Anicet Georges Dologuélé rejette les résultats de la présidentielle et demande l’annulation de cette parodie d’Élections

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le candidat à l’élection présidentielle centrafricaine Anicet Georges Dologuélé a pris la parole la semaine dernière pour contester fermement les résultats provisoires annoncés par l’Autorité Nationale des Elections. Il accuse l’institution d’avoir organisé une manipulation généralisée du scrutin.
Face aux journalistes réunis lors de sa conférence de presse, Anicet Georges Dologuélé n’a pas mâché ses mots. Le président de l’URCA refuse catégoriquement les chiffres proclamés dans la nuit du 5 janvier par l’ANE, qui attribuent 76,15% des suffrages au président dictateur Faustin-Archange Touadera contre 14,66% pour lui. Selon Anicet Georges Dologuélé, ces données constituent “un mensonge” et ne correspondent aucunement à la réalité du vote exprimé le 28 décembre dernier.
L’opposant a d’abord exprimé son étonnement quant aux conditions même de cette annonce. “Je vous informe que le candidat que je suis n’a pas été invité à cette cérémonie de l’entre soi”, a déclaré Anicet Georges Dologuélé, faisant référence à cette proclamation effectuée à minuit et dans un format inhabituel. Le président de l’URCA estime que l’heure tardive choisie et la liste restreinte des invités témoignent déjà d’une volonté de dissimuler certains éléments.
Anicet Georges Dologuélé a rappelé que de nombreux Centrafricains ont suivi les annonces des résultats bureau par bureau sur différentes radios. “Comme moi, vous avez marqué votre étonnement de l’impasse qui a été faite sur les résultats de certaines préfectures, en particulier celles de la région de Yadé”, a-t-il souligné. D’après le président de l’URCA, plus de la moitié des résultats n’auraient tout simplement pas été comptabilisés.
Après avoir observé vingt-quatre heures de silence pour mesurer les réactions du pays, Anicet Georges Dologuélé dresse un constat sans appel : aucune liesse populaire, uniquement de la tristesse et une colère retenue. “Le constat est clair : aucune manifestation de joie ni de satisfaction, beaucoup de tristesse, de colère contenue, de sentiment de trahison et de violence morale”, a-t-il affirmé.
Durant ces vingt-quatre heures, Anicet Georges Dologuélé affirme avoir subi des pressions directes. “Ma sécurité a été gravement menacée et des membres de ma sécurité, des soldats de l’armée régulière mis à ma disposition par l’Etat-major des FACAs, ont été enlevés à mon domicile”, a révélé le président de l’URCA lors de sa conférence de presse.
Le candidat n’hésite pas à pointer du doigt l’ANE elle-même. “Ce que l’Autorité Nationale des Élections appelle des ‘résultats provisoires’ n’est pas le reflet du vote du peuple, mais le produit d’une fraude massive, organisée, méthodique et couverte par l’ANE elle-même”, a martelé Anicet Georges Dologuélé. Selon lui, l’institution a “failli” et “trahi” sa mission.
Anicet Georges Dologuélé rappelle que son parti, l’URCA, avait multiplié les alertes bien avant le scrutin. Des courriers officiels, des communiqués et des avertissements documentés avaient été adressés à l’ANE concernant l’insuffisance de préparation, l’absence de formation des équipes sur le terrain, l’opacité de l’organisation, la partialité croissante de l’institution et les violations répétées des procédures. “L’ANE n’a jamais corrigé. L’ANE n’a jamais expliqué. L’ANE a persisté”, a regretté le président de l’URCA.
Pour Anicet Georges Dologuélé, la conclusion s’impose d’elle-même : “L’ANE a renoncé volontairement à son indépendance et s’est volontairement et ostensiblement mise au service d’un candidat.” Le président de l’URCA considère que l’institution “a choisi son camp” et porte désormais seule la responsabilité du “chaos électoral” dans lequel elle a “volontairement plongé” le pays.
Le candidat énumère ensuite ce qu’il présente comme une série de manipulations ayant émaillé chaque étape du processus. “Fraude lors de l’enrôlement, fraude pendant le vote, fraude pendant le dépouillement, fraude dans l’acheminement des résultats, fraude dans la centralisation, fraude dans la proclamation”, a listé Anicet Georges Dologuélé.
L’une des violations les plus graves concerne, selon lui, le refus de remettre les procès-verbaux aux représentants des candidats. “Dans la quasi-totalité des bureaux de vote, les représentants du candidat que je suis se sont vu refuser, de manière ferme et définitive, la remise d’une copie du procès-verbal ou de la feuille de résultat”, a affirmé Anicet Georges Dologuélé. Les présidents de bureaux auraient même avoué avoir reçu l’ordre de ne pas les distribuer.
