Cérémonie grandiose de la remise des galons aux généraux de l’État-major du MPC à Markounda en présence du sous‑préfet et des mercenaires russes
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le samedi 14 février dernier, dans la sous‑préfecture de Markounda, le MPC de Mahamat Al‑Khatim a célébré l’élévation aux grades du général de ses cadres de l’État-major sous le regard du sous-préfet et des mercenaires russes de la milice Wagner, donnant à l’événement une portée inattendue et spectaculaire.
L’atmosphère de cette journée singulière a surpris bien des habitants, car rien ne laissait présager qu’un mouvement armé puisse organiser une cérémonie d’une telle ampleur. Cette mise en scène a pris forme comme si le MPC cherchait à se présenter sous un jour nouveau, presque institutionnel, malgré son histoire profondément enracinée dans la lutte armée.

Cette évolution trouve son origine dans l’accord conclu entre Mahamat Al‑Khatim et les forces russes de Wagner, accord qui a transformé les combattants du MPC en auxiliaires étroitement liés à leurs partenaires. Les éléments du MPC sont devenus des russes noirs, autrement dit des Wagner noir. Cette proximité a façonné une dynamique particulière, donnant au MPC une assurance nouvelle qui s’est pleinement exprimée lors de cette cérémonie.
Le nouveau chef d’état-major du MPC, DJIDO ALI, ressortissant soudanais intégré dans les rangs du MPC, a été élevé au grade de général de corps d’armée 4 étoiles. Cette distinction, habituellement réservée à une armée régulière, a été annoncée avec une solennité qui a déconcerté plus d’un observateur, tant le contraste entre la forme et la réalité opérationnelle était saisissant.

D’autres cadres ont reçu des grades tout aussi imposants, à l’exemple de ADAM SAÏD, devenu général de division 3 étoiles, , et ADRAMAN AFIESSA, lui, passe également au grade du général de division 3 étoiles . Tout a été organisé comme si le mouvement patriotique pour la Centrafrique cherchait à se doter d’une hiérarchie comparable à celle d’une structure étatique. Cette démarche a renforcé l’impression d’un glissement progressif vers une forme d’organisation hybride, mêlant codes militaires et pratiques issues de la guérilla.
Ce qui a stupéfié les habitants, c’est la présence du sous‑préfet de Markounda, venu assister à la cérémonie comme s’il s’agissait d’un événement administratif ordinaire. Il a prononcé un discours en arabe devant une assemblée composée majoritairement de membres du MPC, renforçant l’impression d’une reconnaissance tacite et d’un glissement institutionnel difficile à comprendre pour la population locale.

Pendant que les discours se succédaient, les nouveaux gradés poursuivaient leurs activités habituelles sur le terrain, souvent en tandem avec les mercenaires russes. Leur rôle consiste désormais à contrôler des axes, imposer des prélèvements forcés et maintenir une pression constante sur les petits commerçants qui dépendent de ces routes pour assurer leur subsistance quotidienne.
Ainsi, le jour même de la cérémonie, une opération conjointe a été menée sur un itinéraire fréquenté par les motocyclistes transportant marchandises et passagers. Les hommes du MPC et leurs alliés russes du groupe Wagner ont intercepté la voie, immobilisé les voyageurs et saisi plus d’une trentaine de motos, sans fournir la moindre justification, laissant les propriétaires désemparés.
Deux jeunes conducteurs des taxi-motos, surpris par la présence de ces Wagner noirs sur leur route, ont tenté de rebrousser chemin dans un mouvement de panique. Constatant les faits, ces hommes du MPC avec leurs alliés russes ont tiré sur eux par le dos. Mais depuis cette attaque, personne ne sait ce qu’il est advenu. Morts ou vivant, personne le sait. Leurs familles demeurent également dans une attente lourde.
Rappelons que ces trois nouveaux gradés du MPC, devenus des russes noirs, avaient trahi leurs collègues du MPC aux mercenaires russes du groupe Wagner il y’a quelques mois. Trahis par leurs collègues, ces quatre ex-rebelles du MPC ont été Arrêtés, transférés à Kaga-Bandoro, puis portés disparus jusqu’à ce jour. Pas de nouvelle d’eux.
Comme disent les centrafricains, tôt ou tard, la justice va rattraper ces bandits traitres.
Par Maxime Zoro
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)