Fête de la musique 2026 : le rap à l’honneur en Centrafrique
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
L’Union de la musique centrafricaine lance pour cette fête de la musique 2026 un concours de rap ce 21 juin afin de redonner ses lettres de noblesse éducatives à un genre musical en perte de repères.
Dans le cadre des célébrations de la Fête de la musique, les projecteurs se tournent aujourd’hui dimanche 21 juin 2026 vers la scène hip-hop nationale. Cette initiative, portée par les responsables de l’Union de la musique des 100 Afrique, vise à redynamiser un secteur en pleine mutation au moment même où les épreuves et les sélections se déroulent à travers la ville.
Interrogé sur le sens profond de cette démarche, le président de l’organisation, monsieur Armand Touaboy, a tenu à clarifier la position et la vision de son bureau, en livrant une déclaration claire sur l’état actuel de ce genre musical :
« Alors je vous appelle aujourd’hui par rapport au fait de la musique qui va avoir lieu le 21 juin. Et cette année, l’Union de musique de son trafic avec tout le membre du bureau, on a décidé d’honorer le rappeur. Donc on a mis un concours de rap, le premier gagnant va avoir comme cadeau moto, et le deuxième, il y a le troisième, il y a le quatrième, il y a le cinquième, qui aura des lots de cadeaux donnés par nos partenaires orange et d’autres partenaires. Pour cette année, on a mi cette option dessus parce qu’on avait constaté que le jour d’aujourd’hui, rap n’est plus comme avant. C’est des jeunes qui font qu’insulter, clasher, mais pas de la bonne musique. Il n’y a pas d’éducation dedans. Donc on voulait faire ça pour les pousser, maintenant de revenir comme avant. Dans notre jeunesse, on avait dansé ça, mais ce n’est plus comme avant. »
Sur le terrain, l’effervescence est palpable et la compétition est en cours en ce moment même. Les premières sélections ont débuté ce matin dès 10 heures sur deux sites distincts, à savoir le terrain de l’école de Bimbo et l’espace situé à proximité de la gendarmerie de Landia. Les candidats s’affrontent musicalement pour décrocher leur ticket pour l’étape suivante, sous le regard attentif des jurés et des mélomanes venus en nombre.
La suite des événements promet de rassembler une foule immense dans le centre-ville. La grande finale est programmée pour se tenir au PK0 à partir de 15 heures, où les meilleurs talents issus des présélections du matin donneront le meilleur d’eux-mêmes pour tenter de décrocher la moto promise au vainqueur ainsi que les différents lots offerts par les partenaires.
Cette manifestation, menée en partenariat avec les autorités ministérielles de l’Agriculture, s’inscrit dans un agenda plus large. Le gouvernement a en effet exprimé le souhait de rassembler la grande famille artistique, en incluant notamment les membres de la FECAM. Selon les directives officielles, les festivités étatiques se feront de manière différée, l’Union ouvrant la marche avant les grands rassemblements collectifs prévus par les institutions.
Par Brahim Sallé
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)