
Mouammar Bengué-Bossin, Président du Front populaire Zo Kwè Zo, demande une baisse du prix du carburant à 800 francs CFA le litre. Dans une déclaration datée du 14 octobre 2026, il propose également de relancer le projet pétrolier de Boromata avec des partenaires chinois.
Dans ce texte consacré à la situation politique et économique de la République centrafricaine, Mouammar Bengué-Bossin critique la gestion du secteur pétrolier par Faustin-Archange Touadéra. Il estime que la baisse du prix à la pompe doit s’accompagner d’une relance de l’exploitation des ressources naturelles du pays.

Une baisse du carburant à 800 francs CFA
Mouammar Bengué-Bossin demande aux autorités de réduire le prix du carburant à 800 francs CFA le litre. Il considère cette mesure comme une réponse immédiate aux difficultés économiques des ménages et des opérateurs économiques.
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Il évoque les prix appliqués en Centrafrique, qu’il présente comme particulièrement élevés. Il accuse également les autorités de maintenir une surfacturation du carburant et met en cause la gestion du secteur par le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, qu’il présente comme un proche parent de Faustin-Archange Touadéra.
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Ces accusations relèvent de sa déclaration et nécessitent des éléments indépendants pour établir les responsabilités qu’il avance.
Pour le responsable du Front populaire Zo Kwè Zo, une baisse des prix ne suffirait pas à résoudre durablement les difficultés du secteur. Il estime que le pays doit aussi développer sa propre production pétrolière afin de réduire sa dépendance aux importations.
Le retour des partenaires chinois à Boromata
Mouammar Bengué-Bossin propose de reprendre le projet d’exploitation pétrolière de Boromata, dans le nord-est de la République centrafricaine, avec des partenaires chinois.
Selon son récit, des ingénieurs chinois étaient proches du démarrage de l’exploitation avant la chute de François Bozizé, en mars 2013. Il affirme que ce projet aurait pu procurer des recettes importantes à l’État et contribuer au financement des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
Il accuse la France d’avoir favorisé la déstabilisation du régime de François Bozizé pour empêcher le développement de ce projet pétrolier. Sa déclaration ne fournit pas, à elle seule, de documents permettant de confirmer cette accusation ni le calendrier précis des travaux qu’il évoque.
Le responsable politique reproche également à Faustin-Archange Touadéra de ne pas avoir relancé ce projet depuis son arrivée au pouvoir en 2016. Il estime que l’exploitation des ressources pétrolières pourrait augmenter les recettes publiques et donner au gouvernement davantage de moyens pour financer les services essentiels.
Plusieurs partenaires pour les ressources pétrolières
Au-delà de Boromata, Mouammar Bengué-Bossin propose de confier l’exploitation de différents gisements à plusieurs partenaires étrangers. Il cite notamment la Chine pour Boromata et la Russie pour le pétrole de Pangasso. Il évoque également d’autres possibilités pour les gisements qu’il associe à Carnot, à Mungoba et à Ndélé.
Son projet repose sur une diversification des partenariats pétroliers et miniers. Il souhaite que les ressources naturelles contribuent davantage aux recettes de l’État et au développement économique.
Il critique parallèlement la coopération maintenue avec la France dans plusieurs domaines. Selon lui, cette relation limite les possibilités de la Centrafrique de développer ses ressources avec d’autres partenaires. Ces affirmations constituent son analyse politique et ne sont pas établies par la seule déclaration.
Des recettes pétrolières pour financer les services publics
Le projet pétrolier de Boromata et l’exploitation des gisements de Pangasso doivent être relancés pour augmenter les recettes publiques et financer les services essentiels du pays.
Mouammar Bengué-Bossin estime que l’exploitation industrielle du pétrole, de l’or et du diamant pourrait accroître les revenus de l’État centrafricain. Il relie cette perspective au financement des routes, des établissements scolaires, des structures sanitaires et de la formation professionnelle.
Il compare notamment les recettes publiques de la Centrafrique à celles du Gabon, qu’il attribue largement à l’exploitation du pétrole et du manganèse. Il cite 206 milliards de francs CFA de recettes propres pour la Centrafrique, contre 7 200 milliards pour le Gabon en 2026. Ces chiffres doivent être comparés à partir des documents budgétaires correspondants, en vérifiant leur périmètre et leur période.
Le responsable du Front populaire Zo Kwè Zo défend ainsi deux mesures complémentaires : une réduction immédiate du prix du carburant et une relance de la production pétrolière nationale. Il demande au gouvernement de privilégier cette orientation pour augmenter les ressources financières du pays et réduire sa dépendance aux importations.
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