Général Tago : « Personne ne peut nous diviser », les adversaires de Touadéra appelés à s’unir contre le pouvoir

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le Général Tago appelle les groupes armés centrafricains et tous les adversaires du président Faustin-Archange Touadéra à s’unir contre le pouvoir. Dans une déclaration enregistrée le 16 août 2026, il affirme que « personne ne peut nous diviser » et assure que le travail engagé par son camp se poursuit.
S’adressant directement au peuple centrafricain, le Général Tago demande à la population de rester calme face aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les quartiers. Il affirme que les actions menées par son camp ne relèvent pas de la propagande.
« Le travail que nous faisons en ce moment-là, ce n’est pas un travail de bouche, c’est-à-dire un travail de vent à l’air. Ce n’est pas de propagande, ce n’est pas du bruit, mais c’est un travail sérieux », déclare-t-il.
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Le chef rebelle affirme également que le travail annoncé est déjà arrivé à une étape avancée. Il adresse surtout son message aux membres des différents groupes armés centrafricains.
« C’est moi, le Général Tago, qui vous le dis pour que tous les groupes armés centrafricains écoutent ça aujourd’hui, que personne ne peut nous diviser en ce moment », affirme-t-il.
Le Général Tago appelle ensuite tous ceux qui se considèrent comme des adversaires du président Touadéra à se rapprocher. Selon lui, les divergences entre ces différents acteurs ne doivent pas empêcher leur rassemblement.
« Celui qui sait qu’il est adversaire de Touadéra, adversaire du président Touadéra, nous tous, nous devons nous réunir, la main dans la main, les pieds dans les pieds et on va travailler ensemble à cause du peuple centrafricain », déclare-t-il.
Cette déclaration intervient alors que le Général Tago dénonce également les opérations attribuées aux mercenaires russes du groupe Wagner et à leurs supplétifs centrafricains, qu’il désigne comme les « Wagner Noirs » ou les « Russes Noirs ».
Il cite notamment les événements survenus à Sikikédé, dans la commune de Benda, où il affirme que des mercenaires russes accompagnés de leurs supplétifs sont entrés dans la localité. Selon son récit, ils auraient tiré dans la ville et provoqué la panique parmi les habitants.
« Ils sont rentrés dans la ville, ils commencent à tirer, tirer, tirer et la population a eu peur », affirme-t-il.
Le Général Tago accuse également les éléments présents à Sikikédé d’avoir pris des marchandises et des téléphones appartenant à des habitants. Il s’interroge sur l’acceptation de telles pratiques par la population centrafricaine.
« Ils prennent les marchandises des gens, ils prennent les téléphones des gens, ils prennent beaucoup de trucs des gens, ils partent avec. Est-ce que c’est ça que les Centrafricains aiment ? », lance-t-il.
Dans sa déclaration, le chef rebelle élargit son propos à la situation économique du pays. Il estime que la Centrafrique dépend fortement de ses voisins pour son approvisionnement en produits de première nécessité.
Il cite notamment le Cameroun, le Tchad et le Soudan comme des pays dont les produits permettent, selon lui, à la population centrafricaine de continuer à vivre et à s’approvisionner.
« Nous ne produisons rien au pays », affirme-t-il, avant de dénoncer la gestion des ressources nationales. Selon lui, la Centrafrique dispose pourtant de nombreuses richesses naturelles.
« Nous avons des richesses, nous avons beaucoup de richesses dans le pays. Mais la gestion n’est pas normale. La gestion, c’est une gestion mafieuse », accuse le Général Tago.
Il évoque également le cas d’un opérateur économique qu’il identifie comme M. Bilal. Selon lui, cet opérateur aurait été capturé par des mercenaires russes alors qu’il se rendait vers Ndélé, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran.
« Un grand opérateur économique, M. Bilal, qui a pris son camion de Bangui pour arriver à l’entrée de Ndélé, ils l’ont capturé. Les mercenaires russes l’ont capturé », affirme-t-il.
Le Général Tago indique que l’opérateur serait depuis conduit vers une destination inconnue. Il va plus loin en affirmant qu’il serait probablement mort, sans fournir dans sa déclaration d’éléments permettant d’établir ce point.
Cette accusation intervient dans un contexte où le chef rebelle affirme que les populations civiles et les opérateurs économiques subissent les conséquences des opérations menées dans plusieurs régions du pays. Il estime notamment que les commerçants, qu’ils soient centrafricains ou étrangers, doivent pouvoir exercer leurs activités sans être inquiétés.
« Même si les opérateurs économiques ne sont pas des Centrafricains mais qu’ils viennent dans le pays pour faire des activités commerciales, dans la règle, il faut les laisser tranquilles. Il ne faut pas qu’on les perturbe », affirme-t-il.
En appelant les adversaires de Touadéra à se réunir, le Général Tago présente cette union comme nécessaire pour mettre fin aux souffrances de la population centrafricaine. Il insiste sur la nécessité pour les différents groupes armés de ne pas se laisser diviser.
Son message contient aussi un avertissement sur la poursuite des actions de son camp. À plusieurs reprises, il répète que « le travail continue ».
« Faut pas que vous pensiez que nous sommes calmes aujourd’hui là. Tout est calme aujourd’hui là. Le travail est fini. Non, le travail continue toujours », déclare-t-il.
Le Général Tago conclut sa déclaration sur la même ligne, en répétant que les actions engagées se poursuivent. « Le travail continue tranquillement, tranquillement », affirme-t-il, tout en demandant au peuple centrafricain de rester attentif aux développements à venir.
Par Alain Nzilo
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