
MBOLIKOÏGO Yves, un jeune commerçant d’Obo, a été blessé par balle dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026 à la place Mortière, dans le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême sud-est de la République centrafricaine.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, le jeune homme, connu dans la ville sous le surnom de « pharmacien » en raison de son activité de vente de médicaments, arrivait à moto à la place Mortière lorsqu’un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) a ouvert le feu dans sa direction.

Surpris par les tirs, MBOLIKOÏGO Yves se serait arrêté pour demander au militaire les raisons de cette intervention. Une altercation a alors éclaté. Le soldat aurait tiré à trois reprises à pied. Une balle a atteint le jeune homme à la jambe.
La balle n’a pas atteint les os. Elle a traversé les tissus musculaires de la jambe, provoquant une importante blessure. MBOLIKOÏGO Yves a été conduit à l’hôpital d’Obo, où il reçoit actuellement des soins.
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Une précédente agression lors d’une patrouille FACA
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Cet incident intervient après une première agression dont MBOLIKOÏGO Yves avait été victime lors d’une patrouille des FACA à Obo.
Les militaires l’avaient alors arrêté et accusé de détenir des armes et des munitions. Cette accusation intervenait pourtant après son désarmement, à la suite de son passage au sein des groupes Azandé formés par Wagner et intégrés par la suite dans l’armée nationale.
Lors de cette interpellation, les soldats l’auraient torturé. Les violences lui auraient notamment causé des douleurs et des blessures au niveau de la poitrine. Son état avait nécessité une prise en charge médicale à l’hôpital d’Obo, avant qu’il ne puisse rentrer chez lui après sa sortie.
Après son désarmement, MBOLIKOÏGO Yves avait repris ses activités commerciales, notamment la vente de médicaments.
Un nouvel incident pendant le contrôle du couvre-feu
La nouvelle agression s’est produite alors que les autorités ont instauré un couvre-feu à Obo. Des soldats effectuent des patrouilles et demandent aux habitants de regagner leurs domiciles à l’approche de l’heure de fermeture des activités.
C’est dans ce contexte que MBOLIKOÏGO Yves est arrivé à moto à la place Mortière dans la nuit du 14 au 15 septembre. Les circonstances exactes ayant conduit le soldat à tirer dans sa direction restent à établir.
Pour le jeune homme, il s’agit d’un nouvel incident impliquant des militaires après son arrestation et les violences subies lors d’une précédente patrouille. Son hospitalisation à Obo intervient alors que les circonstances de cette nouvelle blessure par balle doivent encore être clarifiées par les autorités compétentes. Actions disponibles
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