Centrafrique : Arthur Bertrand Piri, le parrain qui contrôle la mafia du pétrole russe à Bangui

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Le parrain des parrains mafieux et ancien ministre de l’Énergie Bertrand Arthur Piri conserve une emprise redoutable sur les circuits pétroliers du pouvoir, s’appuyant sur une structure occulte pour orchestrer les tractations avec Moscou.

 

Arthur Bertrand Piri ne pilote plus officiellement le ministère centrafricain de l’Énergie, mais son ombre continue de planer lourdement sur les contrats pétroliers entre Bangui et Moscou. Véritable parrain des rouages obscurs du régime, le neveu du président Faustin-Archange Touadéra mène la danse dans les coulisses de ces négociations. À travers la Société panafricaine du pétrole et des produits raffinés, une officine créée sous sa coupe en décembre 2022, il tire les ficelles d’un nouvel accord d’importation de carburant russe prévu pour le début de l’année 2027. Cette entreprise, censée appartenir majoritairement à l’État, sert avant tout de paravent pour centraliser et redistribuer le fruit d’un juteux trafic.

 

Centrafrique : Arthur Bertrand Piri, le parrain qui contrôle la mafia du pétrole russe à Bangui
L’ancien ministre de l’énergie, monsieur Bertrand Arthur Piri, le papa de la mafia pétrolière en Centrafrique

 

Les révélations publiées le 27 octobre 2026 par Africa Intelligence confirment le rôle central de l’ancien ministre dans cette mécanique bien huilée. Au cœur de ce système mafieux, Arthur Bertrand Piri agit main dans la main avec son oncle pour verrouiller les flux financiers, se partageant ouvertement le magot sans se soucier de la détresse générale. La Sopraf, malgré un chiffre d’affaires inexistant et une absence totale d’activité commerciale réelle, reste le véhicule privilégié par ce clan pour monopoliser les transactions énergétiques avec les partenaires russes.

 

Arthur Bertrand Piri et la création d’une société pétrolière

L’histoire de la Sopraf commence en décembre 2022, alors qu’Arthur Bertrand Piri dirige encore le ministère de l’Énergie. C’est sous son impulsion directe que cette structure voit le jour, sous couvert d’un partenariat public-privé prétendument dominé par l’État.

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Le gouvernement détient 51 % du capital, affichant une façade institutionnelle pour masquer le véritable contrôle des opérations.

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La direction effective est confiée à Khalid Trad, avec pour partenaire privé Mercure Logistics, une antenne du groupe libanais Group Trad ancrée à Brazzaville.

Cette architecture opaque intervient dans un secteur vital où la population subit de plein fouet une dépendance absolue aux importations de carburant.

La Sopraf était officiellement censée stabiliser l’approvisionnement national. Pourtant, près de quatre ans après sa mise en place, la réalité s’avère bien différente.

Les investigations d’Africa Intelligence démontrent que la société fonctionne comme une coquille vide, incapable de justifier le moindre chiffre d’affaires légitime.

Elle ne sort de son sommeil que pour servir les intérêts de Piri et valider des montages financiers confinant au braquage institutionnel.

Les faits soulignent le maintien d’un pouvoir discrétionnaire de l’ancien ministre sur les actifs de cette entité, bien au-delà de son éviction du gouvernement.

 

Une première opération avec les Russes en janvier 2025

La Sopraf avait déjà étalé ses méthodes lors d’une précédente transaction d’envergure entre le régime de Bangui et le Kremlin.

En janvier 2025, un don russe de 30 000 tonnes de carburant accostait au port camerounais de Limbé pour tenter de juguler la pénurie locale.

Cette cargaison gratuite devait impérativement rejoindre le territoire national afin de ravitailler les stations et soulager les automobilistes.

C’est curieusement la Sopraf, façonnée par Arthur Bertrand Piri, qui fut adoubée pour piloter la commercialisation de cette manne.

Malheureusement, le passage par cette structure n’a fait qu’alourdir une situation déjà critique pour la population.

L’acheminement a accumulé des retards aberrants, tandis que des guerres d’ego ministérielles ont bloqué la distribution sur place.

Ces dysfonctionnements chroniques ont d’ailleurs été épinglés par Africa Intelligence dans une enquête parue en juillet 2025.

Cet épisode illustre comment une structure fantoche a été placée au centre de flux massifs pour ponctionner les ressources publiques.

Il confirme la porosité totale entre les affaires de l’État et les intérêts personnels du clan dirigeant.

Le retour de la Sopraf dans un nouvel accord avec Moscou

Les pontes du régime négocient actuellement un nouveau pacte d’importation de produits pétroliers en provenance directe de Russie.

Évoqué lors du passage du ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, en septembre 2026, le projet doit être signé au début de l’année prochaine.

Pour cette nouvelle salve, les autorités s’apprêtent à confier les clés du camion à la même structure.

