(Corbeau News Centrafrique)
Centrafrique: près de 40% des députés de la nouvelle Assemblée Nationale sont
analphabètes, incroyable!
Bangui, (C.N.C), 30-05-2016
Dans une enquête menée par CNC auprès des députés de la République nouvellement élus sur un autre sujet, la surprise est de constater qu’au moins 39 de ces élus ne savent pas écrire leurs noms convenablement et aucun d’eux n’a dépassé les classes de primaire. Alors peut-on dire qu’ils seront considérés comme des spectateurs lors des débats dans l’hémicycle?
Incroyable mais vrai! Ce que les centrafricains redoutaient depuis longtemps est arrivé. Certains Honorables de la République, pourtant élus régulièrement dans leurs circonscriptions comme Députés, ne savent ni lire, ni écrire. Comment peut-on arriver jusqu’à ce point?
Selon un spécialiste politique centrafricain, souvent dans les circonscriptions provinciales, les candidats aux législatives les plus populaires sont des gens d’origine locale parfois nés et grandissent dans leurs circonscriptions. Généralement par manque des moyens, ils abandonnent très tôt les études pour se consacrer à des activités commerciales. Avant de postuler pour les législatives, ils sont déjà populaires à travers leurs investissements locaux dans différents domaines notamment socio-économiques, sportifs et autres. Pour la population locale, seuls les candidats de cette figure peuvent être leurs représentants à l’Assemblee Nationale d’autant plus que les soi-disant intellectuels venus de la capitale Bangui pour se présenter aux législatives Grâces aux liens familiaux établis localement en amont, les trompent régulièrement. Intellectuel ou pas, notre Député doit être quelqu’un aimable et proche de sa population, a expliqué un jeune de Mobaye contacté par CNC. Pour les Étudiants de l’Universite de Bangui que nous avions contactés, la faute revient au gouvernement qui doit exiger un minimum de diplôme pour tous les candidats à la législative ou présidentielle afin d’éviter que nos élus ne soient des marionnettes a la solde de d’un intérêt étranger. Du côté de la Présidence de l’Assemblee Nationale, un proche du Président Karim MECKASSOUA nous explique qu’un budget de formation est déjà prévu en ce sens.
Pour rappel, seulement 128 sur 140 députés ont été convoqués le 3 mai dernier pour leur première session extra-ordinaire à Bangui. Les 12 autres , recalés par la Cour Constitutionnelle de la Transition pour fraude, rejoindront leurs collègues plu tard après une nouvelle élection législative validée.
Bangui, Gisèle MOLOMA Pour CNC




![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
