Jackson Mazette dresse ses troupeaux en guerre d’argent
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Derrière les sourires de façade mis en scène par les organes de presse affiliés au pouvoir le 10 juin dernier, la basse-cour des dissidents et radiés du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) offre le spectacle désolant d’une véritable guerre de chiffonniers. Faustin-Archange Touadéra, leur généreux donateur d’hier, les ayant désormais relégués au rang d’instruments périmés et complètement ignorés, les « vautours » se déchirent aujourd’hui les derniers restes d’un gâteau imaginaire.
Récit exclusif d’un huis clos familial et financier sur fond de trahisons, de malversations et de règlements de comptes au sein d’un parti fantôme.
Mais pour comprendre cette implosion, il faut remonter à l’origine même de cette dissidence fabriquée de toutes pièces.
Un « congrès » de pacotille financé par la présidence
L’histoire de cette dissidence est celle d’une prostitution politique née lorsque Faustin-Archange Touadéra a entrepris de tripatouiller la Constitution afin de s’éterniser au pouvoir. Pour affaiblir la véritable opposition et déstabiliser le président légitime du MLPC, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, le régime a sorti le chéquier.
Selon nos informations, une première enveloppe de seulement 4 millions de francs CFA a été débloquée par Touadéra afin de financer une prétendue assemblée générale pompeusement qualifiée de « congrès ».
C’est à l’issue de cette mascarade que Josepha Sambat Tagotto a été installé à la tête de cette coquille vide, entouré d’un bureau provisoire dans lequel le vieil instituteur Jackson Mazette, par ailleurs lourdement affaibli par un cancer de la prostate et de gbokorogbo, s’est autoproclamé « conseiller juridique ».
Mais chez ces mercenaires de la politique centrafricaine, la loyauté ne survit jamais longtemps au partage de l’argent.
Chasse au reliquat et népotisme : la chute de Tagotto
À peine les lampions du faux congrès éteints, l’heure des comptes a sonné. Sommé de présenter un état financier, Tagotto s’est retrouvé incapable de justifier le reliquat des fonds injectés par la présidence.
La sanction est tombée immédiatement. Profitant de son retour d’un séjour hospitalier au Maroc, Jackson Mazette a éjecté Tagotto sans ménagement afin d’installer à sa place son propre neveu : Christian Kossi Gonédéré.
Humilié mais pas totalement neutralisé, Tagotto a continué à rouler pour son propre compte, quémandant reconnaissance et miettes auprès de Simplice Mathieu Sarandji tout en poursuivant l’usurpation du nom du MLPC.
Mais la véritable débâcle de cette dissidence s’est révélée lors des dernières consultations électorales.
Le fiasco électoral des municipales et législatives
La supercherie a atteint son paroxysme lors des récentes élections municipales et législatives. Fidèle à sa ligne politique, le président légitime du MLPC, Martin Ziguélé, a officiellement saisi le Conseil constitutionnel afin de notifier que son parti ne participerait à aucun scrutin tant que le dialogue politique global réclamé par l’opposition n’aurait pas eu lieu.
Face à ce boycott officiel, Touadéra a de nouveau financé ses marionnettes afin qu’elles tentent de grappiller quelques sièges dans les bastions historiques du MLPC.
Sentant le piège de l’illégitimité juridique se refermer sur eux, consigne leur a été donnée de se présenter comme « indépendants » ou sous les couleurs du parti présidentiel afin d’éviter le rejet pur et simple de leurs dossiers par le Conseil constitutionnel.
Le résultat s’est transformé en naufrage politique mémorable : aucun d’entre eux n’a été élu. Le peuple centrafricain a massivement rejeté ces dissidents.
Mais c’est surtout l’argent de la campagne qui a fini par faire exploser cette alliance de circonstance.
L’affaire des 8 millions et le hold-up de Gonédéré
C’est au moment du bilan financier que la guerre interne a véritablement éclaté. Pendant toute la campagne, Kossi Gonédéré, alors président autoproclamé du parti fantoche, centralisait tout : l’argent, les t-shirts, les véhicules et les avantages offerts par le pouvoir.
