Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo interpelle le gouvernement sur la tragédie des moto-taxis

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le syndicaliste centrafricain Louis Marie Kogrengbo prend la plume. Il dénonce l’inaction gouvernementale face aux morts et blessés causés quotidiennement par les moto-taxis anarchiques dans la capitale et ailleurs dans le pays.
Dans sa correspondance adressée ce 12 janvier aux ministres des Transports, de la Sécurité, de la Santé et de l’Administration territoriale, le secrétaire général du syndicat ODSTC ne tourne pas autour du pot. Les chiffres parlent d’eux-mêmes selon lui : chaque journée apporte son lot de victimes dans les services d’urgence.
Les hôpitaux publics et les structures humanitaires comme Médecins Sans Frontières voient défiler un nombre alarmant de blessés. Louis Marie Kogrengbo le rappelle : crânes défoncés, os brisés, handicaps à vie. Des familles perdent leurs enfants, leurs gagne-pain, leur avenir.
Pendant ce temps, où se trouve l’État ? C’est la question centrale que Kogrengbo adresse au gouvernement. Il va plus loin avec cette phrase qui claque : « On est élus pour gouverner des hommes, pas des arbres. Si tout le monde meurt, qui allez-vous gouverner ? »
Le responsable syndical refuse l’argument de la période électorale. Pour lui, aucun calendrier Politique ne peut justifier qu’on abandonne la protection des citoyens. La vie humaine ne se négocie pas, ne se reporte pas, insiste-t-il dans son courrier.
Louis Marie Kogrengbo interroge ensuite l’existence même d’un ministère fonctionnel pour le transport urbain. Y a-t-il des techniciens compétents sur le terrain ? Effectuent-ils des contrôles sérieux et réguliers ? Qui donne l’autorisation à n’importe qui de devenir conducteur sans formation ni permis ?
Le constat du syndicaliste est sans appel : le secteur baigne dans l’anarchie totale sous le regard passif des autorités. N’importe quel individu peut commencer à transporter des passagers du jour au lendemain sans que personne ne vérifie ses compétences ou son état de santé.
Kogrengbo décrit un tableau chaotique. Les conducteurs ignorent le code de la route, surchargent leurs engins, roulent à des vitesses excessives. Les casques restent rangés quelque part, les contrôles techniques n’existent que sur le papier. La voie publique se transforme en cimetière à ciel ouvert.
Dans sa lettre, le secrétaire général de l’ODSTC formule des demandes précises. Il réclame l’immatriculation obligatoire de tous les conducteurs et de leurs motos. Chaque personne voulant exercer ce métier devrait suivre une formation certifiée avant de prendre le guidon.
Louis Marie Kogrengbo exige également le contrôle technique périodique des engins et le port obligatoire du casque. Les contrôles routiers doivent être permanents, professionnels et menés par des agents intègres, loin de toute corruption. Chaque ministère concerné doit assumer clairement ses responsabilités devant la population.
Le syndicaliste termine son propos par un avertissement direct au pouvoir. Un État qui ne protège pas ses citoyens rate sa mission première. Le silence et l’immobilisme face à cette tuerie équivalent selon Kogrengbo à une complicité morale. La population n’est pas une variable d’ajustement politique.
« Nous appelons le Gouvernement à agir maintenant, avec fermeté et responsabilité », écrit Louis Marie Kogrengbo dans sa missive. Pendant qu’on organise les Élections, le peuple continue de mourir sur les routes. Les hôpitaux continuent de remplir leurs registres. Les familles continuent d’enterrer leurs morts.
Par Alain Nzilo
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)