le médecin-chef de l’hôpital de Bouar, docteur Napoléon Nomlo limogé pour détournement aggravé

Publié le 7 mars 2022 , 7:09
Mis à jour le: 7 mars 2022 4:40

 

Bangui, 8 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cité  dans de nombreux cas du détournement des matériels, des médicaments et des consommables offerts par des partenaires nationaux et internationaux, docteur Napoléon Nomlo vient d’être demi de ses fonction à l’hôpital district de Bouar, capital de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Docteur Napoléon Nomlo
Docteur Napoléon Nomlo, médecin chef de l’hôppital district de Bouar

 

Les premiers éléments de l’enquête menée,  estiment les dommages causés à plus de 65 millions de francs CFA car les motocyclettes, les groupes électrogènes et même les médicaments offerts à l’hôpital sont systématiquement détournés à des fins personnelles.

Selon les enquêteurs, Docteur Napoléon Nomlo, médecin chef de l’hôpital district de Bouar, aurait mis en place un système parallèle de vente illégale des médicaments offerts gracieusement par les organisations humanitaires, y compris celles des nations-unies à l’hôpital de Bouar. Ces médicaments, offerts gratuitement pour la prise en charge des femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, ont été automatiquement détournés et revendus en gros par docteur Napoléon Nomlo aux commerçants. De fausses factures ont également été retrouvées par les enquêteurs.

Interrogé, l’homme n’a pas voulu s’expliquer, et le ministre de la Santé avait décidé de prendre sa responsabilité. C’est ainsi qu’il avait été limogé la semaine dernière et ramené à Bangui. Mais à Bouar, l’enquête suit son cours.

Il y’a lieu de rappeler que la République centrafricaine est en proie à des cycles de conflit politico-militaires depuis plusieurs années qui ont enfoncé progressivement la population dans la pauvreté. Ces crises chroniques ne permettent pas à l’État d’assurer ses fonctions régaliennes et de répondre aux besoins de la population centrafricaine, notamment en matière d’accès à des soins de qualité. Mais le peu que l’État dispose, ajouter à celui fourni par les organisations internationales partenaires pour aider la population, sont systématiquement détournés à des fins personnelles. Mais depuis 2016, cette pratique mafieuse est érigée en règle de gouvernance, et aucun suspect dans ces affaires n’a été poursuivi en justice.

Cette situation  est toujours préoccupante et non maîtrisée. Elle  n’incite pas de nouveaux partenaires à s’installer dans le pays. Le pays étant reconnu comme l’un des plus corrompus au monde.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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