L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane Maxime Balalou en grand moraliste des centrafricains
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Lors de sa conférence de presse du 16 février, le clepto-mythomane Maxime Balalou prêche le changement de mentalité initié par une secte coréenne . Comprendre : changez vous, pas nous.
En effet, le clepto-mythomane Maxime Balalou énumère le népotisme, le favoritisme, la corruption et les détournements de deniers publics comme les vrais freins de la Centrafrique. Curieusement, son discours vise le peuple, les familles, les citoyens lambda. Le cœur du régime, lui, passe miraculeusement entre les mailles du filet.
Pourtant, que n’a-t-on pas entendu sur le dictateur de Bangui, le clan mafieux du régime, ainsi que sur le clepto-mythomane Maxime Balalou lui-même ? Les centrafricains le savent d’ailleurs très bien cet que homme n’a pas besoin d’être présenté à la nation. Un ancien kitandaire, un voleur des poteaux électriques, l’homme des faux billets. D’ailleurs, il suffit de faire un petit tour devant la résidence familiale où il réside pour comprendre l’ampleur de ce que nous sommes en train de dire.
Tout le monde le sait que C’est lui-même qui incarne le mal qu’il dénonce devant la presse ce lundi 16 février dernier. Comment prêcher l’exemplarité quand on est soi-même cité pour vol de biens publics ? Le clepto-mythomane Maxime Balalou devrait balayer devant sa porte avant de donner des leçons de morale à la nation.
Car en République centrafricaine, on dit : “La bouche qui mange ne parle pas.” Le clepto-mythomane Maxime Balalou parle beaucoup. Trop. Pendant que les marchés publics filent aux copains du clan mafieux et que l’argent public s’évapore dans la nature du régime, lui monte devant la scène pour accuser le peuple de pessimisme.
Il célèbre les formations lancées avec les Sud-Coréens pour les cadres de l’État. Belle vitrine. Mais pourquoi ces formations n’atteignent-elles jamais ceux qui placent parents, amis et complices aux postes les plus juteux ? La réponse est simple : former le clan, c’est risquer de se regarder dans le miroir.
Le clepto-mythomane Maxime Balalou prône l’unité, la fraternité, le patriotisme. Mais dans la foulée, il accuse “certains” de salir le pays et de semer la division. Ces “certains”, ce sont les journalistes libres, les opposants, les citoyens qui osent nommer les abus. Pour lui, le patriotisme se mesure au silence et aux applaudissements.
Il exhorte à choisir ce qui unit, à travailler pour le plus grand nombre, à viser l’excellence. Sauf que cette excellence reste l’apanage d’une clique pendant que la majorité croupit dans la misère. Le changement de mentalité qu’il réclame, il devrait commencer par l’appliquer à lui-même et aux siens.
L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane Maxime Balalou reproche au peuple exactement ce que son régime — et lui-même — pratique en routine. Avant d’exiger la transformation des pensées des gouvernés, que les gouvernants commencent par rendre des comptes. Le reste suivra.
Par Gisèle MOLOMA
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