Assassinats nocturnes, enlèvements et cherté de la vie : Abakar Sabone décrit le quotidien des Centrafricains

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Abakar Sabone a brisé le silence sur la réalité vécue par les populations centrafricaines pendant son intervention en direct sur Facebook. L’ancien ministre a dressé un tableau sans concession des conditions du quotidien sous le régime actuel.
Il a demandé à plusieurs reprises « Quelle paix ? » en réponse à ceux qui prétendent que le pays connaît enfin la stabilité. Pour lui, cette affirmation ne correspond pas à ce que vivent les citoyens ordinaires. Chaque nuit, des assassinats se produisent dans les villes comme dans les villages. Des personnes sont kidnappées, emmenées dans des endroits isolés et exécutées. Ces actes se répètent sans interruption, selon ses observations.
Sabone a insisté sur le fait que même à Bangui, les habitants dorment avec la peur au ventre malgré les discours officiels. Les enlèvements nocturnes créent un climat permanent d’insécurité. Les familles ignorent souvent ce qui est arrivé aux leurs jusqu’au lendemain. Cette violence quotidienne mine toute sensation de tranquillité.
Parallèlement à ces problèmes de sécurité, l’ancien ministre a évoqué la situation économique désastreuse. Les aliments manquent cruellement sur les marchés. Tout devient hors de prix. Les Centrafricains peinent à se nourrir correctement. La cherté de la vie touche toutes les couches de la population et renforce le sentiment général de malaise.
Il a ajouté que tout le monde vit dans la peur. Personne ne se sent vraiment à l’abri, que ce soit en ville ou à la campagne. Sabone a dénoncé l’écart entre les déclarations officielles sur la paix et cette réalité faite d’angoisses constantes. Selon lui, affirmer que les Centrafricains veulent simplement vivre en paix tout en ignorant ces faits revient à tromper le peuple ou à manquer totalement d’information.
L’ancien ministre a rappelé que la paix ne se réduit pas à un mot vide de sens. Elle doit se traduire par des comportements concrets et par un environnement où les citoyens peuvent dormir sans crainte et se nourrir sans difficulté. Tant que les assassinats nocturnes, les enlèvements et la cherté extrême de la vie persistent, il est impossible selon lui de parler sincèrement de paix dans le pays.
Sabone a terminé cette partie de son discours en soulignant que lui et beaucoup d’autres acteurs politiques se trouvent à l’étranger précisément à cause de cette situation. Leur exil forcé constitue pour lui une preuve supplémentaire que la paix réelle n’existe pas actuellement en Centrafrique.
Par Alain Nzilo
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