RCA: un Anti-Balaka spécialisé dans le vol des téléphones portables a été appréhendé au quartier Fouh (4è arrondissement de Bangui)

Publié le 6 novembre 2014 , 2:47
Mis à jour le: 6 novembre 2014 2:47

Centrafricmatin  /  Corbeau News Centrafrique: 06-11-2014, 19h45.

les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique
A group of anti-balaka militiamen pose for a photograph on the outskirts of Bangui.The group was formed after Michel Djotodia, leader of the mostly Muslim rebel coalition known as Séléka, rose to power. Anti-balaka means « anti-machete » or « anti-sword »Reuters

RCA: un Anti-Balaka spécialisé dans le vol des téléphones portables a été appréhendé au quartier Fouh (4è arrondissement de Bangui)

Elie Bass, âgé d’environ vingt-cinq (25) ans, né et grandi à Bangui, fait parti des groupes des jeunes désœuvrés de Bangui qui ont intégré le mouvement Anti-Balaka au dernier moment. Tantôt il est au quartier Combattant, dans leur base de Damala, tantôt il est au quartier Boy-Rabé. On ne comprend pas exactement à quelle section, à quel groupe il appartient. Mais depuis près de deux (2) mois, on le soupçonne d’être auteur de certains cas de braquages qui ont souvent lieu au-delà de 23 heures au niveau de l’école Gobongo. C’est ainsi que dans la nuit du samedi 1er novembre 2014, aux environs de 21 heures, Elie Bass avait commis un forfait au niveau du lycée Gobongo.

En fait, il s’est caché derrière l’un des bâtiments du lycée et observait attentivement tous les passants qui empruntaient cette voie. C’est ainsi que Marie-Yvonne en compagnie de son partenaire sexuel, est arrivée au niveau du croisement du lycée. Son partenaire sexuel lui a remis un téléphone portable neuf. Il a pris un taxi-course et est parti. Quant à Marie-Yvonne, elle repartait doucement chez elle. Entretemps, Elie Bass suivait le couple depuis le lycée jusqu’au lieu de leur séparation. C’est ainsi qu’il s’est rendu à l’évidence que celle-ci était seule et la circulation s’est interrompue.

Elie Bass a appelé Marie-Yvonne et celle-ci a fait semblant de ne pas écouter. Immédiatement, cet Anti-Balaka-braqueur l’a insultée et l’a pointée avec une arme. Paniquée, elle s’est rendue. Le braqueur l’a fouillée. Il a pris son téléphone et son argent et l’a laissée partir.
Le dimanche, Elie Bass a changé de terrain et s’est retrouvé à l’école Gobongo à la même heure. Il a arrêté une jeune femme qui partait à une veillée mortuaire. Celle-ci n’avait rien en sa possession. Furieux, Elie Bass lui a donné une paire de gifles.

Mais pour le malheur d’Eli Bass, il se promenait le jour avec les téléphones braqués pour les revendre. Ignorant qu’il est, il va présenter les échantillons de téléphones à Marie-Yvonne, qui a perdu son téléphone la veille et, qui est dans le besoin d’acheter un autre. Le temps de choisir entre six (6) téléphones, elle a retrouvé ces deux (2) téléphones volés dans le lot. Elle a fait savoir à Elie Bass que ces deux (2) appareils lui appartiennent. Le jeune Anti-Balaka voulait la gronder, mais le grand-frère de Marie-Yvonne est sorti de la maison et a fait savoir à ce jeune malfrat qu’il est militaire. Le jeune braqueur était obligé de céder les deux (2) appareils et a pris la tangente. Le militaire a remis les deux (2) téléphones à sa sœur et est parti en ville. La nuit du lundi 03 novembre 2014, Elie Bass voulait agresser la famille de Marie-Yvonne avec sa clique, mais ils ont été mis en déroute par un autre groupe des Anti-Balaka qui sécurisaient ledit quartier.

Tout porte à croire que l’insécurité et surtout le vol des appareils par les Anti-Balaka, est un autre fléau qui gangrène la société centrafricaine. Les leaders des groupes armés doivent prendre à temps leurs responsabilités.

Jacques-Oscar Youméré

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