
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Touadéra Faustin-Archange ne dort pas comme un homme qui a confiance en son pouvoir.
Il dort comme un homme traqué par sa propre conscience.
Celui qui se présente comme le maître absolu de la République centrafricaine, dirigeant à sa guise l’un des pays les plus pauvres et les plus fragiles du monde, entouré de soldats sans armée réelle et d’institutions vidées de leur sens, vit dans une paranoïa permanente.
Il commande, il ordonne, il décide du sort de millions de Centrafricains, mais il ne connaît ni la paix intérieure, ni la sérénité du pouvoir légitime.
Ce n’est ni une excentricité, ni une faiblesse psychologique isolée. C’est une stratégie de survie, celle d’un homme qui comprend parfaitement comment meurent les dictateurs.
TOUADERA connaît les mécanismes du meurtre politique.
Il sait parce qu’il a vu.
Il sait parce qu’il a laissé et laisse faire.
Il sait parce qu’il a parfois ordonné.
Il a vu des opposants disparaître dans les prisons, des responsables politiques abattus, des voix dissidentes réduites au silence, des purges administratives et militaires faire des centaines de victimes.
Il connaît intimement la mécanique de la violence d’État, car il en a été l’un des bénéficiaires directs.
Et il sait surtout une chose essentielle : les forces qu’il a libérées peuvent se retourner contre lui à tout instant.
Le loyal d’aujourd’hui peut devenir le conspirateur de demain.
L’allié de confiance peut devenir l’exécuteur.
C’est pourquoi il ne fait réellement confiance à personne, ni aux Mercenaires russes de la nébuleuse Wagner, ni aux forces expéditionnaires rwandaises, ni même à son propre entourage.
Sa vie politique entière repose sur ce principe : tout le monde est un danger potentiel.
Dans le cercle du pouvoir de Bangui, une règle tacite s’est imposée : survivre signifie se soumettre, c’est obéir et se taire.
Les conseillers ne donnent plus d’évaluations honnêtes.
Les mauvaises nouvelles ne sont plus annoncées.
La contradiction est perçue comme une tentative de déstabilisation.
On dit à Touadéra ce qu’il veut entendre.
On approuve tout.
On acquiesce à tout.
Et l’on espère simplement rentrer vivant chez soi le soir.
Car une vérité est désormais connue de tous à Bangui : la proximité du pouvoir est proportionnelle au danger.
Mais la peur ne s’est pas arrêtée aux portes du palais présidentiel.
Elle s’est diffusée, infiltrée, installée dans tous les rouages de l’État. La terreur est un mode de gouvernement pour ce régime.
Sous le régime de Touadéra, des milliers de Centrafricains ont été exécutés, emprisonnés ou contraints à l’exil. Intellectuels, enseignants, fonctionnaires, ouvriers, militants, n’importe qui pouvait disparaître.
La police arrivait la nuit et des familles se réveillaient le matin avec un nom de moins, une absence inexpliquée, un silence définitif.
La loyauté n’offrait aucune protection. Pire encore : la compétence devenait un handicap.
Être trop efficace, c’était devenir suspect.
Être trop populaire, c’était être accusé d’ambition.
La médiocrité et l’invisibilité devenaient les seules stratégies de survie.
Un pays qui adopte la psychologie de son dirigeant et, peu à peu, la République centrafricaine a commencé à ressembler mentalement à son chef : méfiance, secret, brutalité.
La vérité est devenue dangereuse, alors on ment.
L’honnêteté est sanctionnée, alors on dissimule.
Le système censé bâtir une utopie de « Cœurs Unis » a en réalité, construit une machine qui dévore son propre peuple.
Touadéra ne fait confiance à personne parce qu’il est convaincu que personne n’est digne de confiance. Et peut-être a-t-il raison : lui-même ne l’est pas. Pourquoi les autres le seraient-ils ?
L’ironie est tragique : la paranoïa qui devait le protéger a engendré des échecs catastrophiques. La paranoïa est devenue un poison stratégique. Et les officiers n’osent plus signaler les faiblesses militaires. Les services de renseignement filtrent la réalité. Les rapports falsifiés remplacent les analyses sincères. Dire la vérité, c’est risquer sa vie. Alors on ment pour survivre. Les purges répétées au sein de la grande muette ont affaibli l’armée.
La culture de la peur a paralysé l’État. Le pays est devenu vulnérable à une chute que tous voient venir, mais à laquelle personne n’ose se préparer.
Aujourd’hui, la paranoïa de Touadéra se retourne contre lui avec une violence accrue. Le dictateur est prisonnier de son propre système. Il s’isole de plus en plus. Les voix capables de l’atteindre se raréfient. Le cercle de confiance, déjà microscopique, est désormais presque inexistant. Et le pouvoir absolu n’élimine pas la peur. Il la multiplie.
Gouverner par la terreur, c’est créer un monde où tout le monde vit dans la peur, y compris le tyran lui-même. Quand la loyauté est imposée par la violence, elle n’est jamais sincère. Quand toute critique est éliminée, la vérité disparaît.
Touadéra pense bâtir la sécurité. En réalité, il a construit une prison. Et il en est le principal détenu.
L’homme qui terrorise son peuple vit lui-même dans la terreur. L’architecte de l’État de surveillance est le plus surveillé. Le dictateur qui peut faire tuer n’importe qui sait que n’importe qui peut tenter de l’abattre. C’est le prix ultime de la tyrannie.
Le pouvoir sans confiance n’est pas une force. C’est une captivité. Et aucune arme ne protège contre la peur permanente. Aucun mercenaire ne protège contre la vérité historique.
Barbatov Faustin Touadéra est-il un visionnaire maudit ou un tyran mégalomane ? L’Histoire tranchera. Mais une leçon demeure, universelle et implacable : Pouvoir absolu = corruption absolue.
Ferdinand MBOKOTO MADJI
Fondateur et Président National du CNCA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)