Or, comme le rappelle Anicet Georges Dologuélé, l’article 87 du Code électoral oblige les présidents de bureaux de vote à remettre ces documents à chaque représentant dûment mandaté, “sous peine de nullité du scrutin”. Pour le président de l’URCA, cette nullité est “implicitement consacrée par le Président de l’ANE lui-même” à travers un communiqué publié le 29 décembre à 16h30.
Anicet Georges Dologuélé affirme disposer de preuves tangibles : urnes bourrées, procès-verbaux falsifiés, résultats transférés de manière illicite, représentants chassés des bureaux et traqués par des responsables administratifs en province, modifications arbitraires sans fondement légal. “Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une fraude électorale a été décomplexée, publique, sauvage, violente”, a-t-il déclaré, pointant que tout cela a profité “exclusivement au candidat choisi par Monsieur Morouba, Président de l’ANE”.
Le camp d’Anicet Georges Dologuélé dit avoir rassemblé un dossier solide. “Nous avons réussi péniblement à collecter un nombre important de feuilles de résultats et photographié certains dans les bureaux de vote”, a expliqué le candidat. Ses équipes auraient identifié des différences importantes entre les chiffres affichés localement et ceux annoncés par l’ANE.
Fort de ces éléments, Anicet Georges Dologuélé annonce une action en justice. “Sur la base de ces preuves, nous rejetons solennellement les résultats proclamés par l’ANE et saisirons le Conseil Constitutionnel”, a-t-il déclaré. Cette contestation se fonde, selon le président de l’URCA, sur des violations de la loi électorale, de la Constitution et surtout de la volonté populaire.
“Ce que l’ANE a proclamé n’est pas une victoire électorale, c’est une confiscation du suffrage populaire”, a martelé Anicet Georges Dologuélé. Le président de l’URCA formule deux exigences claires : “Nous demanderons l’annulation de toute l’élection présidentielle ou la vérité des urnes.”
Cette “vérité des urnes”, selon Anicet Georges Dologuélé, passe nécessairement par un recomptage complet dans tous les bureaux de vote du pays, après avoir annulé les procès-verbaux et feuilles de résultats qu’il qualifie d’“artificiellement fabriqués”.
Le président de l’URCA reconnaît avoir été prévenu que ces Élections seraient truquées et qu’il valait mieux ne pas y participer. “Mais il m’était insupportable de penser que nous devions tous abandonner 6 millions de Centrafricains dans l’extrême misère et sous une dictature de plus en plus assumée”, a expliqué Anicet Georges Dologuélé.
Le candidat dit conserver un certain espoir envers le Conseil Constitutionnel. “J’ai l’humilité de penser que je n’ai pas le monopole de l’amour de mon pays et que des compatriotes cadres supérieurs, qu’ils soient de l’ANE ou du Conseil Constitutionnel, peuvent aimer et servir leur pays dans ce qu’ils font”, a-t-il déclaré. Anicet Georges Dologuélé rappelle que les membres de cette institution l’avaient rassuré quant à leur indépendance lors de l’affaire concernant son supposé apatridie, et il espère qu’ils n’ont “pas changé”.
Si Anicet Georges Dologuélé garde cet espoir vis-à-vis de certaines institutions, il est en revanche catégorique concernant l’ANE. “Le Président de l’ANE et certains des commissaires ont malheureusement confirmé le complot ourdi contre le peuple centrafricain”, a-t-il affirmé.
Mais selon Anicet Georges Dologuélé, les Centrafricains ne sont pas dupes. “Vous ne réussirez pas à lui faire accepter qu’il n’a élu ‘AGD Kota Coup qu’à 14%. C’est peine perdue!”, a-t-il lancé. Pour le président de l’URCA, le vote n’est “ni une faveur, ni une formalité” mais “un droit” et “un acte souverain” qui doit être respecté.
Anicet Georges Dologuélé a terminé sa déclaration par une promesse de fermeté. “Nous ne céderons pas. Nous ne nous tairons pas. Nous irons jusqu’au bout. Parce que la démocratie ne se proclame pas. Elle se respecte”, a affirmé le candidat, qui entend maintenant porter son combat devant la justice constitutionnelle avec l’ensemble des preuves collectées par ses équipes sur l’ensemble du territoire centrafricain.
Par Alain Nzilo
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)