Félix Moloua s’accroche et veut remanier son gouvernement sans démissionner

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Une semaine après l’investiture en grande pompe de Faustin-Archange Touadéra pour sa « Septième République », le Premier ministre Félix Moloua et son équipe sont toujours en poste. Un blocage qui confirme les rumeurs de pactes secrets et l’influence grandissante des conseillers russes sur l’architecture de l’État.
Dans toute démocratie, même de façade comme en Afrique centrale, l’usage veut qu’au lendemain d’une prestation de serment présidentielle, le Premier ministre remette sa démission ainsi que celle de son gouvernement. Cet acte symbolique permet au chef de l’État de renouveler sa confiance ou de changer de cap.
Pourtant, une semaine après le serment du 30 mars, Félix Moloua s’installe dans un mutisme confortable et une contradiction flagrante. Nommé sous l’égide de l’ancienne Constitution, aujourd’hui décriée et jetée dans les poubelles d’histoires du pays par le régime, il se retrouve en porte-à-faux avec le nouveau cadre institutionnel. Si Touadéra prétend que la nouvelle Constitution est « sacralisée » par son serment, Moloua n’a plus de base légale claire. Il devrait, en toute logique, démissionner pour espérer être reconduit sous l’autorité du nouveau texte. Ce mépris des formes n’est pas un oubli : il traduit une gouvernance qui s’affranchit des règles pour ne répondre qu’à des accords privés.
Malgré les attentes autour de sa démission, Félix Moloua s’agrippe à son fauteuil de Premier ministre. Ce blocage renforce l’hypothèse d’un pacte secret ayant permis le passage de la Constitution du 30 mars 2016 à celle du 30 août 2025. Le doute s’installe : ce ne seraient ni le Président ni le Premier ministre qui décideraient réellement de l’avenir du gouvernement centrafricain, mais des acteurs extérieurs, en l’occurrence les mercenaires de Wagner ayant comme avatâr Africa Corps. Une perception alimentée par les déclarations de Dmitri Podolsky, officiellement « conseiller » à la présidence, dans une interview accordée à la chaîne russe RT.
Dmitri Podolsky avait affirmé : « Il n’y aura pas de changements au sein de son équipe. La majeure partie restera en fonction. »
Cette déclaration apparaît comme un camouflet pour la souveraineté nationale, pourtant revendiquée par Touadéra. En annonçant publiquement le maintien de l’équipe Moloua avant même la prestation de serment présidentielle, Podolsky alimente l’idée d’un pouvoir sous influence. Le « pacte » qui en découle semble clair : pour garantir sa stabilité, le régime maintiendrait une équipe jugée fiable par ses partenaires.
Des ministres-députés : Le peuple attend la relève
L’opinion publique est exaspérée. La population attend non seulement le départ de Moloua, mais aussi celui des ministres élus députés lors du scrutin du 28 décembre 2025 sans parler des incompétents qui doivent être naturellement relâchés. Les Centrafricains veulent voir ces élus siéger à l’Assemblée pour porter leur voix, et non rester agrippés à des portefeuilles ministériels par pur appétit de pouvoir. En gelant le remaniement, Wagner paralyse le renouvellement démocratique et maintient des hommes liges aux postes clés pour sécuriser ses propres intérêts miniers et politiques.
La réalité, Touadéra semble déjà avoir oublié les pages lues au stade, préférant laisser Moloua s’accrocher pour ne pas perturber les affaires de ses alliés russes qui ne veulent aucun changement au sein de l’exécutif.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
