Barbarie à ciel ouvert : la Centrafrique sombre dans la folie collective

Rédigé le 12 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La République centrafricaine est à la dérive. On ne peut plus dire qu’elle va sombrer : elle a déjà sombré dans une dépression collective, et d’ailleurs une folie collective. On ne comprend plus ce qui se passe dans ce pays de merde.
En effet, il y a quelques jours, le fils du ministre conseiller Fidèle Ngouandjika s’est livré sur les réseaux sociaux à des insultes graves et vulgaires contre les femmes centrafricaines. Il les a traitées de « bêtes » et d’« idiotes », allant jusqu’à commenter leur odeur intime et leur hygiène de manière abjecte. Ces propos ont provoqué une immense colère populaire, tant sur les réseaux que dans les rues de Bangui.
Au départ, son père Fidèle Gouandjika l’avait défendu publiquement. Face à la vague d’indignation, il a fini par faire machine arrière et présenter des excuses aux Centrafricains, particulièrement aux femmes. Le fils lui-même a multiplié les excuses, mais le mal était déjà fait. Le ministre du Genre a réagi, les femmes ont déposé plainte, et même le ministre de la Justice a été obligé de sortir une déclaration.
Pourtant, alors que l’affaire des insultes sexistes occupait encore l’espace public, un nouveau fait, encore plus terrible, est venu confirmer cette folie totale qui s’est emparée du pays.
Au fait, la semaine dernière, deux hommes ont été attrapés, complètement déshabillés, nus, et filmés en train de « danser » sous les coups. On les frappe violemment pendant qu’ils sont forcés de danser, le sexe à l’air, devant une foule rassemblée. On ignore s’ils étaient soupçonnés de vol ou d’un autre délit. La vidéo circule librement sur les réseaux sociaux.
Personne ne s’indigne vraiment.
C’est une sauvagerie extrême, une barbarie inacceptable. Au-delà des actes que ces deux personnes ont pu commettre, ceux qui les ont attrapés, déshabillés, frappés et humiliés en public doivent être poursuivis avec la plus grande sévérité par la justice et condamnés lourdement.
Malheureusement, le pays est tellement plongé dans la dépression collective qu’une grande partie de la population semble considérer cela comme une forme de « correction collective », presque normale, voire légitime.
Comment un pays peut-il en arriver là ? Est-ce que de telles pratiques existent encore quelque part dans le monde ? Même dans les pays les plus stricts du monde arabe, on ne descend pas à ce niveau de sauvagerie publique.
Comment une telle scène peut-elle se dérouler en pleine place publique en Centrafrique sans que personne ne réagisse vraiment ?
Voilà où nous en sommes. La RCA a totalement sombré. Touadéra, ton régime nous rend fou.
Par Alain Nzilo
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