L’Union Européenne attrape le ministre Pierre Somsé et sa directrice en train de voler

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La corruption, le vol et les détournements sous le régime de Touadéra sont devenus un sport national. Si nos équipes nationales de football, de basketball, de volleyball sont les dernières, vraiment les dernières en Afrique, il faut dire clairement que dans d’autres disciplines peu glorieuses, nous sommes les meilleurs. Le vol, les détournements, le pillage : la Centrafrique est première du monde. Sous ce régime qui dure depuis presque 10 ans, le pays brille partout par le vol.
L’exemple le plus récent, palpable et scandaleux vient d’être révélé au Ministère de la Santé. Cette affaire montre à quel point le régime du Président Baba Kongoboro a fait de la corruption et du détournement une pratique nationale, institutionnalisée, qui s’étend jusqu’aux programmes d’aide financés par les partenaires internationaux.
Voici les faits. Le Ministère de la Santé, au nom du gouvernement centrafricain, avait sollicité auprès de l’Union Européenne une assistance sur le plan sanitaire. Comme le gouvernement le répète sans cesse, “le pays traverse une crise”, “le pays vient de sortir d’une crise”, “il faut un relèvement”. Dix ans après l’arrivée de Touadéra au pouvoir, on continue de parler de crises pour demander de l’aide. C’est devenu un refrain permanent qui permet de justifier tous les échecs et de mendier éternellement auprès des bailleurs de fonds.
Dans le cadre de cette demande d’assistance, le gouvernement centrafricain a expliqué aux partenaires de l’Union Européenne qu’il avait besoin d’un financement pour les salaires de certains agents de santé déployés dans les villes et provinces les plus reculées du pays. Des zones où les services de santé sont quasi inexistants, où les populations n’ont accès à aucun soin.
L’Union Européenne, dans sa générosité habituelle envers les pays africains en difficulté, a accepté. Elle a dit : “OK, pas de problème, nous allons prendre en charge, pour commencer, 27 agents de santé”. L’accord était clair : le gouvernement centrafricain devait recruter 27 agents de santé, leur donner des contrats en bonne et due forme, les déployer dans des villes de provinces, et l’Union Européenne paierait leurs salaires.
Le gouvernement est revenu à Bangui et a mis en place le système. Soi-disant, ils ont recruté les personnes et ont commencé le travail. Pendant deux ans, presque trois ans, l’Union Européenne a versé régulièrement l’argent pour payer les salaires de ces 27 agents de santé censés travailler dans les provinces reculées de la Centrafrique.
Puis, la semaine dernière, ou il y a deux semaines, les partenaires de l’Union Européenne sont arrivés à Bangui pour évaluer le programme. L’objectif de cette mission d’évaluation était double : d’abord vérifier que les 27 premiers agents travaillaient correctement, ensuite, si tout allait bien, augmenter le nombre d’agents financés. Au lieu de 27, passer à 75 ou 80, pour atteindre progressivement 100 agents, et augmenter au fur et à mesure l’appui de l’Union Européenne au système de santé centrafricain.
Les partenaires européens sont donc arrivés à Bangui avec cette perspective positive d’augmenter leur aide. Ils se sont rendus au Ministère de la Santé où on les a dirigés vers la Direction Générale de la Santé, l’entité en charge de la gestion de ce programme.
Là, les partenaires ont demandé à la Directrice Générale de la Santé de faire sortir les contrats des 27 agents de santé. Une demande tout à fait normale et légitime : vous nous avez demandé de l’argent pour payer 27 personnes, montrez-nous leurs contrats, montrez-nous qu’elles existent vraiment, qu’elles travaillent vraiment, pour qu’on puisse augmenter notre aide.
La Directrice a sorti les contrats. Mais combien ? Seulement 5 contrats. Cinq agents sur les 27 promis.
Les partenaires européens, perplexes, ont demandé : “Mais nous finançons 27 agents, où sont les 22 autres contrats ?” Il manque 22 contrats sur 27. C’est énorme. Plus de 80% des agents censés être financés par l’Union Européenne n’existent pas.
La Directrice Générale de la Santé ne savait plus quoi dire. Elle a commencé à tourner de gauche à droite, cherchant désespérément une explication, une justification, n’importe quoi qui pourrait expliquer cette absence de 22 contrats.
Les partenaires, voyant l’embarras de la Directrice, ont proposé une solution raisonnable : “Bon, puisqu’il n’y a que 5 agents avec des contrats, on va arrêter le financement des 22 autres et conserver seulement les 5 qui existent vraiment”.
Mais là, la Directrice a dit non. “Non, ce n’est pas possible. On travaille avec les 27 personnes. On ne peut pas les licencier comme ça. On travaille avec eux, on ne peut pas les licencer”.
Les partenaires européens, de plus en plus intrigués, ont insisté : “Mais si vous travaillez vraiment avec ces 27 personnes, sortez leurs contrats. Montrez-nous qu’elles existent. Faites-les venir qu’on puisse les rencontrer, discuter avec elles, comprendre leur travail. Notre objectif est d’augmenter notre aide, donc nous voulons nous assurer que le programme fonctionne bien”.
Et là, la Directrice Générale de la Santé s’est retrouvée complètement terrée. Elle ne savait plus quoi faire. Faire venir les 22 autres agents ? Impossible. Parce qu’ils n’existent pas. Sortir leurs contrats ? Impossible. Parce que ces contrats n’ont jamais été signés. Ces 22 agents sont des fantômes, des noms sur une liste, des prétextes pour détourner l’argent de l’Union Européenne.