Le choix de réactiver la Sopraf prolonge le schéma mafieux déjà éprouvé lors de la livraison de carburant au port de Limbé.

Cette décision replace Arthur Bertrand Piri au sommet de la pyramide des commissions occultes générées par ces partenariats.

L’opacité demeure totale quant aux justifications économiques d’un tel choix, s’agissant d’une firme totalement dépourvue d’infrastructures.

Africa Intelligence relève l’absence totale de transparence sur les garanties financières et logistiques apportées par cette société.

Le flou artistique persiste quant aux missions précises qui lui seront déléguées dans le cadre de ce contrat pharaonique.

La Sopraf devrait néanmoins siphonner les marges sur plusieurs échelons, de la signature des contrats jusqu’au recouvrement des fonds.

 

Une influence qui passe par les structures pétrolières

Le parcours d’Arthur Bertrand Piri illustre à merveille le népotisme et la prédation érigés en modes de gouvernance au sommet de l’État.

Proche du cœur du pouvoir, l’ex-ministre a patiemment tissé une toile d’araignée financière pour maintenir sa coupe réglée sur le secteur.

Les investigations d’Africa Intelligence confirment que la Sopraf continue de fonctionner comme le tiroir-caisse personnel de ses ambitions.

La perte de son maroquin ministériel n’a en rien entamé sa capacité à parasiter les flux d’argent frais transitant par les hydrocarbures.

Son influence s’exerce désormais dans l’ombre, à travers un réseau d’intermédiaires fidèles qui exécutent ses directives.

Si la paternité de la création de la Sopraf lui revient, sa mainmise actuelle sur les négociations russes relève d’un pur contrôle mafieux.

Les discussions diplomatiques officielles servent de couverture à des arrangements financiers dictés par les intérêts du clan.

L’empreinte de l’ancien ministre se lit dans chaque ligne de ces accords taillés sur mesure pour enrichir une minorité.

 

Des négociations sans précisions sur les conditions commerciales

Les contours financiers et logistiques de ce futur traité avec Moscou restent drapés dans le plus grand secret.

Aucun chiffre officiel ne circule concernant les volumes réhensibles, les modes de règlement ou les axes de transport retenus.

Le convoiement devra de surcroît déjouer les sanctions internationales pesant sur le brut russe tout en s’affranchissant des contraintes de l’enclavement.

Ces obstacles colossaux pèsent lourdement sur la faisabilité d’un acheminement direct vers l’arrière-pays centrafricain.

Les analystes rappellent que le marché centrafricain présente un intérêt purement symbolique pour les pontes russes en raison de sa taille exiguë.

Ce rapprochement obéit avant tout à une logique de survie politique et de redevabilité mutuelle entre les deux régimes.

Le calendrier coïncide d’ailleurs avec le sommet Russie-Afrique prévu à Moscou les 28 et 29 octobre 2026.

À Bangui, la question du carburant est devenue une poudrière depuis l’explosion des prix enregistrée le 1er octobre.

Cette hausse vertigineuse a étranglé les ménages et paralysé l’économie lors de la journée ville morte du 12 octobre.

L’hypothétique accord avec Moscou arrive dans un climat social incandescemment tendu face à la vie chère.

 

Aucune garantie crédible n’a été formulée quant à une baisse espérée des tarifs à la pompe pour les citoyens ordinaires.

Le gouvernement maintient le flou le plus artistique sur la destination finale des marges dégagées par cette opération.

Dans cette foire d’empoigne, la Sopraf s’impose de nouveau comme le péage obligatoire de la corruption institutionnalisée.

Quatre ans après sa fondation par un Arthur Bertrand Piri omniprésent, cette coquille vide demeure le symbole cynique d’un pays pris en otage par le clan Touadéra.

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Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

L’acheminement a accumulé des retards aberrants, tandis que des guerres d’ego ministérielles ont bloqué la distribution sur place.

 

Ces dysfonctionnements chroniques ont d’ailleurs été épinglés par Africa Intelligence dans une enquête parue en juillet 2025.

 

Cet épisode illustre comment une structure fantoche a été placée au centre de flux massifs pour ponctionner les ressources publiques.

 

Il confirme la porosité totale entre les affaires de l’État et les intérêts personnels du clan dirigeant.

 

Le retour de la Sopraf dans un nouvel accord avec Moscou

 

Les pontes du régime négocient actuellement un nouveau pacte d’importation de produits pétroliers en provenance directe de Russie.

 

Évoqué lors du passage du ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, en septembre 2026, le projet doit être signé au début de l’année prochaine.

Les contrats pétroliers négociés avec les partenaires russes profitent directement au clan au pouvoir, accentuant la crise économique sur le marché centrafricain.

 

Pour cette nouvelle salve, les autorités s’apprêtent à confier les clés du camion à la même structure.

 

Le choix de réactiver la Sopraf prolonge le schéma mafieux déjà éprouvé lors de la livraison de carburant au port de Limbé.

