
La débandade générale s’empare la « 7e République » de Touadera. L’appel à la journée « ville morte » lancé par la société civile pour ce lundi 12 octobre a plongé le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra dans une fébrilité sans précédent.
Sous les instructions directes de la haute hiérarchie du Palais de la Renaissance, chaque ministère est désormais sommé de produire en urgence son communiqué pour tenter d’enrayer la contestation. Mais derrière cette débauche de papier officiel et cette précipitation administrative, la réalité est sans appel : le pouvoir tremble sur ses bases, coincé entre la démagogie d’État et les méthodes de voyous.

Dans les rafales des communiqués signés par divers ministres, diffusés sur les ondes et relayés sur les réseaux sociaux, on retrouve celui du ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Marcel Djimassé, daté du 10 octobre 2026, un week-end. Un ministère de la Fonction Publique qui à la fois menace et supplie les fonctionnaires.
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Dans son communiqué teinté de suppliques et de menaces voilées, le ministère qualifie l’appel citoyen de « rumeurs relayant un mot d’ordre de ville morte » et tente de culpabiliser les agents publics en affirmant qu’un jour d’absence paralyserait « la continuité du service public ».
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Comble de la démagogie, un régime qui abandonne les fonctionnaires à la cherté de la vie et à des conditions de travail misérables s’inquiète soudainement qu’une seule journée d’inactivité ne deviendra un « désastre national ». Promettant de vagues « mesures d’accompagnement » pour étouffer la colère liée à la hausse spectaculaire des prix du carburant à la pompe, le gouvernement tente désespérément de maintenir les travailleurs sous coupe réglée. Mais la manœuvre est trop grossière pour masquer le vide d’une gouvernance aux abois.
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Pendant que les ministres distribuent des communiqués lisses, les coulisses du pouvoir révèlent des méthodes bien plus sordides. N’accordant aucune confiance à la rhétorique administrative, le régime a réactivé ses réseaux de terreur et de corruption pour briser le mouvement citoyen.
Selon des sources concordantes et des révélations internes, les miliciens « Requins », le bras armé et la police politique du régime, s’activent pour traquer les leaders du consortium de la société civile (OGDC et I Gwé).
Un des lieutenants de cette milice, Bienvenu Gbavini, est monté au créneau pour réclamer ouvertement de l’argent comptant aux ministres cadres du parti présidentiel (MCU) afin de financer le déploiement de ses hommes sur le terrain.
Dans sa lancée, ce milicien a publiquement salué la « générosité » du ministre des Travaux publics Arthur Piri, félicité pour avoir reçu et distribué de grosses enveloppes d’argent, 500 000 FCFA selon nos sources, aux délégués des conducteurs de taxis-motos afin de les dissuader de suivre le mot d’ordre du 12 octobre.
Cette double stratégie, la démagogie des communiqués officiels d’un côté, la distribution d’enveloppes et la menace des milices de l’autre, expose au grand jour la panique qui hante le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra. Incapable d’apporter des réponses économiques crédibles à l’asphyxie financière des foyers centrafricains, le pouvoir en est réduit à acheter le silence des uns et à armer la terreur des autres.
En ce week-end précédant la nouvelle semaine du lundi 12 octobre, la nervosité du Palais de la Renaissance prouve que le mot d’ordre « Zo kwe i ngba na yanga da » a déjà atteint son objectif : exposer la fragilité extrême d’un régime qui ne tient plus que par la peur, l’achat des consciences et la force des armes.
Face à la gronde provoquée par la hausse du carburant à la pompe, le mot d’ordre de ville morte paralyse l’exécutif centrafricain.
Affaire à suivre…
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