Touadera, regarde tes militaires : à Zémio,  sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera

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Touadera, regarde tes militaires : à Zémio,  sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera

 

Touadera, regarde tes militaires : à Zémio, sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera

 

Rédigé le 26 novembre 2025 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les arrestations sans raison commises par les Forces armées centrafricaines continuent de s’accumuler dans les provinces. À travers le pays, les militaires détiennent des civils sans motif valable, transformant leur tenue en simple instrument de règlement de comptes personnels ou d’intimidation.

 

 

L’impunité dont jouissent les soldats FACA dans leurs rapports avec les populations civiles n’est plus à démontrer. Dans les villes comme dans les villages, ces hommes en uniforme agissent comme s’ils étaient au-dessus des lois, utilisant leur position pour régler leurs affaires privées ou satisfaire leurs caprices. Les femmes, particulièrement vulnérables, sont souvent les premières victimes de ces comportements.

 

En effet, le dimanche 23 novembre dernier, à Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est de la République centrafricaine, une femme a été interpellée et placée en détention par des éléments des FACA. Les raisons avancées par les militaires pour justifier cette arrestation sont aussi absurdes que floues. Selon eux, le mari de cette dame serait un milicien Azandé. Elle continuerait d’entretenir des relations avec lui. Ce milicien viendrait la rejoindre la nuit avant de repartir, et elle-même se rendrait régulièrement là où il se trouve.

 

Mais les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique racontent une tout autre histoire. En réalité, cette femme habite à côté d’une concession qui servait autrefois de logement aux mercenaires du groupe Wagner et les soldats FACA. Après le départ de ces derniers, l’habitation a été occupée par une autre famille, dont des jeunes filles. C’est justement la présence de ces filles qui attire régulièrement les soldats FACA dans le quartier. Ils viennent les draguer, sortir avec elles.

 

Un jour, l’un de ces soldats, alors qu’il se trouvait dans la concession avec une de ces filles, découvre une vieille tenue militaire. Il demande à qui appartient ce vêtement. Sa copine, peut-être pour détourner les soupçons ou par simple bavardage, lui explique que c’est peut-être la voisine qui l’a jeté là, puisque son mari serait un milicien Azandé. Sans chercher à vérifier cette information, sans mener la moindre enquête, le soldat est reparti chercher ses collègues. Ensemble, ils ont débarqué chez la dame et l’ont arrêtée.

 

Ils exigent maintenant qu’elle leur dise où se trouve son mari pour qu’ils puissent l’arrêter à son tour. Une vieille tenue militaire, qui ne peut même plus être portée, une tenue qui pouvait appartenir aux anciens occupants Wagner ou à n’importe qui d’autre, devient le prétexte pour jeter une femme en prison. Aucune vérification, aucune preuve, juste les ragots d’une fille et le zèle aveugle de militaires qui se prennent pour des justiciers.

 

Ce qui est certain, c’est qu’une femme se trouve actuellement en détention à Zémio pour rien. Sur la base d’un ouï-dire, d’une simple rumeur lancée par une jeune fille qui voulait peut-être protéger sa propre concession ou qui parlait sans réfléchir. Les FACA, censées protéger les populations, se comportent comme des gangsters. Elles arrêtent, détiennent, terrorisent les civils pour des motifs qui n’ont rien à voir avec la sécurité ou la justice.

 

Cette criminalité en uniforme a dépassé toutes les limites. À Zémio comme ailleurs, les militaires centrafricains continuent d’agir en toute impunité, transformant la vie des citoyens ordinaires en calvaire. Et pendant ce temps, cette femme croupit en prison, victime d’un système où le caprice d’un soldat fait office de loi.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Solongbo Mathias….

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