Chacun doit verser obligatoirement 800 000 francs CFA : la nouvelle taxe des Mercenaires russes du groupe Wagner contre les éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes du groupe Wagner ont désormais instauré une taxe dans la Nana-Mambéré. Épaulés par les ex-rebelles du 3R, ils visitent les campements d’éleveurs Peuls depuis plusieurs jours pour exiger le versement de 800 000 francs CFA par responsable de troupeau.
Notre rédaction observe depuis une semaine un mouvement inhabituel dans plusieurs villages de la localité. Des mercenaires russes du groupe Wagner accompagnés d’anciens combattants du mouvement 3R circulent à moto, recherchant activement les propriétaires de bétail. Ces patrouilles conjointes parcourent les campements pour collecter cette nouvelle taxe. La semaine dernière, elles ont parcouru près de 70 kilomètres de Baoro, dans le village de jusqu’à Bayanga, localité située non loin de Bouar, chef-lieu de la préfecture.
Les ex-combattants du 3R, majoritairement issus des communautés d’éleveurs, connaissent parfaitement l’emplacement des campements les plus reculés. Même ceux qui ont fui pour échapper aux pressions subissent maintenant ces visites. À Bayanga, les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés du 3R ont pénétré dans le campement du chef éleveur nommé Aba Joli. Ils lui ont réclamé les 800 000 francs CFA de la taxe imposée.
La justification donnée pour cette collecte est étrange. Cet argent, selon les mercenaires russes et leurs alliés du 3R, servirait à nourrir les anciens rebelles actuellement désarmés ainsi que ceux qui suivent une formation à Berongo. Selon leurs explications, ces hommes manqueraient de moyens pour se nourrir. Les éleveurs devraient donc contribuer à leur subsistance à travers cette taxe.
Cette logique interroge sur plusieurs points. Le désarmement et la formation des ex-combattants relèvent normalement de la responsabilité gouvernementale. Pourquoi imposer aux éleveurs de financer ce que l’État devrait assurer ?
Et d’ailleurs ce n’est pas la première fois. Récemment, ces mêmes anciens rebelles en formation à Berongo ont sollicité 300 000 francs CFA auprès de leurs chefs basés à N’Djamena au Tchad pour leurs besoins alimentaires. Maintenant, les mercenaires russes du groupe Wagner joignent leurs efforts à ceux des éléments du 3R pour prélever cette taxe de 800 000 francs auprès de chaque chef d’élevage.
Le montant de la taxe représente une charge considérable pour des pasteurs déjà frappés par l’insécurité persistante dans la région. La somme collectée doit servir aux désarmés et aux hommes en instruction militaire. Pourtant, ni les éleveurs ni les commerçants ne portent de responsabilité dans l’organisation de ce processus de démobilisation.
Le phénomène s’étend progressivement. Bien que concentré dans la Nana-Mambéré, il s’approche dangereusement des préfectures voisines de la Mambéré-Kadéï, dont Berbérati est le chef-lieu, et de la Mambéré, administrée depuis Carnot. Les mercenaires russes du groupe Wagner et les anciens du 3R se déplacent en petits groupes motorisés pour collecter la taxe. Leur connaissance du terrain leur permet d’atteindre des zones considérées comme refuges par les éleveurs.
Certains Peuls avaient quitté leurs emplacements habituels précisément pour éviter les anciens rebelles. Cette stratégie d’évitement ne fonctionne plus face à des recherches aussi méthodiques menées par les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés. La taxe de 800 000 francs CFA s’ajoute aux difficultés quotidiennes des communautés d’éleveur.
Les mercenaires russes du groupe Wagner, présents pour appuyer les autorités, participent maintenant à ces collectes auprès des civils. Si le gouvernement organise le désarmement et la réintégration, il devrait logiquement financer l’entretien des personnes concernées pendant leur transition. Reporter ce fardeau financier sur les populations civiles, particulièrement sur des éleveurs, crée une situation paradoxale. Les 800 000 francs CFA demandés à chaque responsable de campement alimentent des interrogations sur la gestion de l’après-conflit dans le pays.
Par Arsène Mbério…
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)