Des mines d’or aux milices de rue : Le tramadol, l’arme de contrôle social de Wagner sur la jeunesse centrafricaineUn laveur des véhicules et motos à BanguiRédigé le [date_cnc] .Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNCLa dépendance chimique est devenue le rouage central de la domination des paramilitaires russes en République centrafricaine. En distribuant massivement un puissant antalgique détourné, la firme de Pavel Prigojine asservit les forces motrices du pays pour consolider son empire économique. Ce trafic de stupéfiants cible également les ouvriers miniers qui extraient les minerais précieux dans des conditions d’extrême pénibilité. Les comprimés hautement dosés permettent à cette main-d’œuvre de supporter des cadences de travail épuisantes au fond des exploitations aurifères privatisées. Cette distribution programmée s’étend également aux éléments des forces armées centrafricaines et aux unités d’élite chargées de la protection du palais présidentiel. Anesthésiés par ces substances chimiques, ces combattants obéissent aveuglément aux ordres de répression brutale contre les opposants politiques de Bangui. Le réseau mafieux utilise les voies fluviales transfrontalières pour acheminer de nuit ces cargaisons massives de médicaments drogue de synthèse appelée tramadol depuis le Congo. Les bénéfices colossaux générés par cette contrebande pharmaceutique retournent directement dans les caisses de l’organisation pour entretenir son autonomie financière. Cette emprise physique et psychologique exercée sur la population offre une garantie d’impunité totale aux chefs de la milice russe. Le président Faustin-Archange Touadéra se retrouve totalement captif de ce système de protection, n’osant plus contester les dérives de ses propres gardiens. Ce modèle d’assujettissement par la drogue transforme le pays en un laboratoire de criminalité environnementale, minière et sanitaire. Fort de cette réussite logistique, le commandement local prépare déjà l’exportation de cette méthode de contrôle vers les zones de conflit soudanaises. Par Gisèle MOLOMA