Our monsieur David Gbeti, Emile Gros-Rémond Nacombo a transformé Bangui à une poubelle géante
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le secrétaire général de la mairie de Bangui, monsieur David Gbeti, dans une interview accordée à la radio Ndèkè-Luka, a dénoncé d’une manière directe neuf années de négligence ayant plongé la capitale centrafricaine dans l’insalubrité.
David Gbeti ne reconnaît plus la ville qu’il administre. Bangui, autrefois surnommée la coquette ville de Paris, s’est métamorphosée en un immense tas d’ordures. Le secrétaire général impute cette déchéance à Emile Gros-Rémond Nacombo, président de la délégation spéciale depuis neuf ans. Les détritus s’accumulent dans chaque quartier sans que personne n’intervienne.
Les moustiques pullulent désormais dans toutes les zones urbaines. Cette prolifération découle directement de l’eau stagnante qui croupit entre les monticules de déchets. Les habitants respirent quotidiennement des odeurs pestilentielles qui émanent des caniveaux bouchés. L’air de la capitale charrie des relents insupportables du matin au soir.
Le bruit envahit également l’espace public de manière chaotique. Les nuisances sonores s’ajoutent à la pollution olfactive pour rendre la vie quotidienne pénible. Gbeti énumère ces fléaux comme autant de symptômes d’une administration défaillante. Chaque problème trouve sa source dans l’absence totale d’entretien urbain.
Les inondations frappent régulièrement la ville lors des pluies. Les canaux d’évacuation, jamais curés, débordent et transforment les rues en rivières boueuses. L’eau charrie les immondices jusque dans les habitations. Les quartiers les plus pauvres subissent des déluges à répétition sans aucun secours municipal.
Pourtant, l’argent destiné au nettoyage arrive bel et bien dans les caisses. Le secrétaire général rappelle que les lignes budgétaires prévues pour l’assainissement existent. Mais Nacombo suspend ces dépenses considérées comme prioritaires. Les fonds s’évaporent vers d’autres destinations que personne ne peut identifier clairement.
Les services municipaux chargés du ramassage des ordures manquent de tout. La Direction des grands travaux ne dispose même pas du carburant nécessaire pour faire rouler ses camions. Les agents municipaux restent paralysés pendant que les monticules de déchets grandissent. Cette situation perdure depuis des années sans amélioration visible.
Gbeti explique que les dépenses prioritaires sont détournées de leur objectif initial. L’argent qui devrait alimenter les opérations de nettoyage sert à financer les voyages de Nacombo à l’étranger. Le président de la délégation part régulièrement sans rendre compte de ses déplacements. Aucun résultat concret ne découle de ces missions dispendieuses.
Le conseil municipal ne se réunit plus depuis plus de trois ans. Cette paralysie démocratique empêche tout débat sur les priorités de la commune. Sans budget voté, sans délibération collective, la mairie navigue à vue. Nacombo prend toutes les décisions dans son cabinet sans consulter les instances prévues par la loi.
Les institutions de contrôle ont toutes dénoncé cette dérive. Les inspecteurs centraux ont produit des rapports cinglants sur la gestion municipale. L’Assemblée nationale a critiqué ouvertement l’état de gouvernance à la mairie. Tous ces organes pointent la responsabilité personnelle du premier citoyen dans cette catastrophe.
Gbeti assume sa part de vigilance dans ce naufrage. Il reconnaît que se taire davantage ferait de lui un complice de cette mauvaise administration. Depuis trois ans et demi qu’il occupe son poste, il observe la situation se dégrader. Son premier rapport adressé au ministère de l’Administration du territoire date de son arrivée.
La population réclame le départ de Nacombo. Le ministre conseiller spécial du chef de l’État a même joint sa voix à cette demande. Mais le président de la délégation reste en place et poursuit sa gestion opaque. Les Banguissois continuent de patauger dans les ordures pendant que leur premier responsable voyage.
Les conséquences de neuf années d’incurie deviennent irréparables. Les infrastructures d’assainissement ont cessé de fonctionner faute d’entretien. Les canalisations anciennes se sont effondrées sans être remplacées. Reconstruire tout ce qui a été détruit par la négligence demandera des décennies et des sommes colossales.
Gbeti insiste sur un point crucial : le président de la République ne gère pas la commune. Cette responsabilité incombe entièrement à celui qui a été désigné pour diriger Bangui. Nacombo bénéficie d’une confiance qui lui confère des pouvoirs étendus. Mais avec ces pouvoirs vient l’obligation de rendre des comptes
Par Anselme Mbata
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)