Décryptage du propos du directeur de cabinet : comment le ministère du Travail organisent consciemment le naufrage financier de l’ACFPE
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le niveau de dérive de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi franchit un nouveau cap dans l’indécence. Les langues se délient en interne , brisent l’omerta et montre comment la direction intérimaire et le ministère du Travail organisent consciemment le naufrage financier de l’agence, quitte à priver les employés de leurs propres salaires.
La folie des grandeurs : La facture réelle grimpe à 84 millions de francs CFA
Les premières estimations étaient déjà alarmantes, mais la réalité des chiffres s’avère bien pire. Ce ne sont pas 52 millions, mais la somme vertigineuse de 84 millions de francs CFA qui a été injectée dans l’organisation de ce « Mois du travail ».
Pour atteindre un tel sommet de dépenses au moment où l’agence se dit en faillite, la direction a instrumenté une manipulation budgétaire grossière : elle a tout simplement annulé et repoussé le lancement d’un projet technique et vital nommé « I-COMPETE », dont le budget s’élevait à 25 millions de francs CFA, pour injecter ces fonds directement dans le folklore du défilé présidentiel du 10 mai.
Le résultat sur le terrain est une insulte à l’argent public : l’événement est un désert humain. Les stands sont vides, le public est absent, donnant l’impression qu’il n’y a absolument aucune activité sur place. Pourtant, dès le lendemain matin de ce lancement raté, toute l’équipe dirigeante s’est empressée de vider les bureaux pour s’offrir une virée de cinq jours à Mbaiki, avec une suite de déplacements déjà programmée vers Geneviève, multipliant les indemnités et les frais de mission fictifs.
L’ACFPE n’est pas la première agence à avoir des arriérés de salaires » : la réponse pathétique et criminelle du ministère du travail
Le moment le plus effrayant de ces révélations réside dans la confrontation interne entre les techniciens des finances et les décideurs politiques. Conscient du gouffre financier créé par ces festivités, le Directeur des Comptabilités et des Finances (DCF) est monté au créneau. Il a officiellement averti la direction que l’argent dépensé pour ce seul « Mois du travail » allait épuiser les dernières réserves de l’agence, plongeant inévitablement le personnel dans une crise d’arriérés de salaires.
La réponse du ministère de tutelle est d’une violence institutionnelle rare. Interpellé sur ce risque majeur de laisser des pères et des mères de famille sans rémunération, le Directeur de Cabinet (DIRCAB) du ministre du Travail a balayé l’alerte d’une phrase méprisante :
« L’ACFPE n’est pas la première agence à avoir des arriérés de salaire. » Cette déclaration « bidon » et irresponsable prouve que la détresse des agents est planifiée. Le ministère du Travail sait parfaitement que l’agence va cesser de payer ses employés, mais il préfère sacrifier les salaires des travailleurs pour financer des opérations de prestige et des voyages familiaux.
Un chaos généralisé et intentionnel
Ce décryptage met à nu un système où les alertes financières des comptables sont étouffées par le pouvoir politique. L’ACFPE est plongée dans un chaos total où l’administration s’effondre sous le poids de la corruption et du népotisme. L’argent destiné aux projets d’insertion (comme I-COMPETE) et aux rémunérations des agents est capté par le clan de la directrice générale intérimaire et couvert par le Directeur de cabinet de la ministre.
Face à ce désordre financier caractérisé, la question n’est plus de savoir si l’ACFPE est en crise, mais plutôt de savoir combien de temps ce pillage impuni va continuer à sacrifier l’avenir de l’emploi en République Centrafricaine.
Par Alain Nzilo
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