le G-16 se dresse contre le troisième mandat de Touadera

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La société civile centrafricaine passe à l’offensive. Face aux ambitions de Touadéra de briguer un troisième mandat pour 2025, le G-16 mobilise les citoyens pour une marche pacifique le 4 avril, bien décidé à sauver la Constitution.
Dès les premières lignes de son communiqué, le G-16 donne le ton. « Depuis le mois de février 2025, nous assistons dans notre pays à une manipulation de masse, orchestrée sous l’impulsion de monsieur Touadéra dont le régime est d’une inqualifiable défaillance », écrit-il. Selon le G-16, le président chercherait à faire croire que les Centrafricains le réclament pour un troisième mandat en 2025. Une idée qu’il a balayé d’un revers de main : « En réalité, l’appel du Peuple à une éventuelle candidature de monsieur Touadéra à l’élection présidentielle de 2025, et dont on veut nous faire croire, est un mensonge et le Peuple Centrafricain ne s’y reconnaît pas ! ».
Le communiqué va plus loin, pointant du doigt des années de dérives. « Depuis le hold-up électoral de 2020 et le coup d’État constitutionnel de 2023, perpétrés par monsieur Touadéra et le conglomérat des incapables qui l’entoure », le pays serait plongé dans une crise profonde. Pour le G-16, ces manœuvres visent un seul but : « justifier sa candidature aux prochaines élections, afin de briguer un 3eme mandat présidentiel ». Une ambition jugée contraire à la Constitution du 30 mars 2016 et à la volonté populaire.
Devant cette situation, le G-16 ne reste pas les bras croisés. Il annonce son adhésion totale à la marche du 4 avril 2025, initiée par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC).
« Le G-16, soucieux de l’avenir démocratique de notre pays et solidaire des actions du BRDC, précisément celles qui visent la défense de la Constitution du 30 mars 2016, adhère pleinement à l’initiative de la marche pacifique et citoyenne du vendredi 04 avril 2025 à Bangui, dès 07heures du matin », précise le communiqué. L’objectif ? Dire « NON au projet anticonstitutionnel et antidémocratique de monsieur Touadéra ».
Le groupe voit dans cette mobilisation une chance de faire entendre la voix des citoyens. « Le G-16 qui sera donc présent à cette grande marche pacifique, appelle les Centrafricains, hommes, femmes, jeunes et enfants, à sortir massivement le jour dit », ajoute le communiqué. Le lieu du rassemblement, encore tenu secret, sera dévoilé prochainement par le BRDC. Cette marche s’annonce comme un test pour la capacité de la société civile à peser face au pouvoir en place.
D’ailleurs, le G-16 s’adresse directement à la population avec un ton rassembleur en commençant par : « Centrafricains, Centrafricaines, Chers compatriotes », avant de dresser un tableau sombre des années sous Touadéra, qu’il rend responsable d’un « supplice indescriptible » pesant sur le pays depuis des années.
En soutenant le BRDC, le groupe veut redonner espoir, car cette alliance entre organisations montre une détermination à ne pas laisser le pouvoir agir sans résistance. Il insiste donc : « Le G-16 appelle les Centrafricains à sortir massivement le jour dit pour un rassemblement au lieu qui sera indiqué très prochainement par le BRDC », une invitation qui pourrait changer la donne dans un pays habitué aux crises.
Enfin, ce communiqué n’est pas qu’une charge contre Touadéra, mais aussi un hommage à ceux qui refusent de baisser la tête, car le G-16 et le BRDC incarnent un espoir des centrafricains qui, malgré la pauvreté absolue, tient bon. « Soucieux de l’avenir démocratique de notre pays », le groupe mise sur la rue pour faire barrage à un troisième mandat, et bien que personne ne puisse prédire l’ampleur de la marche du 4 avril. Une chose est sûre : elle sera un moment clé. En clair, le G-16 ne se contente pas de parler, car avec des mots durs comme « manipulation de masse » ou « hold-up électoral », il dresse un portrait accablant du régime, tout en tendant la main aux Centrafricains pour écrire une autre histoire. Le 4 avril, à 7 heures, Bangui pourrait bien vibrer d’une énergie nouvelle, mais reste à voir si le peuple suivra….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)

