Réseau d’informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Power Sécurité, à Bangui, les salariés vivent sous surveillance permanente. Selon nos informations, le DGA Pasteur Osé Balezou a bâti un système fondé sur la délation et le licenciement express.
Un système bâti hors des règles
Le climat de travail s’est dégradé chez Power Sécurité. Un sentiment d’insécurité touche désormais l’ensemble des salariés de l’entreprise.
Selon les recoupements de la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le Directeur Gérant Adjoint (DGA), le Pasteur Osé Balezou, a structuré une gouvernance interne fondée sur l’espionnage et la délation. Les procédures disciplinaires y sont expéditives.
Ce système ignore les règles élémentaires des ressources humaines. Il s’écarte aussi du droit du travail centrafricain. Cette surveillance vise un seul objectif : étouffer toute contestation et écarter les employés jugés dissidents.
Une milice d’informateurs au cœur de Power sécurité
Nos vérifications croisées confirment l’existence d’un réseau d’informateurs au sein des effectifs. Ce réseau touche les agents de terrain et le personnel administratif.
Ces employés sont recrutés par le DGA. Des promesses de protection ou des avantages salariaux les fidélisent. Ils font ainsi office d’agents de renseignement internes, au service de la direction générale adjointe.
Leur mission reste précise. Ils surveillent les conversations entre collègues. Ils traquent la moindre critique visant la direction. Ensuite, ils rapportent immédiatement chaque écart de conduite au directeur général adjoint.
Cette délation généralisée installe une méfiance durable dans les équipes. Chaque collègue devient une menace potentielle pour l’emploi des autres.
Une machine à licencier en moins de huit jours
Dès qu’un signalement remonte au Pasteur Osé Balezou, la machine disciplinaire s’active sans délai. Nos recoupements montrent qu’une erreur minime suffit à déclencher la procédure.
Ne pas appartenir au clan des fidèles du DGA produit le même effet. Une cascade de questionnaires démarre alors, suivie de demandes d’explication et de mises à pied conservatoires.
Le code du travail impose pourtant des délais stricts et des garanties contradictoires. Power Sécurité applique néanmoins des procédures de licenciement express. En trois à huit jours seulement, les dossiers se bouclent et les avis de renvoi se signent.
Ce recours systématique à l’expulsion rapide sert un objectif de dissuasion. Il fait des exemples sur le terrain pour paralyser le reste des effectifs par la peur.
Le népotisme complète la purge des effectifs
Cette répression ciblée s’accompagne d’un népotisme assumé au sommet de l’entreprise. Selon nos investigations, les postes libérés par ces licenciements reviennent rapidement aux protégés du DGA.
Les licenciements rapides chez Power Sécurité sont orchestrés par un réseau d’informateurs, tandis que le népotisme au travail favorise les proches du DGA.
Sa garde rapprochée bénéficie d’une impunité quasi totale face aux écarts professionnels. En dehors de ce cercle d’allégeance, les agents restent exposés à la sévérité maximale de la hiérarchie.
La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) constate un basculement clair. Le mérite et la compétence cèdent la place à un système féodal de loyauté forcée. La stabilité sociale de l’entreprise s’en trouve fragilisée un peu plus chaque jour.
Par Gisèle MOLOMA
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