Centrafrique : le procureur de la République sortant, Benoît Narcisse Foukpio, après avoir arrêté sa femme et son bébé à la gendarmerie, récidive à nouveau et fait enlever Son enfant malade par la police

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Quatre semaines après notre première publication sur son comportement inadmissible, le même magistrat, Benoit Narcisse Foukpio, ancien Procureur de la République, utilise à nouveau les forces de l’ordre dans son conflit familial avec son épouse. Cette fois, son bébé d’un an a été enlevé et emmené par des policiers du commissariat du deuxième arrondissement pour une destination inconnue.
En effet, tout a commencé ce lundi 6 octobre 2024 dans le quartier Lakouanga, non loin du commissariat du deuxième arrondissement de Bangui. Rappelons le, il y’a quatre semaines, nous avons dénoncé le comportement du même magistrat dans notre précédent article. Voilà que l’affaire que nous avons dénoncée connaît un nouveau rebondissement inquiétant. Le magistrat que nous cherchions à identifier formellement il y’a quatre semaines est finalement l’ex-procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio. Il a de nouveau fait intervenir les forces de l’ordre, cette fois dans une situation impliquant toujours et toujours son enfant malade, et âgé de seulement un an.
Selon les informations recueillies par notre équipe présente sur les lieux, l’enfant du magistrat Benoît Narcisse Foukpio souffrait d’une blessure à la jambe nécessitant des soins médicaux, possiblement une radiographie. La mère de l’enfant, résidant dans le 7e arrondissement, a contacté le père, Benoît Narcisse Foukpio, pour qu’il prenne en charge les soins de l’enfant. Mais fait surprenant, Benoît Narcisse Foukpio commence son petit malin. Il joue le jeu comme un petit gamin qui fait la tête et refuse de prendre en charge son propre enfant.
Ainsi, face au refus du magistrat Benoît Narcisse Foukpio de s’occuper de la situation, la mère s’est rendue au domicile du père, situé au quartier Lakouanga , non loin du commissariat du 2e arrondissement. À son arrivée, elle a trouvé un policier devant le portail. Le gardien lui a indiqué que le magistrat était absent. La mère a pris son téléphone et appelle le magistrat. Ils ont parlé longuement.
Après l’échange téléphonique entre la mère et le magistrat, ce dernier, au lieu de venir récupérer son enfant pour le soigner, a fait intervenir les policiers du 2e arrondissement pour arrêter le bébé qui a seulement un an. Ces derniers ont pris l’enfant et l’ont emmené vers une destination inconnue.
Au moment de l’arrivée des policiers, l’une de nos équipes se trouvait justement dans le coin dans le cadre d’une autre enquête. L’équipe s’est rendue rapidement sur le lieu, avec la foule qui observe la scène, commence à documenter l’affaire discrètement. Après le départ des policiers, notre équipe s’est rapprochée de la maman, mais celle-ci se contente de se poser des questions : Où les policiers ont-ils emmené son enfant ? Au commissariat, malgré les moustiques et les conditions inadaptées pour un enfant malade ? Pourquoi le père fait-il systématiquement intervenir les forces de l’ordre (policiers, gendarmes, militaires) au lieu de gérer directement ses responsabilités parentales ?
Notre équipe, présente, a assisté à toute la scène. Nous avons tenté d’interroger la mère sur place, mais elle est restée discrète, évoquant simplement et vaguement “un problème concernant l’enfant”.
C’est d’ailleurs un schéma qui se répète avec le magistrat Benoît Narcisse Foukpio. L’intervention du lundi 6 octobre rappelle celle que nous avons documentée il y a quelques semaines dans le quartier Ngaragba, dans le septième arrondissement, où le même magistrat Benoît Narcisse Foukpio avait fait arrêter la mère et le bébé par des gendarmes, les conduisant à la Section de Recherches et d’Investigation après une dispute liée à l’achat de médicaments pour le bébé.
Un magistrat qui se dit magistrat qui refuse de prendre en charge son enfant malgré avoir donné son nom à l’enfant, une mère seule qui assume les responsabilités, et l’utilisation répétée des forces publiques pour gérer des conflits familiaux, c’est Un comportement indigne de la magistrature.
Comment un magistrat, censé incarner la justice et condamner les comportements répréhensibles, peut-il lui-même agir de cette manière ? L’utilisation des forces de l’ordre comme instrument dans des querelles familiales constitue un détournement de pouvoir et un gaspillage des ressources publiques.
Notre enquête se poursuit dans cette affaire pour établir formellement l’identité de ces policiers qui sont intervenus aux ordre de ce magistrat afin d’arrêter son bébé. Nous allons documenter point par point cette affaire pour en faire un reportage complet dans nos prochain article.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)