Création d’une nouvelle base arrière des rebelles soudanais du FSR au nord de la Centrafrique

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Création d’une nouvelle base arrière des rebelles soudanais du FSR au nord de la Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-officiers-rebelles-du-FSR-soudanais-en-conclave-dans-la-ville-soudanaise-dAmdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Création d’une nouvelle base arrière des rebelles soudanais du FSR au nord de la Centrafrique
Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

De la ville D’Amdafock à Saraïbo, le territoire centrafricain accueille une nouvelle base des rebelles du FSR soudanais. Cette implantation se réalise grâce aux Mercenaires russes et à un réseau de complicités soigneusement tissé.

 

Les Forces de soutien rapide soudanaises utilisent désormais cette zone frontalière centrafricaine comme sanctuaire opérationnel. Depuis cette base arrière, les combattants se replient du Soudan, reçoivent armement et entraînement, puis retournent au front au gré des affrontements. Ce va-et-vient s’effectue sans aucune autorisation des autorités municipales de la Vakaga.

 

La milice Wagner joue un rôle déterminant dans ce dispositif. Les mercenaires russes assurent la formation militaire, fournissent les équipements et supervisent l’organisation logistique de cette base clandestine. Leur présence permet aux rebelles soudanais d’opérer en toute tranquillité sur le sol centrafricain.

 

Cette installation couvre un vaste espace qui s’étend d’Amdafock jusqu’à Sarayebo, puis de Saraïbo vers Birao, et de Boromata à Saraïbo. Le tout, sans accord du sultan-maire de Birao, autorité locale pourtant légitime. Face à la puissance de Wagner, les autorités centrafricaines demeurent impuissants et ne peuvent intervenir.

 

Les Arabes soudanais et tchadiens impliqués dans cette opération ont désigné leurs propres chefs de village et de quartier. Ces nominations se font sans validation officielle des autorités centrafricaines. Ils s’imposent ainsi sur le territoire en créant une administration parallèle.

 

La liste des responsables désignés par ce réseau comprend plusieurs noms. Abdoulaye Ouassaloum dirige le village d’Amgalo, Abdoulaye Mamidoulet contrôle Cercollo Rascecuo, tandis qu’Issa Krittah et Abdoulaye Akiloer supervisent Katali Atim. S’ajoutent Assir Rissen, Hamat Wadi, Adam Tamal et Ramdane Temeye.

 

D’autres figures complètent cette structure de commandement. Issa Kreen, Hamide Assen, Lias Carf Mahamat Rabaarite, Achauatt Chailout Nauretine, Rissu Tatani et Treef Naim occupent des positions stratégiques. Alkhale Bagata, Oumar Ideben, Malidsa Hamidi Bleieu et Atata Gatosksi renforcent ce maillage territorial.

 

La liste se prolonge avec Kalifa Idriss Salet, Yatoni Tamo, Farya Mahana (ou Karane), Ale Dago, Ali Ahamat et Carato. Tous ces individus ont été choisis et positionnés par le réseau pour exercer une autorité de facto sur les villages et quartiers de cette zone septentrionale.

 

Mahamat Al-Khatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, facilite cette entreprise. Ce Tchadien d’origine arabe salamata maintient des liens étroits avec les rebelles soudanais du FSR par le biais d’affinités ethniques. Son représentant militaire Garwa et son représentant civil Abdallah Garambota coordonnent les activités depuis 2013.

 

Abdallah Garambota se présente comme maire de cette zone avec Adam Tambale comme adjoint. Tous deux entretiennent des contacts réguliers avec Amdockoune et Amdiradile au Soudan. Leur projet dépasse le cadre militaire et vise l’exploitation commerciale et agricole des terres occupées.

 

Les récoltes issues de ces territoires seraient acheminées vers le Soudan et le Tchad. Aucun droit foncier n’est reconnu par le sultanat local ni par l’administration centrafricaine. Cette appropriation territoriale s’opère au mépris total de la souveraineté nationale.

 

Abdallah Garambota entretient des liens de parenté avec Mahamat Al-Khatim. Ensemble, ils tentent d’imposer une nationalité étrangère sur des portions du territoire centrafricain. Le général Andadaglo, qui dirige les opérations du FSR soudanais, bénéficie ainsi d’un refuge sécurisé.

 

L’accord signé entre Al-Khatim et le gouvernement centrafricain n’a produit aucun résultat tangible. La collaboration maintenue avec Wagner permet au contraire de perpétuer l’instabilité. Les Soudanais et Tchadiens impliqués agissent librement dans une zone où l’État centrafricain semble absent.

 

Cette enclave échappe désormais à tout contrôle national. Elle fonctionne simultanément comme base militaire pour les rebelles du FSR et comme zone d’exploitation économique. Les intérêts étrangers s’y déploient sans entrave pendant que les autorités locales, paralysées par la présence de Wagner, assistent impuissantes à cette partition rampante du territoire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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