Bangui sous tension : Pourquoi l’Empereur de Damara muscle-t-il sa sécurité et envoie-t-il des alertes SMS sur les mobiles des centrafricains ?
Rédigé le 11 mai 2026
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La République s’efface désormais devant l’Empire, mais un Empire qui tremble. À Bangui, le dispositif sécuritaire de Touadéra devient féroce. Entre surveillance aérienne constante et messages d’alerte sur les téléphones, le régime s’enferme dans une bulle de peur inavouée.
Il y a quelque chose qui se passe discrètement dans le pays mais le régime semble vouloir cacher ça à la population. Il y a un truc, une guerre qui se prépare quelque part mais le pouvoir cache la réalité. Mais par ses faits et gestes, par cette fébrilité nouvelle, on sait qu’il y a quelque chose qui se trame dans l’ombre du palais présidentiel.
L’ombre de l’Empire
D’abord, l’essentiel, c’est que depuis son couronnement comme empereur le 30 mars dernier, les Centrafricains appellent désormais Faustin-Archange Touadéra “l’Empereur de Damara”. Il reconstruit son propre empire sans en porter officiellement le titre. Physiquement, il est empereur mais le pays reste officiellement la République ; c’est une manière claire pour le peuple de se moquer de ses ambitions. Depuis sa réélection totalement illégale, basée sur une constitution qu’il a tripatouillée en 2023, le masque est tombé.
La Cour constitutionnelle de l’époque avait totalement rejeté l’idée de cette modification, mais Touadéra a limogé la présidente Danielle Darlan pour placer son oncle, Jean-Pierre Wabouè. Son oncle préside désormais ce “Conseil constitutionnel”, un nom changé pour marquer le passage à un nouvel ordre où la famille contrôle la loi. C’est ce verrouillage institutionnel qui permet aujourd’hui au régime de régner sans partage, mais non sans crainte.
L’escorte aérienne : La paranoïa au-dessus des têtes
Depuis son élection illégale et ce troisième mandat forcé, Touadéra fait quelque chose qui étonne tout le monde. Avant, il roulait avec son escorte légère pour aller chaque week-end à Damara, à 75 km de la capitale, le village de sa mère. Ils étaient deux ou trois véhicules et il faisait la route sans problème. Mais aujourd’hui, il y a maintenant un hélicoptère sur son escorte.
Dès qu’il prend la route, l’hélicoptère de l’Afrika Corps (les mercenaires de Wagner) est en l’air, juste au-dessus de sa tête, volant au ras du sol pour l’escorter. Même pour faire 100 mètres, l’hélicoptère est là. Dès qu’ils arrivent à Damara, l’engin fait des tours de reconnaissance. À Bangui, il tourne sans cesse au-dessus du Palais. On l’a vu à la mosquée du KM5 après le Ramadan ou encore à Béréngo la semaine dernière : Touadéra ne se déplace plus sans ce parapluie aérien féroce. Les gens se demandent : pourquoi un tel renforcement si la paix est vraiment là ?
La psychose par les ondes : Les SMS de la méfiance
La deuxième chose qui frappe, c’est l’apparition de SMS bizarres sur les téléphones des usagers. Le gouvernement fait passer des messages par les opérateurs comme Orange ou Telecel pour dire aux citoyens d’être vigilants. “Si vous voyez des choses suspectes, appelez le service de sécurité, signalez-les”, disent ces messages.
C’est une incitation à la délation qui montre que le pouvoir ne dort plus que d’un œil. Ils disent qu’il y a la paix, mais ils continuent de bombarder les gens avec cette histoire de dangers imminents. Si la paix est revenue, pourquoi transformer chaque téléphone en outil de surveillance ? Ces messages prouvent que le régime cherche à débusquer une menace qu’il sait réelle mais qu’il refuse de nommer publiquement.
Un pouvoir qui se muscle face à la colère
Ces deux éléments, l’hélicoptère omniprésent et les SMS d’alerte, montrent que la situation est loin d’être stable. Malgré les discours officiels, la paix n’est pas revenue. Touadéra a compris que le peuple est en colère et il muscle son escorte pour faire peur aux gens. C’est l’image d’un régime qui s’isole derrière ses mercenaires russes et ses dispositifs de surveillance, craignant que le sol ne se dérobe sous ses pieds à tout moment.
Par Alain Nzilo
CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
