FAKE NEWS Côte d’Ivoire : Non, il n’y a pas de “mercenaires centrafricains” prêts à atterrir à Abidjan ! Arrêtez de salir l’image de la RCA !

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis quelques jours, une rumeur aussi absurde qu’insultante circule massivement sur les réseaux sociaux ivoiriens, notamment sur Facebook : 150 mercenaires centrafricains seraient prêts à atterrir en Côte d’Ivoire sous les ordres du président Dramane (comprendre Alassane Ouattara, souvent surnommé “ADO” ou “Dramane” par ses détracteurs).
Cette information, relayée par plusieurs pages s’accompagne généralement d’images de soldats montant dans des avions militaires, créant ainsi un effet dramatique destiné à semer la panique et la confusion.
Corbeau News Centrafrique tient à dénoncer fermement cette fake news qui, une fois de plus, utilise le nom de la République Centrafricaine pour alimenter des polémiques dans lesquelles notre pays n’a strictement aucun rôle.
Il est temps de rétablir la vérité et de dire stop à cette instrumentalisation permanente du nom centrafricain dans tous les mauvais coups qui se trament sur le continent africain.
STOP À LA DÉSINFORMATION : LES CENTRAFRICAINS NE SONT PAS DES MERCENAIRES !
Commençons par rappeler une évidence que semblent ignorer les propagateurs de ces rumeurs : l’armée centrafricaine, les Forces Armées Centrafricaines (FACA), ne sont pas une force mercenaire exportable à la demande des présidents étrangers.
Les FACA sont pour l’armée nationale de la République Centrafricaine. Leur mission constitutionnelle est de défendre l’intégrité territoriale du pays et d’assurer la sécurité des citoyens centrafricains sur le sol national. Point final.
La réalité de l’armée centrafricaine est d’ailleurs bien plus prosaïque que ne le suggèrent ces fantasmes de “mercenaires terribles et redoutables” prêts à intervenir partout en Afrique.
Les FACA, malgré les faux efforts de restructuration entrepris depuis plusieurs années, restent une force militaire en reconstruction qui fait face à d’énormes défis sur son propre territoire national :
Les limites opérationnelles : Les FACA manquent cruellement de moyens logistiques, d’équipements modernes, et d’effectifs suffisants pour couvrir l’ensemble du territoire national qui s’étend sur 623 000 km².
La dépendance aux forces étrangères : L’armée centrafricaine dépend largement du soutien de forces étrangères, qu’il s’agisse de la Minusca (Mission de l’ONU), des instructeurs militaires de divers pays, et malheureusement aussi des mercenaires russes du groupe Wagner qui ont été imposés par le régime actuel.
Alors, posons-nous la question logique : Comment une armée qui peine à sécuriser son propre territoire pourrait-elle envoyer 150 mercenaires en Côte d’Ivoire ? C’est tout simplement absurde et déconnecté de toute réalité.
Venons-en maintenant au cœur du problème : cette manie qu’ont certains de coller systématiquement l’étiquette “mercenaires centrafricains” dès qu’il y a une rumeur d’intervention mercenaire quelque part en Afrique.
Il faut le dire clairement et sans ambiguïté : Le groupe Wagner, cette société militaire privée russe qui opère en République Centrafricaine depuis 2018, N’EST PAS une force centrafricaine. Ce sont des mercenaires RUSSES, envoyés par Moscou dans le cadre d’accords passés avec le président Faustin-Archange Touadéra.
Ces mercenaires russes :
– Ne parlent pas le sango ni le français couramment
– Répondent à des commandements russes
– Sont payés par la Russie et par Touadera
– Opèrent dans l’intérêt de la Russie et de ses alliés
– N’ont aucune allégeance envers la République Centrafricaine en tant que nation
Si donc des mercenaires du groupe Wagner devaient intervenir en Côte d’Ivoire ou ailleurs en Afrique (ce qui reste à prouver), il faudrait les appeler par leur VRAI nom : des mercenaires RUSSES du groupe Wagner, et non des “mercenaires centrafricains”.
Cette affaire des prétendus “mercenaires centrafricains” en Côte d’Ivoire n’est malheureusement pas un cas rare. Elle s’inscrit dans une longue série d’instrumentalisations du nom centrafricain pour expliquer ou justifier des situations de crise ailleurs en Afrique.