 

Cette décision replace Arthur Bertrand Piri au sommet de la pyramide des commissions occultes générées par ces partenariats.

 

L’opacité demeure totale quant aux justifications économiques d’un tel choix, s’agissant d’une firme totalement dépourvue d’infrastructures.

 

Africa Intelligence relève l’absence totale de transparence sur les garanties financières et logistiques apportées par cette société.

 

Le flou artistique persiste quant aux missions précises qui lui seront déléguées dans le cadre de ce contrat pharaonique.

 

La Sopraf devrait néanmoins siphonner les marges sur plusieurs échelons, de la signature des contrats jusqu’au recouvrement des fonds.

 

Une influence qui passe par les structures pétrolières

 

Le parcours d’Arthur Bertrand Piri illustre à merveille le népotisme et la prédation érigés en modes de gouvernance au sommet de l’État.

 

Proche du cœur du pouvoir, l’ex-ministre a patiemment tissé une toile d’araignée financière pour maintenir sa coupe réglée sur le secteur.

 

Les investigations d’Africa Intelligence confirment que la Sopraf continue de fonctionner comme le tiroir-caisse personnel de ses ambitions.

 

La perte de son maroquin ministériel n’a en rien entamé sa capacité à parasiter les flux d’argent frais transitant par les hydrocarbures.

 

Son influence s’exerce désormais dans l’ombre, à travers un réseau d’intermédiaires fidèles qui exécutent ses directives.

 

Si la paternité de la création de la Sopraf lui revient, sa mainmise actuelle sur les négociations russes relève d’un pur contrôle mafieux.

 

Les discussions diplomatiques officielles servent de couverture à des arrangements financiers dictés par les intérêts du clan.

 

L’empreinte de l’ancien ministre se lit dans chaque ligne de ces accords taillés sur mesure pour enrichir une minorité.

 

Des négociations sans précisions sur les conditions commerciales

 

Les contours financiers et logistiques de ce futur traité avec Moscou restent drapés dans le plus grand secret.

 

Aucun chiffre officiel ne circule concernant les volumes réhensibles, les modes de règlement ou les axes de transport retenus.

 

Le convoiement devra de surcroît déjouer les sanctions internationales pesant sur le brut russe tout en s’affranchissant des contraintes de l’enclavement.

 

Ces obstacles colossaux pèsent lourdement sur la faisabilité d’un acheminement direct vers l’arrière-pays centrafricain.

 

Les analystes rappellent que le marché centrafricain présente un intérêt purement symbolique pour les pontes russes en raison de sa taille exiguë.

 

Ce rapprochement obéit avant tout à une logique de survie politique et de redevabilité mutuelle entre les deux régimes.

 

Le calendrier coïncide d’ailleurs avec le sommet Russie-Afrique prévu à Moscou les 28 et 29 octobre 2026.

 

À Bangui, la question du carburant est devenue une poudrière depuis l’explosion des prix enregistrée le 1er octobre.

 

Cette hausse vertigineuse a étranglé les ménages et paralysé l’économie lors de la journée ville morte du 12 octobre.

 

L’hypothétique accord avec Moscou arrive dans un climat social incandescemment tendu face à la vie chère.

 

Aucune garantie crédible n’a été formulée quant à une baisse espérée des tarifs à la pompe pour les citoyens ordinaires.

 

Le gouvernement maintient le flou le plus artistique sur la destination finale des marges dégagées par cette opération.

 

Dans cette foire d’empoigne, la Sopraf s’impose de nouveau comme le péage obligatoire de la corruption institutionnalisée.

 

Quatre ans après sa fondation par un Arthur Bertrand Piri omniprésent, cette coquille vide demeure le symbole cynique d’un pays pris en otage par le clan Touadéra.

 

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Fiche auteur : Alain NziloFonction Fondateur et directeur de publication de Corbeau News Centrafrique Journaliste d’investigationIdentité Journaliste centrafricain, né à Bangui. Créateur du groupe média Corbeau News Centrafrique, lancé en 2014.Formation Master en management des médias, École supérieure d’Action et de recherche commerciale, France Maîtrise en communication et médias, Université de Sherbrooke, Québec, Canada Doctorat en administration des affaires, option communication et médias, Université du Québec à Trois-Rivières, CanadaSpécialités Enquêtes d’investigation Analyses politiques africaines Crises sécuritaires en Centrafrique Politiques économiques africainesDescription Alain Nzilo est un journaliste spécialisé dans l’investigation et l’analyse politique. Son média, Corbeau News Centrafrique, est reconnu pour ses enquêtes sur les crises sécuritaires et les enjeux politiques du pays. Il est régulièrement cité par des institutions internationales comme source indépendante.Adresse professionnelle Corbeau News Centrafrique BP 1500, Bangui, République centrafricaine Téléphone : +236 75 72 18 21 Email : alainnzilo@gmail.com