De quoi vous étonnez-vous du sort de Blaise Didatien Kossimatchi ? Le “cannibalisme politique” ou l’art pour la dictature de dévorer ses propres enfants
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Par : la rédaction de ,
Vous qui observez aujourd’hui, stupéfaits du sort actuel du griot zélé du régime dictatorial de Faustin-Archange Touadera , du sort du sultan Sani Yalo, du fils adoptif de Touadéra Koyagbélé et vous vous êtes enflammez sur les réseaux sociaux. Alors, une question que tout le monde se pose: pourquoi vous étonnez-vous ?
Vous connaissiez pourtant parfaitement la nature du régime. Vous saviez très bien qu’il s’agissait d’une dictature. Pourtant, attirés par l’odeur du pouvoir, des privilèges et de l’argent, vous vous êtes rués massivement vers elle, tels des courtisans dociles, des abeilles bourdonnant autour d’un pot de miel. Mais vous avez feint d’ignorer la règle d’or de l’autoritarisme : la première caractéristique d’une dictature, sa loi fondamentale pour survivre, c’est le cannibalisme politique.
Quand la machine commence à s’enrayer, quand le doute s’installe, le dictateur ne cherche plus à frapper ses opposants historiques du BRDC qui sont déjà fragilisés. Il se retourne contre son propre camp. Et il commence à vous manger, un par un.
La peur au ventre à Bangui
Aujourd’hui, le doute et le murmure ont envahi l’administration centrafricaine. Chacun regarde par-dessus son épaule. La peur a changé de camp, et pour cause :
Blaise Didatien Kossimatchi (Didass), le griot-zélé du régime, celui qui pensait s’être rendu indispensable par ses outrances et son militantisme bruyant, a été convoqué à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Son tort ? Avoir « débordé ». Toi, Didass, et tous les autres qui croyaient être à l’abri sous l’aile du chef : vous découvrez que l’excès de zèle peut devenir un crime de lèse-majesté du jour au lendemain.
Le sultan Sani Yalo, l’un des grands financiers et piliers du régime, a été entendu par la justice centrafricaine pour une simple rumeur de coup d’État propagée sur les réseaux sociaux. Celui qui injectait des millions pour la survie politique du pouvoir réalise que sa fortune et son influence ne pèsent rien face à la paranoïa d’État.
Bida Koyagbélé, ministre conseiller à la présidence chargé des grands travaux, a lui aussi été convoqué au tribunal et entendu par le parquet. Un ministre conseiller, jeté en pâture au moindre bruit de couloir, au moindre soupçon de complot.
Pourquoi toutes ces figures du premier cercle ont-elles peur désormais ? Parce qu’elles découvrent la dure réalité du système qu’elles ont nourri : dans une dictature, la fidélité passée n’est jamais une garantie de sécurité future.
La méthodologie du dictateur : L’exemple d’Adolf Hitler et la “Nuit des longs couteaux”
Pour comprendre ce qui se joue actuellement sous nos yeux, il faut faire un peu d’histoire et de pédagogie politique. Ce phénomène n’est pas nouveau. L’exemple le plus terrifiant et le plus net de ce cannibalisme politique reste celui du dictateur allemand, Adolf Hitler.
En 1934, Hitler est au pouvoir depuis un an. Pour y parvenir, il s’est appuyé massivement sur la SA (les Sections d’Assaut), une milice forte de millions d’hommes ultra-violents et fanatiques, dirigée par son plus proche ami et compagnon de route, Ernst Röhm. Les SA étaient les “griots-zélés” du nazisme, ceux qui faisaient le coup de poing dans la rue pour installer la dictature.
Mais une fois solidement assis sur son trône, Hitler commence à s’inquiéter :
1. La peur de la concurrence : Ernst Röhm devenait trop puissant, trop populaire auprès des troupes.
2. Le besoin de respectabilité : Hitler avait besoin de rassurer l’armée régulière et les grands industriels allemands, qui se méfiaient des excès et du radicalisme des SA.
La réponse du dictateur fut d’une cruauté absolue. Du 30 juin au 2 juillet 1934, lors de l’épisode tristement célèbre de la “Nuit des longs couteaux”, Hitler ordonna l’exécution de son ami Ernst Röhm et la purge sanglante de toute la direction des SA. Des centaines de ses partisans de la première heure, ceux-là mêmes qui l’avaient porté au pouvoir, furent arrêtés dans leur lit et fusillés sans procès.
Hitler a dévoré ses propres enfants politiques pour rassurer ses nouveaux alliés et éliminer toute ombre de contestation interne.
Éducation politique : Le dictateur mange toujours les siens pour survivre
Leçon de l’histoire pour quiconque choisit de servir un régime autoritaire : le dictateur n’a pas d’amis, il n’a que des outils.
Lorsque la situation économique est étouffante, que la pression internationale augmente, ou que la paranoïa s’empare du palais, le sommet de l’État a besoin de boucs émissaires pour canaliser la colère du peuple et envoyer un message de terreur à son propre entourage. En sacrifiant un ministre des grands travaux, un puissant financier ou un communicant zélé, le pouvoir fait d’une pierre deux coups : il montre qu’il contrôle tout et maintient ses courtisans dans un état de terreur psychologique permanente.
Alors, ne vous murmurez plus à l’oreille. Ne jouez pas les étonnés. Toi Didass, toi Sani, toi Bida, et tous les autres qui vous bousculez encore autour du miel : sachez qu’un jour ou l’autre, la nature même de la dictature fera de vous le prochain repas. C’est le prix à payer lorsque l’on choisit de nourrir un monstre.
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
