les mercenaires russes viennent de semer le chaos à Tabane, près de Zemio
Rédigé le 21 juin 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le 21 juin 2026, au lendemain d’une réunion de sensibilisation menée par le comité de paix de Zemio, les mercenaires russes, en colère, sont venus ce dimanche 21 juin pour agresser violemment les habitants du village de Tabane et arrêter deux habitants sans même fournir une raison de leur kidnapping.
En effet, la localité de Tabane, située à 20 kilomètres de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a vécu une matinée de terreur absolue ce dimanche 21 juin 2026. La veille, le samedi 20 juin, le comité de paix local de Zemio avait entrepris une tournée de sensibilisation dans les différents villages de l’axe menant vers Rafaï.
Lors de cette réunion publique avec la population, les membres du comité avaient exhorté la population civile à ne plus fuir dans la brousse quand ils voient les russes arrivent.
Les émissaires de la paix avaient prodigué des conseils d’apaisement, tentant de rassurer les habitants en leur affirmant que ces forces ne venaient pas pour les tuer ni pour les agresser, afin de briser l’habitude bien ancrée des villageois de vider les lieux par peur d’être tués ou jetés en prison sans raison avant d’être transférés pour un jugement à Bangui, une réalité qui consacre la vassalisation du pouvoir et de la justice.
Ayant écouté ces consignes d’apaisement, les habitants de Tabane sont restés dans leur village. Justement, ce dimanche matin, l’arrivée surprise d’un véhicule blindé transportant les mercenaires russes a pris la population de Tabane de court.
Constatant que la population n’avait pas fui, les mercenaires ont rassemblé les habitants qui pensaient de bonne foi assister à une suite des échanges de la veille. C’est à ce moment que la fureur des mercenaires russes a éclaté. Extrêmement en colère, ils se sont saisis de tiges de pilons en bois, l’outil traditionnel utilisé pour écraser les aliments dans les mortiers, pour infliger un châtiment corporel généralisé.
Les mercenaires ont tabassé les villageois un par un, leur reprochant directement d’avoir accepté la tenue de la réunion avec le comité de paix de Zemio et d’avoir participé à ces discussions de dialogue.
Parmi les nombreuses personnes frappées à coups de pilon, six personnes se trouvent actuellement dans un état de santé critique et gravement blessés.
Mais avant de quitter les lieux pour retourner à Zemio, les mercenaires ont jeté six flacons de sérum aux habitants, leur ordonnant de les injecter directement aux victimes qui gisent dans un état critique.
Cet acte provoque une immense incompréhension et une profonde colère au sein du village : les habitants dénoncent une tentative d’homicide déguisée, soulignant que ces mercenaires ignorent tout des antécédents médicaux des blessés, notamment l’existence possible de diabète qui rendrait l’injection de sérum glucosé mortelle.
Et plus grave, ils en profitent d’embarquer deux personnes également pour ramener à Zemio pour les emprisonner. Alors, tout le monde se pose de question pourquoi ce deux personnes ? Ce sont des gens qui n’ont rien fait, et qui ne sont même pas dans le comité de paix ou de la rebellion. Quel motif ils vont mettre sur ces pauvres personnes pour les incarcérer pour rien ?
Cette expédition punitive applique sur le terrain confirme exactement les récentes déclarations de Dimitri Sytyi sur la radio de propagande, où le chef de file du groupe russe a ouvertement proclamé qu’il n’y avait plus aucun dialogue possible et qu’aucune discussion ne devait avoir lieu dans le Haut-Mbomou.
Par Éric Nzapa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org





![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)