Regardez ce délire : Bangui ose célébrer la lutte contre la corruption! IncroyableLe premier ministre Félix MolouaRédigé le [date_cnc] .Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNCLes bras cassés de la septième république ont décider de célébrer la journée africaine de lutte contre la corruption à Bangui, un exercice que plus personne ne croit dans ce pays classé au fond des palmarès du monde. Le pays reste au fond des classements mondiaux de bonne gouvernance. Les discours de ces voleurs , eux, continuent de vanter leur intégrité sur tous les toits du monde. Cette mise en scène spectaculaire vise avant tout les bailleurs de fonds occidentaux. Il faut prononcer les mots que la communauté internationale attend pour obtenir les chèques. D’ailleurs, l’influence des conseillers russes et des hommes de Wagner se fait sentir jusque dans cette communication. Le fond ne change pas, seul l’emballage s’adapte aux visiteurs du moment. Pendant ce temps, le quotidien de la population reste identique. L’État fonctionne comme une équipe de football dont le seul objectif est de vider les caisses publiques. Faustin Archange Touadéra en capitaine, le premier ministre en gardien complice, les ministres en attaquants prêts à saisir la moindre balle perdue pour la détourner. L’image amuserait si elle n’était pas si juste. Les institutions de contrôle n’ont aucun pouvoir réel. Elles servent à valider des rapports qui n’ont jamais existé. L’argent public disparaît dans des circuits opaques avant d’atteindre la santé ou l’éducation. Les investisseurs sérieux, eux, prennent la fuite devant cette insécurité juridique organisée. Un simple document administratif se négocie désormais contre un pot de vin. L’économie nationale en paie le prix pendant qu’une minorité proche du pouvoir s’enrichit sans limite. Les discours de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance ne trompent plus personne à Bangui. Chacun observe, chaque jour, l’impunité dont jouissent les proches du régime. Les détournements de fonds publics ne sont jamais poursuivis. La justice reste soumise à l’exécutif, incapable ou peu désireuse de s’en prendre à ses protecteurs. L’écart entre les promesses de probité et les actes de banditisme financier fragilise ce qui reste des structures de l’État. La population survit dans la misère pendant que les dignitaires affichent un train de vie insultant. Les caisses de l’État se vident chaque jour un peu plus, au profit de comptes bancaires étrangers bien dissimulés. Les partenaires au développement regardent cette comédie avec une passivité qui finit par poser question. Les promesses de changement s’éteignent dès que les subventions internationales arrivent sur les comptes du Trésor. Les dirigeants veillent seulement à préserver l’illusion d’un État de droit, le temps de garder leurs privilèges et leurs passeports diplomatiques. La richesse nationale s’évapore dans les poches des clans au pouvoir sans que personne ne puisse demander des comptes. Les infrastructures tombent en ruine, les salaires des agents publics accumulent les retards. Les cérémonies se succèdent dans les grands hôtels de la capitale pour signer des accords de façade, sans le moindre lendemain. Les discours moralisateurs des ministres masquent le pillage quotidien des ressources minières. Le cacao, le café et les diamants profitent d’abord aux réseaux installés au sommet de l’administration. Des intermédiaires étrangers facilitent la fuite des capitaux vers des paradis fiscaux bien choisis. Les institutions de contrôle financier publient des communiqués vides, juste de quoi justifier leur propre budget. Les fonctionnaires honnêtes sont écartés ou envoyés dans les régions les plus reculées. Le champ reste ainsi libre pour les prédateurs financiers. Les ministres accumulent les biens immobiliers de luxe à l’étranger, en toute tranquillité. Les enquêtes ouvertes après chaque scandale n’aboutissent jamais devant les tribunaux locaux. Les postes de responsabilité se distribuent selon la loyauté politique et la participation aux réseaux de détournement. Les cadres compétents préfèrent l’exil plutôt que de cautionner ce système. Les marchés publics reviennent, de gré à gré, à des entreprises fictives appartenant à la famille présidentielle. Les contrôleurs internationaux ferment les yeux pour préserver de vagues relations diplomatiques. Les discours se terminent, les invités repartent avec leurs enveloppes, et les ministres retrouvent leurs habitudes de prédateurs sans la moindre inquiétude pour la suite. Intro à 30 mots, paragraphes courts, mot-liste respectée, tirets longs éliminés. Dis-moi si tu veux que je resserre encore certains paragraphes ou que je pousse le ton sur un passage en particulier. Par Alain Nzilo