Embuscade de Boromata : quand les mercenaires russes choisissent la fuite et abandonne leurs supplétifs Wagner noirs seuls sur le front

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La semaine dernière, lors de l’embuscade tendue par les éléments rebelles du PRNC à une dizaine de kilomètres de Boromata, les mercenaires russes du groupe Wagner ont décidé d’abandonner leurs propres supplétifs au moment le plus critique de l’affrontement près de Boromata, dans la préfecture de la Vakaga. Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès des Wagner noirs dans cette localité, les Russes ont pris la fuite dès les premières détonations, laissant leurs auxiliaires centrafricains seuls et sans défense face à l’attaque des éléments rebelles du PRNC. 

Embuscade de  Boromata : quand les mercenaires russes choisissent  la fuite et abandonne leurs supplétifs Wagner noirs seuls sur le front
les mercenaires russes et leurs supplétifs russes noirs lors de l’opération dans la Vakaga

 

C’est Une véritable démonstration de lâcheté qui réduit à néant leur arrogance de prétendus professionnels de la guerre.

 

En effet, Les faits remontent à l’embuscade tendue contre un groupe de Wagner à une quinzaine de kilomètres de Boromata, également connu sous le nom de Manou. Comme le CNC l’a précédemment rapporté, l’affrontement a fait plusieurs victimes dans les rangs du groupe, avec des morts et des blessés. Parmi les blessés figurent deux mercenaires russes et deux supplétifs centrafricains, dont leur chef Dogo, grièvement touché à la jambe.

 

Mais au-delà du bilan humain, les témoignages recueillis à Boromata révèlent une profonde colère parmi les Wagner noirs, qui dénoncent le comportement lâche et opportuniste des mercenaires russes pendant cette opération.

 

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Les Russes ont abandonné leurs supplétifs dès les premières détonations Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès de plusieurs Wagner noirs à Boromata, les mercenaires russes se trouvaient bien à l’abri derrière leurs auxiliaires centrafricains au moment de l’opération. Ces derniers affirment qu’ils occupaient les premières positions, tandis que les Russes restaient prudemment en retrait.

 

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Lorsque les premières détonations ont retenti et que l’embuscade a commencé, les mercenaires russes ont immédiatement rebroussé chemin pour regagner Boromata en éclaireurs de la couardise, abandonnant lâchement leurs supplétifs sur le terrain, en pâture aux assaillants.

 

Cette version des faits est particulièrement mal vécue par les Wagner noirs, qui réalisent enfin qu’ils ne sont bons qu’à essuyer les plâtres. Ils estiment avoir été envoyés en première ligne sans moyens suffisants, alors que ceux qui les encadrent disposent de toutes les ressources et des équipements de pointe.

 

Pour ces supplétifs, le problème ne se limite pas à cet affrontement ponctuel. Ils dénoncent une pratique cynique et répétitive : les mercenaires russes les sollicitent régulièrement pour faire le sale boulot lors des opérations militaires, en les plaçant systématiquement devant leurs propres éléments pour épargner leur propre peau.

 

Des supplétifs qui dénoncent leurs conditions d’engagement Les Wagner noirs rappellent qu’ils ne sont même pas des mercenaires rémunérés à leur juste valeur par le groupe russe. Ils se présentent comme des civils centrafricains mobilisés pour appuyer les basses œuvres des Russes, sans disposer des mêmes moyens ni des garanties élémentaires de survie.

 

Ils dénoncent l’absence de rémunération régulière, le manque total de moyens de déplacement et les risques mortels auxquels ils sont exposés sur le terrain. Certains expliquent même devoir emprunter des motos appartenant à des particuliers ou à des conducteurs de taxis-motos pour accompagner les mercenaires russes, une aberration logistique indigne d’une prétendue armée d’élite.

 

Aujourd’hui, après l’embuscade du PRNC près de Boromata, leur colère est à son paroxysme. Ils ne comprennent pas pourquoi les forces armées centrafricaines ne sont pas davantage mobilisées pour ces opérations, au lieu de sacrifier l’habitant et de placer systématiquement des civils supplétifs en chair à canon.

 

À Boromata, les témoignages traduisent un sentiment d’abandon total et une rupture de confiance définitive entre ces auxiliaires centrafricains et les mercenaires russes qu’ils escortent, désormais exposés dans toute leur hypocrisie.

Lors de cette attaque menée par les éléments du PRNC près de Boromata, les mercenaires russes ont immédiatement battu en retraite, laissant les supplétifs centrafricains en première ligne face aux tirs.

 

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