luka tente maladroitement de rejeter la responsabilité du chaos ambiant du pays sur les détracteurs du régime, une stratégie de communication qui provoque l'incompréhension générale. La sortie médiatique de l’autoproclamé porte-voix de la majorité s'apparente à une manœuvre d'esquive politique. En accusant l'opposition d'instrumentaliser l'Internet pour créer la panique, Fidel Gouandjika fait malin d'ignorer la réalité quotidienne du pays. Cette volonté d'attribuer la crise actuelle à de simples publications virtuelles relève d'une tentative désespérée de cacher les carences criantes du pouvoir en place. Pour les centrafricains, le véritable trouble provient plutôt des forces paramilitaires russes installées sur le territoire national depuis 2017 avec la bénédiction du dictateur centrafricain Baba Kongoboro. Les affrontements directs contre l'armée nationale à Zemio le mois dernier et les violences sur les civils prouvent que l'insécurité est entretenue au cœur même du système. L'obstination de la majorité à nier ces faits évidents pour blâmer les réseaux sociaux démontre un refus total de regarder la vérité en face. Pour ces parrains criminels du régime, il faut faire tout pour garantir la stabilité du régime en protégeant à tout prix ces criminels russes sur le territoire national. Par Éric Azoumi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui-218x150.jpg)