Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Rattrapé par ses habitudes d’escroquerie, Daniel Nzéwé, dont le nom civil reste Daniel Koli-Kanga, dort de nouveau à l’OCRB. L’homme vient de commettre un coup de dix millions de francs CFA aux dépens du citoyen Thierry Ouambeti.
Une interpellation à l’OCRB après un nouveau coup de dix millions
L’affaire qui agite actuellement la capitale centrafricaine a éclaté lorsque Thierry Ouambeti a déposé une plainte formelle auprès des services de police. L’Office central pour la répression du banditisme a rapidement agi en procédant à l’arrestation de Daniel Koli-Kanga, qui se fait appeler Daniel Nzéwé depuis son arrivée à Bangui. Les enquêteurs cherchent à déterminer les rouages de cette transaction frauduleuse de dix millions de francs CFA, montée grâce aux talents de persuasion hors pair de l’intéressé.
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Placé en détention provisoire dans les locaux de l’OCRB, le suspect attend la suite des actes d’instruction.
De Bambari à Bangui : la trajectoire d’un habitué des prisons
Les premiers démêlés judiciaires de Daniel Nzéwé remontent à sa jeunesse dans la préfecture de la Ouaka, notamment dans la ville de Bambari. Déjà confronté à des procédures pour des affaires de vol et de tromperie, il avait ensuite gagné Sibut avant de s’implanter à Bangui. C’est durant cette période de mobilité géographique qu’il a progressivement mis en place un changement de nom, délaissant l’identité de Daniel Koli-Kanga pour adopter le patronyme de Nzéwé, affirmant qu’il s’agissait du nom de son père.
Cette modification patronymique visait à tourner la page d’un passé judiciaire déjà lourdement chargé par de multiples incarcérations. Toutefois, l’usage de ce nouveau nom n’a pas mis fin aux démêlés légaux, reprenant le même schéma de fausses promesses et de détournements de fonds à plus grande échelle.
L’escroquerie des investisseurs chinois en 2015
Durant la période de transition politique sous la présidence de Catherine Samba-Panza, l’homme s’était illustré dans un dossier majeur impliquant des ressortissants chinois. Il avait alors convaincu un groupe d’investisseurs chinois de lui verser d’importantes sommes d’argent sous prétexte de faciliter leurs démarches administratives et économiques dans le pays.
Cette transaction fictive s’était achevée par son arrestation et son incarcération à la prison centrale de Ngaragba. Depuis sa cellule, l’intéressé avait rédigé divers courriers d’appel et de décharge pour protester de son innocence, s’adressant notamment à son ancien Professeur à l’Université de Bangui, Président Faustin-Archange Touadera qui venait d’arriver au pouvoir en 2016. Il avait finalement recouvré la liberté après une réponse favorable de ce dernier.
Des détournements répétés au détriment de l’association des parents d’élèves de son enfant
Au fil des années, les activités d’escroquerie de Daniel Nzéwé ont touché divers secteurs de la société. Parmi les dossiers recensés figurent des affaires de détournement de fonds des associations de parents d’élèves. Usant de son aisance relationnelle, il parvenait à s’immiscer dans la gestion financière de ces structures pour en extraire des cotisations.
L’affaire Lionel Dounda et les manipulations au cœur de la sphère politique
L’une des affaires les plus retentissantes associées à son nom demeure le dossier impliquant l’ancien ministre Léonel Dounda. Dans ce dossier de fausses signatures et de détournements financiers, les recoupements documentaires indiquent que Daniel Nzéwé a joué un rôle central d’initiateur et d’intermédiaire dans les transactions litigieuses.
Alors que l’ex-ministre Dounda se retrouvait poursuivi et incarcéré à la prison centrale de Ngaragba, Daniel Nzéwé est parvenu à maintenir sa liberté d’action. En s’appuyant sur ses connexions politiques et son adhésion au Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, il s’est extrait des conséquences directes de cette procédure judiciaire.
Rejet de la Cour constitutionnelle en 2020 et validation contestée en 2025
Sur le plan politique, l’homme a cherché à plusieurs reprises à obtenir un mandat parlementaire. En 2020, alors qu’il présentait sa candidature aux élections législatives, la Cour constitutionnelle, présidée à l’époque par Danielle Darlan, avait rejeté son dossier. Les juges constitutionnels avaient motivé ce rejet par une moralité douteuse au regard du casier judiciaire et des nombreuses casseroles traînées par le candidat.
Cependant, lors du processus électoral de décembre 2025, sous la présidence constitutionnelle de Jean-Pierre Waboé, sa candidature a été validée sous l’identité de Daniel Nzéwé. Malgré cette validation contestée par une partie de l’opinion, le candidat a essuyé un échec dans les urnes au terme d’un scrutin très disputé.
Impunité et protections politiques au ministère de la Jeunesse et des Sports
En dépit des procédures pendantes et des accusations récurrentes d’usurpation et de falsification de documents administratifs, l’intéressé a conservé son titre de chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce poste officiel lui fournissait une couverture institutionnelle essentielle pour rassurer ses nouvelles victimes.
Les interventions de hauts responsables de l’appareil d’État ont à plusieurs reprises interrompu le cours normal des enquêtes. Lors de récentes investigations menées par la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie nationale suite à de nouveaux détournements, des consignes directes venues de la présidence de la République avaient exigé sa remise en liberté, neutralisant ainsi le travail des enquêteurs.
Arrangement à l’amiable à l’OCRB?
La rétention actuelle de Daniel Koli-Kanga dans les locaux de l’OCRB provoque de fortes interrogations au sein de la population. Selon les procédures légales, un dossier d’escroquerie portant sur dix millions de francs CFA commis par un récidiviste devrait conduire à une présentation immédiate devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, suivie d’un mandat de dépôt.
Les observateurs pensent plutôt que cette détention à l’OCRB est simplement une stratégie pour mettre la pression sur Daniel Koli Kanga pour qu’il verse une portion des fonds escroqué. L’homme sera libéré au bout de quelques jours, car il bénéficie d’une protection en fer du Président Faustin-Archange Touadera.
Affaire à suivre….
Par Gisèle MOLOMA
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