Le déclencheur direct de la crise actuelle reste un décaissement discret de 8 millions de francs CFA obtenus par Gonédéré auprès de Touadéra, somme qu’il a catégoriquement refusé de partager avec ses complices.
Subitement devenu injoignable, évitant ses propres alliés, Gonédéré passait désormais son temps à parader avec ses maîtresses dans plusieurs quartiers de Bangui, répétant à qui voulait l’entendre qu’il attendait sa nomination imminente au poste de ministre des Transports.
Cette arrogance a fini par provoquer l’explosion définitive du clan.
Pris en ceinture et traîné à la résidence de Mazette : la panique de la « démission sans papier »
La comédie a brutalement pris fin lorsque ses propres compagnons d’infortune ont dû aller « le prendre en ceinture » afin de le conduire de force à une réunion de crise convoquée par son oncle maternel, Jackson Mazette, dans sa salle de cinéma de Benz-Vi à Bangui.
Acculé par la pression, Gonédéré a fini par rendre le tablier du président dans la panique pour redevenir 2e vice-président, son ancien poste sous Tagotto. Quel désordre ? Même une Association sportive des AS Kangba ne fonctionne pas comme ça.
Preuve du niveau d’amateurisme qui règne dans cette faction : selon le document officiel que nous nous sommes procuré, le prétendu bureau exécutif fantoche a publié un communiqué daté du 11 juin 2026, signé par un certain camarade Askin Vokpomapa.
Le texte, écrit en français libanais, prend acte de ce qu’il qualifie textuellement de « démission sans papier », un nouveau jargon politique, de Christian Gildas Gonédéré Kossi, intervenue la veille dans la salle de cinéma Mazette à Benz-Vi.
Pour tenter de sauver la face, les survivants de cette coalition de circonstance feignent désormais de condamner Gonédéré, l’accusant dans ce même document de « s’accoquiner avec un fossoyeur du Parti » et dénonçant une prétendue « inconstance » ainsi qu’une « compromission politique ». Une très forte accusation qui mérite une exclusion définitive mais hélas, le voila resté comme 2e vice-président.
Un comble pour des dissidents qui ont eux-mêmes vendu leur loyauté au régime de la Renaissance.
Et malgré ce chaos interne, les médias proches du pouvoir tentent encore de vendre l’image d’un mouvement réconcilié.
Une réconciliation en carton relayée par les presses du pouvoir
Dans ce climat d’extrême tension, et malgré leurs précédents conflits ouverts, Tagotto ayant déjà humilié Jackson Mazette par le passé en le reléguant à un simple poste de suppléant, Mazette a finalement été contraint de redonner sa confiance à Josepha Tagotto afin de reprendre la tête de cette faction moribonde.
Pour maquiller cette véritable bérézina politique, Jackson Mazette a expressément convié les médias proches du pouvoir afin de diffuser l’image artificielle d’un consensus retrouvé.
Le communiqué mielleux relayé complaisamment par les organes de presse du régime, parlant de « réconciliation », d’« acte de pardon » et de « nouvelle page », n’est qu’une opération de communication destinée à rassurer un Touadéra qui ne leur accorde désormais plus aucune importance.
Sur le terrain, le chaos reste total. Pendant que Mazette, Koyambonou et Tagotto se disputent les miettes sous le nom usurpé du MLPC, d’autres dissidents comme Étienne Malékoudou et Stanislas Zoumbéti poursuivent des combats individuels et isolés sous la bannière du MLPC-CO, allant jusqu’à se menacer mutuellement de poursuites judiciaires.
Aujourd’hui, après avoir servi de simples instruments au régime de Bangui avant d’être abandonnés, ces politiciens affamés et malades n’ont plus que leurs rancœurs à partager. Quant à la prétendue « guerre juridique » qu’ils annoncent désormais contre Martin Ziguélé, elle ressemble surtout au dernier râle politique de mercenaires définitivement discrédités par leur propre trajectoire.
Par Gisèle MOLOMA
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)