« Impunité zéro » ? Touadéra oublie ses promesses quand il s’agit de son fils et du fils de son conseiller Fidèle Gouandjika. Voir l’exemple de Bokassa dans cet article

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« Impunité zéro » ? Touadéra oublie ses promesses quand il s’agit de son fils et du fils de son conseiller Fidèle Gouandjika

 

« Impunité zéro » ? Touadéra oublie ses promesses quand il s’agit de son fils et du fils de son conseiller Fidèle Gouandjika
Évariste Touadera

 

Rédigé le 08 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après les gifles en Russie et les agressions à Bangui, les insultes idiote et criminelle du jeune Gouandjika ravivent la colère populaire.

 

Un observateur centrafricain a parfaitement résumé l’indignation qui monte dans tout le pays : « Affaire de l’impunité déclarée depuis 2016 par Faustin Archange Touadéra, ça continue de faire des vagues après sa prestation de serment que beaucoup appellent couronnement de son empire le 30 mars dernier. Il parle d’impunité zéro, mais il a oublié ce qu’on appelle vraiment impunité zéro. »

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra n’a cessé de promettre la fin de l’impunité. Le 30 mars 2026, lors de sa prestation de serment au stade 20 000 places, il l’a encore juré solennellement. Mais la réalité est tout autre : ses propres enfants et ceux de ses proches agissent en toute impunité.

 

Le fils du président : Évariste Touadéra, la récidive sans conséquence

Le cas le plus emblématique reste celui d’Évariste Touadéra. Envoyé en « rééducation » à Kislovodsk en Russie en 2023, il s’était enfui et avait giflé une femme à la gare, incident filmé qui avait créé une tension. Rapatrié discrètement, il a récidivé à Bangui. En juillet 2025, dans le quartier Benz-vi, il a violemment agressé son garde du corps, Chérubin Saraga. Aucune sanction, aucune poursuite judiciaire. Le fils du président reste intouchable.

 

Le fils du conseiller : Gilles Lionel Gouandjika insulte les femmes centrafricaines

L’affaire Gilles Lionel Gouandjika est venue aggraver la situation. Le fils de Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la présidence et ancien consul honoraire de Roumanie, a publiquement insulté les femmes centrafricaines en les traitant de « sales », « malpropres » et « malodorantes ». Au lieu de condamner ces propos dégradants, son père a publié une défense inconditionnelle : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa », avec une photo souriante prise dans un supermarché.

 

Cette attitude a provoqué une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux. Des milliers de commentaires dénoncent le manque de respect envers les mères, sœurs et filles centrafricaines, piliers de la nation. Beaucoup rappellent que l’amour paternel ne saurait justifier des insultes sexistes ni dispenser d’une éducation fondée sur la dignité.

 

Quand on parle d’impunité zéro, l’exemple impressionnant reste celui de l’empereur Jean-Bédel BOKASSA et de ses proches. Touadera, le nouvel empereur centrafricain, qui rêve de devenir Bokassa, lit ceci. C’est un parfait exemple de l’impunité que tu en parles tous les jours du matin au soir sans même un résultat.

 

En effet, après la chute de Bokassa, lorsque les gardiens promènent leurs visiteurs dans les restes pillés de sa belle résidence à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui, ils leur montrent à l’arrière, à côté du garage, une enfilade de petites pièces où, selon eux, Bokassa enfermait ses enfants quand ils lui désobéissaient.

 

Il devait alors sanctionner quelque peccadille puisque aussi bien il n’a pas hésité à les incarcérer à Ngaragba lorsqu’il voulait leur infliger une punition plus importante. Le régisseur de la prison, Otto Sacher, avait certes amélioré leur séjour en aménageant pour eux une chambre dans le magasin d’approvisionnement. Ils ne manifestaient pas une excessive contrariété, ils avaient été punis par leur père.

 

Georges Bokassa a ainsi été écroué du 29 septembre au 25 novembre 1972. À cette occasion, Bokassa avait convoqué Sacher et lui avait expliqué qu’il n’appréciait pas que son fils ne voulût pas de la carrière d’ingénieur ou d’informaticien qu’il aurait aimé lui voir entreprendre.

 

Nestor Bokassa fut aussi enfermé pour indiscipline du 23 au 29 juin 1975. Jean-Charles et Saint-Cyr y passèrent huit jours en avril 1976. C’est Nicaise qui y accomplit le séjour le plus long : enfermé le 7 juillet 1977, il n’en ressortit que le 22 février 1978.

 

BOKASSA se montre aussi sévère envers ses domestiques, et la moindre faute pouvait se traduire par plusieurs mois de prison. C’est le malheur qui échoit au chef cuisinier Flavien BALEPOU. Il est arrêté le 14 mars 1973 et passe neuf mois à Ngaragba parce qu’il avait fait manger des poulets « saignants » aux enfants de Bokassa.

 

Une autre fois le cuisinier Flavien BALEPOU  se présente en tenue « directeur ». On appelle ainsi en Afrique la tenue que portent ministres et dirigeants et qui se compose d’une chemise-veste et d’un pantalon.

 

Voilà! Touadéra, tu lit déjà ce qu’on appelle impunité zéro! Arrête désormais de nous salir les oreilles avec tes bla-bla-bla pathétiques.

 

Par Alain Nzilo

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