UN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL OU UN GANGSTER DE CITÉ ? QUAND BERTRAND KENGUETONA CONFOND L’UNIVERSITÉ DE BANGUI AVEC SA COUR FAMILIALE
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/1Bertrand-Kenguetona-president-du-Comite-Local-de-la-JEA-de-lEEF-Cite-des-Martyrs-et-Secretaire-General-de-luniversite-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/1Bertrand-Kenguetona-president-du-Comite-Local-de-la-JEA-de-lEEF-Cite-des-Martyrs-et-Secretaire-General-de-luniversite-de-Bangui.jpg” alt=”<p data-wpview-marker=” />
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Bertrand Kenguetona confond autorité et autoritarisme. Le secrétaire général de l’université de Bangui reconnaît publiquement avoir engueulé les étudiants sur l’insalubrité du campus universitaire.
Dans une déclaration publique sur les antennes de la radio Ndèkè-Luka, Bertrand Kenguetona affirme sans la moindre honte: “Je suis parti un jour engueuler ces étudiants pour leur dire que ce n’est pas possible”. Ne vous rêvez pas! C’est une réalité dans ce pays des bras cassés, où tout le monde devient fort et fait ce qu’il veut. Regardez ce qu’un secrétaire général d’une l’université a dit. L’homme parle des étudiants comme s’il s’agissait de ses propres enfants, oubliant visiblement qu’il dirige une institution académique, pas un foyer domestique.
La question se pose alors naturellement : que fait la direction des œuvres universitaires ? Cette structure existe précisément pour gérer les questions de logement, de restauration et de vie sur le campus. Elle emploie du personnel qualifié, dispose d’attributions claires et de protocoles établis. Pourtant, Kenguetona court-circuite ces mécanismes institutionnels pour imposer sa loi personnelle. Il se comporte en chef de clan plutôt qu’en administrateur.
Les faits sont têtus. Le secrétaire général se félicite d’avoir pris l’initiative de retirer les clés des toilettes que l’État a fait construire derrière la cité numéro 2. Une décision unilatérale sans concertation apparente avec les services compétents.
Kenguetona justifie son intervention musclée par l’état déplorable des latrines. Selon lui, les étudiants ne nettoient pas, jettent tout par les fenêtres, versent l’eau depuis les étages supérieurs. Soit. Mais quel lien logique existe-t-il entre ces constats et le fait d’aller engueuler personnellement les résidents ? Un secrétaire général convoque, dialogue, coordonne, mandate. Il n’arpente pas les couloirs en distribuant des réprimandes comme un surveillant de lycée.
Et ce n’est pas le premier dérapage de ce gangsters. D’autres incidents ont marqué la présence de cet homme à la tête de l’administration universitaire. Des affrontements au restaurant universitaire, l’unique que compte l’établissement, ont opposé Kenguetona à des étudiants. Ces altercations, connues de nombreux témoins, dessinent le portrait d’un responsable qui règle les différends par la confrontation directe. Une approche incompatible avec les exigences d’un poste aussi sensible.
L’université de Bangui accueille des milliers d’étudiants venus de tout le territoire centrafricain. C’est le seul établissement d’enseignement supérieur public du pays. Les jeunes qui y étudient ont entre 18 et 25 ans pour la plupart. Bertrand Kenguetona, lui, pourrait être leur père, voire leur grand-père. Cette différence d’âge ne lui confère aucun droit de parler sur ce ton, encore moins de traiter ces adultes en formation comme des gamins indisciplinés.
La direction des œuvres universitaires dispose de gardiens, d’agents d’entretien, de responsables de cité. Une chaîne hiérarchique complète existe pour régler les questions d’insalubrité. Des commissions peuvent être créées, des sanctions disciplinaires appliquées si nécessaire. Tous ces outils administratifs attendent d’être utilisés. Mais Kenguetona préfère la méthode expéditive, celle qui consiste à “partir engueuler” directement, comme il le dit lui-même avec une franchise désarmante.
Ce qui frappe dans son discours, c’est l’absence totale d’autocritique. L’homme ne voit rien de problématique dans sa démarche. Il raconte cet épisode comme une prouesse, une démonstration de fermeté. “Vous vivez dans ces conditions-là, vous-même, vous ne pouvez pas entretenir votre cadre”, lance-t-il aux étudiants. Mais qui est responsable de créer et maintenir ce cadre, sinon l’administration qu’il représente ?
Les toilettes modernes dont il parle ressemblent d’ailleurs à un dortoir des cochons. Dans un pays normal, on ne peut même pas dire toilettes modernes. Et il se permet de dire avec glorification qu’elles ont été financées par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera.
En plus, il a même déclaré que l’eau ne monte pas aux étages, l’électricité coupe régulièrement, les forages tombent en panne. Ces dysfonctionnements techniques nécessitent des interventions de MAINTENANCE, des contrats avec des entreprises spécialisées, une planification budgétaire. Rien de tout cela ne se règle en allant engueuler les usagers. Un plombier ne répare pas une canalisation défectueuse en criant sur les robinets.
Pendant ce temps, l’université continue de se dégrader. Les murs s’effritent, les installations vieillissent, les chambres deviennent inhabitables. Kenguetona reconnaît lui-même que “le bâtiment n’a pas été entretenu pendant un moment”. Mais plutôt que d’activer les procédures de réhabilitation, il préfère tenir un discours moralisateur sur le comportement des étudiants. Une diversion commode qui permet d’éviter les vraies questions de gestion.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)