Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
C’est le sujet qui alimente toutes les conversations depuis le début de la semaine. La lecture à la radio nationale du tout nouvel arrêté portant nomination et organisation des services au ministère de la Jeunesse et des Sports sous la gouverne du ministre Héritier Doneng a fait l'effet d'une douche froide. Et pour cause : dans ce document officiel, les inspecteurs, historiquement positionnés au niveau de Directeurs de service, ont été brusquement réorientés et assimilés à de simples chefs de service.
Une rétrogradation fonctionnelle inédite qui provoque la stupeur et la colère au sein des cadres de l'administration.
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Erreur de plume ou manœuvre calculée ?
Face au tollé général et aux protestations immédiates des inspecteurs concernés, la justification murmurée dans les couloirs du ministère tente d'éteindre l'incendie : « Ce n’est qu’une erreur administrative, un simple lapsus de coquille lors de la rédaction. »
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Une explication qui peine à convaincre. Comment un texte officiel, censé suivre un circuit de validation strict du secrétariat général aux conseillers juridiques jusqu'à la signature du ministre —, peut-il comporter une telle bévue structurante ?
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Cette situation pose une série de questions:
S’il s’agit d’une erreur : Quelle est la crédibilité d’une administration capable de promulguer et de faire lire sur les ondes nationales un décret altérant le rang d’exécutifs sans que personne ne s'en aperçoive ?
S’il ne s’agit pas d’une erreur : Que cherche-t-on à dissimuler ? S'agit-il d'une tentative d'affaiblir le pouvoir de contrôle des inspecteurs, traditionnellement chargés d'auditer et de surveiller la gestion des services, en les plaçant désormais au même niveau que les agents qu'ils sont censés inspecter ?
Un dysfonctionnement institutionnel qui dure
Le plus inquiétant dans cette affaire n'est pas seulement le couac en lui-même, mais la récurrence de ce mode de gestion. Comment l'administration publique peut-elle continuer à fonctionner sous le régime de l'amateurisme et du « rattrapage à posteriori » ?
Rabaisser des cadres supérieurs au rang de chefs de service par « inadvertance » détruit l'autorité de l'État, fragilise la hiérarchie et démotive les agents qui consacrent leur carrière au service public.
La rétrogradation fonctionnelle des inspecteurs au ministère de la Jeunesse et des Sports soulève des questions sur la gestion administrative et l’autorité au sein des institutions publiques.
Jusqu'à quand la gestion de nos ministères va-t-elle s'apparenter à du pilotage à vue ? Si un simple arrêté radio-diffusé peut semer une telle confusion hiérarchique, il est légitime de se demander jusqu'où iront ces « erreurs de coquille » et qui en paiera finalement le prix. Une rectification officielle et transparente est désormais attendue, non pas par de simples murmures, mais par un acte annulant et remplaçant clairement ce texte controversé.
Par Gisèle MOLOMA
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