Les partenaires européens ont compris. Ils venaient d’attraper le Ministère de la Santé en train de voler. Pendant trois ans, on leur avait menti. On avait créé 22 agents fictifs, on avait empoché leurs salaires, et on espérait que personne ne viendrait jamais vérifier.
Faites le calcul. Si un agent de santé gagne 200 000 francs CFA par mois, 22 agents représentent 4,4 millions par mois. Sur trois ans, cela fait plus de 158 millions de francs CFA détournés. Volés. Empochés par les responsables du Ministère de la Santé pendant que les populations des provinces reculées mouraient faute de soins.
Qui a volé cet argent ? La Directrice Générale de la Santé, certainement, puisque c’est elle qui gère le programme et ne peut pas produire les contrats. Le Ministre de la Santé, Pierre Somsé, très probablement, puisque rien ne se passe dans son ministère sans qu’il le sache. Et peut-être d’autres plus haut placés encore dans la hiérarchie du régime.
Depuis le départ des partenaires, c’est la panique au Ministère de la Santé. Réunion après réunion, chaque jour. Ils cherchent comment manipuler la situation, comment trouver les mots pour expliquer l’inexplicable, comment sauver les apparences. Mais il n’y a rien à sauver. Ils ont été pris en train de voler, point final.
Pendant que la Directrice Générale et le ministre Pierre Somsé empochaient les salaires de 22 agents fantômes, des Centrafricains mouraient dans les provinces. Des femmes accouchaient sans assistance. Des enfants mouraient de maladies qu’un simple agent de santé aurait pu traiter. Des malades agonisaient sans médicaments ni soins.
L’argent qui devait sauver ces vies a été volé. Détourné. Empoché par des criminels qui se prétendent serviteurs de l’État. Ces gens ne sont pas des ministres ou des directeurs généraux. Ce sont des assassins. Parce que chaque franc détourné du système de santé tue des Centrafricains.
Et tout cet argent volé finance quoi ? Les campagnes du MCU. Les 4×4 de luxe. Les voyages à l’étranger. Les maîtresses. Les maisons somptueuses. Pendant que le peuple meurt, les voleurs du régime Touadéra vivent dans l’opulence.
Cette histoire du Ministère de la Santé n’est qu’un exemple parmi des centaines. Tous les ministères volent. Toutes les directions générales détournent. Tous les programmes financés par les partenaires sont pillés. C’est la méthode de gouvernement de Touadéra : voler tout ce qui peut être volé.
Les partenaires de l’Union Européenne prennent l’argent de leurs contribuables pour aider l’Afrique, pour investir dans la santé des peuples africains. Et qu’est-ce qu’on fait de cet argent ? On le vole. On crée des agents fictifs, on empoche leurs salaires, on laisse les populations mourir.
Et après on accuse les blancs. On dit que ce sont les blancs qui nous exploitent, que l’Occident ne nous aide pas assez. Mais regardez ce qui se passe ici : ce sont les Centrafricains eux-mêmes, les dirigeants du régime Touadéra, qui volent l’argent destiné au peuple centrafricain.
Les conséquences de ce vol vont au-delà des 158 millions détournés. Maintenant que les partenaires ont découvert l’arnaque, ils vont suspendre le programme. Au lieu d’avoir 100 agents de santé financés dans les provinces, on n’en aura peut-être plus aucun. Les populations qui auraient dû bénéficier de ces soins vont continuer à mourir. Parce que des voleurs au Ministère de la Santé ont préféré s’enrichir plutôt que de sauver des vies.
Le régime Touadéra détruit tous les programmes d’aide au développement en les pillant. Puis il se plaint que les partenaires ne donnent pas assez. Mais comment voulez-vous que les partenaires donnent plus quand ils découvrent que 80% des bénéficiaires d’un programme n’existent même pas ?
La Directrice Générale de la Santé et le ministre Pierre Somsé doivent être arrêtés immédiatement. Ils doivent être jugés pour vol, détournement de fonds publics, et complicité dans la mort de centaines, peut-être de milliers de Centrafricains qui sont morts faute de soins pendant qu’ils empochaient l’argent destiné à les sauver.
Ils doivent rembourser intégralement les montants volés et purger de longues peines de prison. Mais cela n’arrivera jamais sous Touadéra. Parce que Touadéra lui-même protège ces voleurs. Parce qu’il profite probablement lui aussi de ces détournements. Parce que tout le système est pourri.
L’Union Européenne doit suspendre immédiatement tous les financements qui passent par le gouvernement centrafricain. Elle doit travailler directement avec les ONG et les organisations internationales sur le terrain, en contournant complètement un gouvernement qui ne mérite aucune confiance.
Et elle doit exiger le remboursement des 158 millions volés. Si le gouvernement refuse, qu’on saisisse les comptes bancaires des responsables, leurs biens, leurs propriétés. Qu’on les poursuive devant les juridictions internationales.
Les Centrafricains doivent comprendre que ce régime les tue. En volant l’argent de la santé, Touadéra et son clan tuent des Centrafricains. Chaque franc détourné est un patient qui ne sera pas soigné, une vie qui ne sera pas sauvée.
Le régime Touadéra est un régime criminel qui assassine son propre peuple par sa corruption. Et l’affaire des 22 agents fantômes du Ministère de la Santé en est la preuve éclatante.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)