Le marabout de Carnot mis au tapis : Comment Sarandji et Moloua ont douché les ambitions d’Évariste Ngamana
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
En reconduisant Moloua, Touadéra valide la stratégie d’asphyxie menée par Sarandji. Pour le « marabout de Carnot », la chute libre hors des cercles du pouvoir est consommée.
Le naufrage définitif du « marabout de Carnot »
La messe est dite pour Évariste Ngamana. Après s’être fait éjecter sans ménagement du bureau de l’Assemblée nationale par un Simplice Mathieu Sarandji magistral d’autorité, l’ancien premier vice-président voit s’effondrer son ultime bouée de sauvetage. Les prédictions flatteuses d’Africa Intelligence, qui l’imaginaient déjà s’installer à la Primature, s’avèrent n’être qu’un mirage de papier.
Sarandji, surnommé le « Vieux Crocodile », a méthodiquement verrouillé l’appareil législatif. Le président réélu a publiquement réglé ses comptes, évoquant des rituels nocturnes, du fétichisme et des tentatives d’elimination physique de la part de son ex-adjoint. En restant simple député, Ngamana entame une descente aux enfers qui rappelle point par point le destin de l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada : une perte totale d’influence après avoir tenté de défier les dinosaures du régime. Même l’accès à la vice-présidence de la République s’annonce désormais hypothétique pour celui que Sarandji qualifie ironiquement de « marabout de Carnot ».
Des centaines de millions investis pour rien
La reconduction de Félix Moloua à son poste du premier ministre ne fait pas qu’achever Ngamana ; elle douche glaciale toute la cour des prétendants qui s’agitaient dans l’ombre. La sentence du conseiller russe Alexandre Ivanov — dont les déclarations préconisaient de « ne pas changer une équipe qui gagne » — est devenue réalité. Le pacte initial entre Touadéra, Sarandji et Moloua reste indéboulonnable.
Derrière les sourires de façade, la soupe est amère pour les prétendants
Sani Yalo : L’ambitieux homme d’affaires, qui aurait misé plus de 200 millions de francs CFA pour forcer le destin et s’installer au gouvernement, se retrouve Gros-Jean comme devant.
Arnaud Djoubaye Abazène : Le ministre de la Justice, qui n’aurait pas hésité à aligner 100 millions pour parier sur un changement d’équipe, voit ses pions balayés.
Obed Namsio : Le puissant directeur de cabinet de la présidence espérait troquer ses fonctions de l’ombre contre la lumière de la Primature. Il devra continuer à gérer les dossiers du palais.
Jean-Jacques Démafouth : Malgré ses services passés, notamment la manipulation des rouages électoraux en 2016 pour le compte de Touadéra, le retour d’ascenseur tant attendu est reporté sine die.
Le régime de Bangui choisit l’immobilité stratégique. Les courtisans ont payé le prix fort pour apprendre qu’on ne bouscule pas l’ordre établi par le triumvirat au pouvoir.
Par Alain Nzilo
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