Rappelons-nous l’affaire qui a défrayé la chronique il y a quelques années : des dizaines de présumés mercenaires, dont certains Centrafricains, arrêtés à la frontière entre le Cameroun et la Guinée Équatoriale, accusés de préparer un coup d’État.
Cette affaire, largement médiatisée, a contribué à ancrer dans l’imaginaire collectif l’idée que la Centrafrique serait un vivier de mercenaires prêts à intervenir partout où on les appelle.
La réalité était bien plus complexe, impliquant des réseaux internationaux, des commanditaires extérieurs, et des individus de diverses nationalités. Mais c’est le label “mercenaires centrafricains” qui est resté dans les mémoires.
Plus récemment, lors des troubles politiques au Burkina Faso, des rumeurs ont également circulé sur la présence de “mercenaires centrafricains” venus soutenir tel ou tel camp.
Encore une fois, aucune preuve solide n’a jamais été apportée, mais le mal était fait : le nom centrafricain était à nouveau associé à une crise, à une intervention mercenaire, à une déstabilisation.
Il faut bien comprendre que cette réputation négative de la Centrafrique trouve en partie ses racines dans la terrible crise de 2013-2016 qui a ravagé le pays.
Durant cette période sombre de notre histoire nationale, la guerre civile entre les coalitions rebelles de la Séléka (majoritairement musulmanes) et les milices Anti-Balaka (majoritairement chrétiennes) a fait des milliers de morts et a créé un chaos indescriptible.
Les noms “Séléka” et “Anti-Balaka” sont devenus des symboles de violence, de barbarie, d’atrocités. Ils ont été médiatisés dans le monde entier, associant durablement la République Centrafricaine à l’image d’un pays de violence incontrôlée.
Cette crise inter-religieuse, fruit de manipulations politiques et de tensions ethniques instrumentalisées, a déshonoré notre pays aux yeux du monde.
Des années après la fin de cette guerre civile, la Centrafrique peine encore à se débarrasser de cette image. Et malheureusement, certains continuent d’exploiter cette réputation pour nous attribuer tous les maux du continent.
Alors que le pays tentait péniblement de se reconstruire après la tragédie de 2013-2016, l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2016, puis sa réélection controversée en 2020, ont ouvert un nouveau chapitre troublant de l’histoire centrafricaine.
Face à la menace des groupes armés qui contestaient sa réélection fin 2020, le président Touadéra a fait un choix qui continue de diviser les Centrafricains et d’inquiéter la communauté internationale : il a fait appel aux services des mercenaires russes du groupe Wagner.
Ces forces, officiellement présentées comme des “instructeurs militaires russes”, opèrent en réalité comme une véritable armée parallèle sur le sol centrafricain, avec des prérogatives qui dépassent largement le simple cadre de la formation.
La présence de ces mercenaires russes en Centrafrique n’a pas été sans conséquences graves :
Les violations des droits humains : De nombreux rapports d’organisations internationales, dont l’ONU, ont documenté des violations graves des droits humains commises par les forces Wagner, incluant des exécutions sommaires, des pillages, et des exactions contre les populations civiles.
L’exploitation des ressources naturelles : En échange de leurs services, les mercenaires russes et leurs commanditaires se sont vu accorder des concessions minières et forestières, pillant littéralement les ressources du pays.
La modification de la Constitution : Le régime Touadéra, soutenu par la présence militaire russe, a procédé à une modification constitutionnelle controversée en 2023, supprimant notamment la limite du nombre de mandats présidentiels, ouvrant ainsi la voie à une présidence à vie.
La restriction des libertés : La présence Wagner s’accompagne d’une atmosphère de plus en plus autoritaire, avec des restrictions croissantes de la liberté d’expression, de la liberté de la presse, et des droits d’opposition politique.
L’isolement international progressif : Cette alliance avec la Russie et ses mercenaires a progressivement isolé la Centrafrique de ses partenaires occidentaux traditionnels, notamment la France et les États-Unis.
Paradoxalement, alors que les mercenaires russes de Wagner opèrent en Centrafrique et commettent des exactions au nom de la “sécurisation” du pays, c’est toujours le nom “centrafricain” qui est sali dans l’opinion internationale.
Quand Wagner intervient ou est soupçonné d’intervenir ailleurs en Afrique (Mali, Burkina Faso, potentiellement Côte d’Ivoire selon certaines rumeurs), on parle rapidement de “mercenaires centrafricains” parce qu’ils opèrent depuis la base centrafricaine, alors que leur identité, leur commandement, et leurs financeurs sont purement russes.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)