Minusca : le bureau syndical des contractuels individuels bloqué par la direction

Rédigé le .
Par : rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies, madame Valentine Rugwabiza et son adjoint, communément appelé DMS font obstruction et refusent d’approuver le dossier de renouvellement du bureau syndical des contractuels individuels de la Minusca, empêchant ces travailleurs d’exercer leurs droits syndicaux.
Rappelons qu’en 2022, un bureau syndical ad hoc avait été établi pour défendre les droits des contractuels individuels de la MINUSCA. Cette structure avait pour mission de représenter ces travailleurs locaux face à l’administration onusienne.
En 2023, ce bureau syndical a rencontré toutes les difficultés du monde pour défendre quatre contractuels individuels licenciés abusivement par Tony Mushimbelé. Ces licenciements s’inscrivaient dans le système mafieux que nous avons dénoncé dans un précédent article, implanté par Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio. Ce système a servi à spolier les salaires des contractuels individuels pendant six ans.
Aujourd’hui, des rumeurs circulent autour du remboursement des sommes volées aux contractuels. Mais le syndicat des victimes rencontre des difficultés majeures face à la direction des Nations Unies qui refuse d’approuver les dossiers pour l’organisation d’Élections de nouveaux membres du bureau syndical.
Les contractuels souhaitent organiser ces Élections dans les normes pour avoir des informations claires sur cette situation stressante qui les affecte depuis des années. Mais aucune suite n’est donnée au bureau sortant par la direction de la MINUSCA.
Ce blocage constitue une forme d’obstruction au droit syndical des travailleurs des Nations Unies. La MINUSCA torpille délibérément les droits des travailleurs centrafricains sans se gêner, ce qui représente une absurdité totale pour une mission censée défendre les droits humains dans le cadre du maintien de la paix.
Comment une mission de maintien de la paix peut-elle prétendre promouvoir les droits humains en Centrafrique tout en piétinant les droits syndicaux de ses propres employés locaux ? Cette contradiction mine la crédibilité de la MINUSCA.
Le refus d’approuver le renouvellement du bureau syndical s’inscrit dans une stratégie plus large visant à empêcher les contractuels individuels de s’organiser et de réclamer justice pour les spoliations qu’ils ont subies pendant six ans.
En bloquant l’organisation d’Élections syndicales, la direction de la MINUSCA prive ces travailleurs de leur droit fondamental à la représentation collective. C’est une violation grave des normes internationales du travail que les Nations Unies sont pourtant censées défendre et promouvoir.
Les contractuels individuels de la MINUSCA attendent toujours que justice leur soit rendue pour les salaires volés pendant six ans. Au lieu de faciliter leurs démarches, la direction de la mission multiplie les obstacles pour les empêcher de s’organiser et de faire valoir leurs droits.
Cette situation montre une fois de plus le double standard appliqué par la MINUSCA : des principes nobles affichés publiquement, mais piétinés dans la gestion interne de ses propres ressources humaines.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)