Titre : « Selon André-Franck Amaïzou, magie, fétiches et pouvoir constituent l’avertissement biblique adressé aux rois idolâtres »
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans son livre le Bon Berger, André-Franck Amaïzou reprend une référence christique qui sert de base au jugement politique : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » . L’autorité ne peut donc se construire sur le secret, la crainte ou les pratiques occultes. Elle se mesure à la capacité d’assumer des responsabilités visibles, au service d’un peuple qui observe.
L’ouvrage oppose clairement le dirigeant qui écoute son peuple et celui qui s’appuie sur la diversion ou sur l’illusion. Le texte évoque « le leader hypocrite et vicieux qui manipule la rhétorique » pour maintenir son contrôle sans s’intéresser à la justice . Ce type de chef ne sécurise pas sa fonction par l’action, mais par la mise en scène et les mythes qui entourent son autorité.
Dans la logique développée par Amaïzou, le recours aux fétiches n’est pas un signe de force : c’est une démission. La fonction publique exige une gouvernance rationnelle, « un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures commandées pour le salut public » selon la citation de Charles de Gaulle intégrée dans le texte . Quand le pouvoir se déplace vers des objets de protection mystique, il abandonne la décision administrative et s’installe dans la peur.
La comparaison devient lisible dans la situation actuelle de Bangui. Faustin-Archange Touadéra entretient l’image d’un chef pieux, citant souvent les écritures, priant en public et revendiquant une proximité spirituelle. Pourtant, l’environnement sécuritaire qui l’entoure est structuré par des réseaux des mercenaires, des conseillers issus de groupes armés russe et un cercle politique où la croyance aux protections occultes remplace parfois l’application des lois. Le contraste est visible : l’exercice religieux public ne débouche pas sur l’écoute des citoyens, alors que le texte fixe la gouvernance sur l’attention portée « aux besoins des plus vulnérables » .
Dans la grille du Bon Berger, la magie est l’opposé du service. Barthélemy Boganda avait résumé la mission d’État en cinq verbes simples : « Loger, Soigner, Instruire, Nourrir et Vêtir » . Ce sont des critères concrets : construction d’écoles, accès aux soins, soutien aux familles, approvisionnement alimentaire et sécurité quotidienne. Rien, dans cette liste, ne relève du mystique. Ce sont des actions assignables, vérifiables, mesurables.
Or le pouvoir actuel, en revendiquant la force par l’allégeance symbolique à des protecteurs extérieurs ou à des figures ésotériques, s’éloigne de ces obligations. La présidence joue sur le prestige, la communication et les cérémonies, pendant que les réseaux armés imposent leur propre hiérarchie dans plusieurs villes. La croyance dans l’invincibilité ne remplace ni l’eau potable ni l’encadrement administratif.
Amaïzou ne parle pas d’un individu particulier : il décrit un mécanisme politique. Là où le dirigeant évite la loi et préfère les symboles, l’État se fragmente. Là où la magie s’installe, la responsabilité disparaît. Le résultat est déjà visible : une gouvernance religieuse dans le discours, et une dépendance occulte dans la pratique.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
