Centrafrique : Face au spectre d’une ville morte, la panique du pouvoir de Bangui et la grande braderie des syndicats

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À quelques heures seulement de la journée « ville morte » appelée pour ce lundi 12 octobre 2026 par des organisations de la société civile, la fébrilité s’est emparée du régime des bras cassés de la septième république. Face au ras-le-bol généralisé de la population provoqué par la hausse continue et vertigineuse des prix du carburant depuis trois ans, le gouvernement a cédé à une panique totale, instrumentant en toute hâte une signature dominicale pour tenter de couper court à la mobilisation.

 

Un compromis dominical sous le signe de l’urgence

 

C’est un dimanche, jour traditionnellement réservé au repos et au culte, que le gouvernement a réuni en urgence une poignée d’organisations syndicales pour formaliser une « déclaration conjointe ». Mais loin de rassurer, cette signature à la va-vite révèle les failles d’un pouvoir aux abois face à la colère populaire.

 

Titre : Centrafrique : Face au spectre d’une ville morte, la panique du pouvoir de Bangui et la grande braderie des syndicats
Maxime balalou lors de sa conference de presse du lundi 21 juillet 2025

 

Alors que les Centrafricains croulent sous l’explosion du coût de la vie et la cherté des produits de première nécessité engendrée par la hausse des carburants, la réponse apportée par ce texte apparaît comme dérisoire. Aucune avancée structurelle ni véritable mesure de protection sociale globale n’y figure pour soulager le quotidien des plus de 6 millions de citoyens.

 

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Des syndicats accusés d’avoir abandonné l’intérêt général

 

Du côté de la population et des acteurs engagés de la société civile, le constat est amer : en acceptant de signer ce document à la hâte, les dirigeants syndicaux impliqués sont vivement critiqués pour avoir privilégié des concessions marginales au détriment de l’intérêt collectif.

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En focalisant les discussions sur d’hypothétiques et modiques réajustements salariaux pour une minorité de fonctionnaires quelques milliers de travailleurs sur l’ensemble de la population —, ces centrales syndicales semblent avoir tourné le dos à l’immense majorité des Centrafricains du secteur informel, des transports et du monde rural, laissés pour compte face à la hausse des prix.

 

La société civile maintient la pression

 

Alors que le pouvoir espérait étouffer la contestation par ce document de dernière minute, le fossé n’a jamais semblé aussi grand entre les décisions prises dans les salons ministériels et la réalité de la rue. L’appel à la « ville morte » lancé par la société civile résonne ainsi comme le véritable baromètre du mécontentement populaire contre la vie chère et l’impuissance des autorités à y répondre durablement.

 

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La hausse continue des prix du carburant provoque une vie chère insoutenable pour la population, poussant la société civile à maintenir la pression malgré les compromissions syndicales.

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