Bambouti souffle enfin : Wagner commence à lever son dispositif de guerre mondiale

Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, à la frontière avec le Soudan du Sud, il semblerait que le thermomètre de la tension soit enfin en train de chuter d’un cran. Depuis trois jours, les mercenaires du groupe Wagner ont entrepris de désinstaller le dispositif de sécurité ultra-blindé qu’ils avaient méticuleusement dressé au cœur de la ville.
Une véritable bouffée d’air frais pour une population traumatisée qui voyait, jusqu’à présent, sa ville transformée en un champ de mines à ciel ouvert.
À lire aussi : À Rondji et Gobolo, le commandant Lamtagué organise un vaste système de détournement des fonds sur le dos des exploitants chinois
Un réveillon sous les bombes et la terreur
Pour comprendre le soulagement des habitants, il faut remonter aux fêtes de fin d’année, transformées en véritable cauchemar :
28 décembre : Irruption coup de poing des milices Azandé dans la ville. Prises de court, les Forces armées centrafricaines (FACA) battent en retraite une partie se réfugie au sein de la base de la MINUSCA, tandis que les autres franchissent la frontière vers le Soudan du Sud.
1er janvier : La contre-attaque éclair de Wagner. Arrivés en renfort, les mercenaires engagent un affrontement féroce de 5 heures du matin jusqu’à 18 heures pour déloger les miliciens d’autodéfense Azandé.
La riposte et l’exode : Après avoir repoussé une nouvelle assaut des milices le lendemain, Wagner lance une opération de ratissage musclée. Bilan : la quasi-totalité de la population effrayée fuit en masse vers le Soudan du Sud, laissant Bambouti à l’état de ville fantôme.
Des barrages aux allures de bunker
Une fois maîtres des lieux, les hommes de Wagner n’ont pas fait dans la demi-mesure. Autour de leur base, c’était le grand jeu : des explosifs reliés par câbles prêts à sauter au moindre coup de tirage, des dos-d’âne gargantuesques, et des hérissons d’acier hérissant les voies. Franchir un simple barrage relevait du parcours du combattant et pouvait prendre près de 30 minutes, entre vérifications d’usage et ouvertures successives de barrières.
« On aurait dit qu’ils préparaient la Troisième Guerre mondiale à eux tout seuls », confiait un habitant sous le couvert de l’anonymat.
Vers un retour à la normale ?
Mais voilà que le vent tourne. Depuis 72 heures, les mercenaires démontent méthodiquement leurs installations :
Désamorçage et retrait de l’ensemble des pièges et explosifs placés aux abords des axes.
Démontage des équipements logistiques et de communication, jusqu’à leur propre antenne Wi-Fi.
Le groupe Wagner, en réduisant son dispositif de sécurité à Bambouti, pourrait transformer la situation locale, impactant ainsi les interactions avec les Forces armées centrafricaines (FACA) et la sécurité des habitants.
Allègement des contrôles et des obstacles physiques sur la chaussée.
Préparent-ils un déménagement ou ont-ils simplement estimé que la menace des milices était désormais écartée ? Nul ne le sait avec certitude, car les mercenaires restent pour l’instant positionnés dans la ville.
Quoi qu’il en soit, après les campagnes d’incitation au retour menées par le préfet, le maire et les députés locaux, ce démantèlement tombe à point nommé. Pour les réfugiés qui avaient timidement commencé à repasser la frontière centrafricano-sud-soudanaise, voir ce climat de paranoia sécuritaire s’estomper permet enfin à Bambouti de retrouver un semblant de calme et de sérénité.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




